domingo, 15 de noviembre de 2009
LA CIMADE A 70 ANS
Il n’y a pas d’étrangers sur cette terre
L’affiche comportait seulement quelques mots. « En 2009, 30 000 expulsés de France. Derrière les chiffres se brisent des destins ». Cette phrase n’est pas un slogan, c’est un témoignage. Un témoignage venu des centres de rétention où La Cimade rencontre chaque jour des hommes et des femmes. Des hommes et des femmes bien réels, non pas des statistiques. Chaque expulsion est une vie brisée. Chaque expulsion représente l’humiliation d’être rejeté. Et La Cimade choisit la perspective des expulsés, ces personnes indésirables, pour dénoncer la politique du chiffre qui expulse en méprisant les vies humaines, et pour réclamer une autre politique, plus humaine et plus juste.
Cette ligne de conduite n’est pas nouvelle. Depuis 70 ans, elle constitue la ligne de force qui traverse toute l’histoire de La Cimade : se situer aux côtés des exclus, les accompagner dans la conquête et la défense de leurs droits, résister contre les lois injustes, témoigner et interpeller les pouvoirs et les consciences.
C’est en se plaçant aux côtés des étrangers, des exilés, des émigrés, arrivés en France au gré des bouleversements du XXème siècle que les hommes et femmes qui composent La Cimade ont appris à voir et à s’indigner de l’intolérable, des violations des droits de l’Homme. Et à apporter leur contribution originale aux combats pour l’égale dignité des êtres humains.
Comme en écho, revient en mémoire ce qu’écrivait le résistant allemand Dietrich Bonhoeffer depuis sa prison en 1942, théologien dont les réflexions ont nourri l’action des premiers membres de La Cimade : « Cela reste une expérience d’une incomparable valeur, que nous ayons appris à voir les grands évènements de l’histoire du monde à partir d’en bas, de la perspective des exclus, des suspects, des maltraités, des sans pouvoirs, des opprimés et des bafoués ».
Aujourd’hui, plus que jamais, l’actualité de La Cimade aux côté des étrangers est dense, le combat âpre. Alors pourquoi choisir de se pencher sur la mémoire de l’association ? Sans doute parce que cette mémoire nous invite à rester vigilant.
Les engagements de La Cimade suivent l’histoire du siècle. Ses barbaries et ses espoirs. Parfois seule, souvent aux côtés d’autres, La Cimade a pris part aux combats emblématiques pour la défense des droits humains : dans les camps d’internements de la seconde guerre mondiale et dans la résistance, aux côté des Algériens au moment de la guerre d’indépendance, avec les réfugiés contre les dictatures militaires en Amérique Latine et en Afrique et auprès de centaines de milliers d’étrangers en France, pour défendre l’égalité des droits. Elle a aussi pratiqué avec persévérance l’accueil de l’étranger au quotidien dans de nombreuses villes de France. Apprendre de l’histoire, c’est aussi en considérer les aveuglements. Ainsi, paralysée comme beaucoup d’autres par la guerre froide, La Cimade, si elle a accueilli des réfugiés de l’Est, ne s’est pas exprimée sur les violations des droits de l’Homme dans le camp dit socialiste.
La richesse de l’histoire de La Cimade se transcrit aujourd’hui dans la diversité de ses formes d’action et de ses membres. Elle est à la fois un mouvement de militants en marche, attentifs aux signes des temps, désireux de défricher des chemins nouveaux de solidarité ici et là bas. Une association de la société civile convaincue qu’en luttant pour le respect des plus vulnérables on renforce les valeurs fondatrices de notre démocratie. Une voix exigeante qui cherche un langage du sens pour dénoncer les politiques et les pratiques basées sur la peur et le rejet de l’autre. Une organisation œcuménique qui garde vivante, dans la diversité des convictions de chacun de ses membres, la référence qui a contribué à la mettre debout, cet esprit de résistance et de solidarité : celle qui prend sa source dans le message de l’évangile porteur d’une dynamique de libération pour tous les êtres humains.
Raconter l’histoire de La Cimade c’est parler au présent. En tentant de donner corps à cette mémoire collective, nous cherchons à penser ensemble, aujourd’hui, une éthique de la responsabilité.
La conviction est la réplique à la crise : « […] l’intolérable me transforme, de fuyard ou de spectateur désintéressé, en homme de conviction qui découvre en créant et crée en découvrant », disait Paul Ricoeur. Alors que nous vivons cette Europe qui se barricade, stigmatise et expulse, cette histoire nous invite à mieux questionner le présent, et imaginer demain. En appelant à bâtir des ponts et pas des murs entre les êtres humains, les communautés et les peuples. En invitant chacun à élargir l’espace de sa tente pour accueillir l’autre et à partager la conviction qu’on ne peut vivre pleinement son humanité qu’en relation avec les autres : l’humanité passe par l’autre.
Geneviève Jacques
Engagée à La Cimade depuis 1965, secrétaire générale de 1988 à 1996
martes, 3 de noviembre de 2009
URGENT COMMUNIQUE DU RESEAU D EDUCATION SANS FRONTIERES
Adresse postale : C/o EDMP 8 Impasse Crozatier 75012 Paris - educsansfrontieres@free.fr / www.educationsansfrontieres.org
Avant d’envoyer mails ou fax, merci de vérifier s'il n'y a pas une fin d'alerte à http://resf.info/urgent
3 novembre 2009
Droits de l’enfant, droit à vivre en famille, droit des parents à vivre près de leurs enfants. Au nom de la logique du chiffre, le ministère d’Eric Besson tente implacablement d’expulser des parents et de briser des familles. Elus, citoyens, associations, protestant tous ensemble, nous obtenons des répits, des victoires. On continue !
1) LA PLACE DE M. MAHOUA N’EST PAS EN PRISON !
M. Edmond-Mathurin MAHOUA, père de deux filles, est enfermé à la prison des Baumettes à Marseille depuis le 16 octobre, coupable selon la justice de s'être automutilé dans le centre de rétention de Marseille pour échapper à son expulsion.
M. MAHOUA, 39 ans, de nationalité congolaise, vit en France depuis 9 ans. Il a fui les violences de son pays d’origine, où un de ses frères a été tué. Il est entré en France avec un visa en 2000 et a fait une demande d’asile qui lui a été refusée.
Sa famille se trouve en France : un frère français, une soeur avec une carte de résident de 10 ans et leur mère, en situation régulière elle aussi. Il a également deux filles nées en France, Cerazad 7 ans et Naomi 2 ans, et il subvient à leurs besoins.
En 2007, M. Mahoua avait demandé un titre de séjour en préfecture de Poitiers (où il réside habituellement). Celui-ci lui a été refusé mais M. Mahoua a fait appel de cette décision qui sera finalement jugée mercredi 4 novembre à 14h30 au tribunal administratif de Poitiers (Hôtel Gilbert 15 rue de Blossac). La préfecture de la Vienne, représentée au tribunal, a donc la possibilité d'indiquer qu'elle est prête à revoir le dossier de M. Mahoua .
En septembre 2009, M. Mahoua a été arrêté pour séjour irrégulier et placé au centre de rétention du Canet à Marseille. Il a refusé d’embarquer lors d’une première tentative d’expulsion. Le 14 octobre, il était prévu qu’il soit expulsé, mais le médecin du centre de rétention l’a jugé intransportable. La période maximale de rétention de 32 jours s’est terminée le 15 octobre. M. Mahoua est passé en comparution immédiate au Tribunal de Grande Instance de Marseille et condamné à un mois de prison. Dès sa sortie, il risque à nouveau d’être expulsé, étant sous le coup d’un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière
Modèle de lettre conjointe aux préfets des Bouches du Rhône et de la Vienne à l’adresse
http://www.educationsansfrontieres.org/article23702.html
Préfet de la Vienne bernard.tomasini@vienne.pref.gouv.fr fax 05 49 88 25 34
Service de l'éloignement marie-laure.bonnet@vienne.pref.gouv.fr
Préfet des Bouches du Rhône michel.sappin@bouches-du-rhone.pref.gouv.fr Fax : 04 91 15 62 10
Cabinet du Préfet cabinet@bouches-du-rhone.pref.gouv.fr
Pétition à signer pour M. Mahoua
http://www.educationsansfrontieres.org/article23316.html
2) M. DALAY sort libre du tribunal correctionnel
M. DALAY, kurde de 28 ans résidant en France depuis 5 ans et père d'une petite fille (Evin, 1 an), comparaissait ce lundi 2 novembre devant le tribunal correctionnel d'Aix en Provence où il était poursuivi pour "refus d'embarquement" (après 2 tentatives d'expulsion vers la Turquie échouées).
Une vingtaine de membres de sa famille et militants RESF étaient présents dans la salle d'audience.
Finalement la juge a décidé que Izzetin DALAY était coupable mais ajournait sa peine pour lui laisser le temps de régulariser sa situation.
Une nouvelle audience aura lieu le 8 juin 2010 au même tribunal.
Le RESF13 se réjouit de cette décision qui évite à M. DALAY de subir la situation traumatisante que vit actuellement M. Mahoua, et continuera d'être aux côtés de M. DALAY et sa famille dans leurs démarches pour leur régularisation.
Contacts sur ces dossiers : resf 13 resf13@no-log.org 06 31 32 48 65
3/ M. Fernando Da Moura, libre, mais mis en demeure de quitter le territoire
Lundi matin, M. Da Moura, en rétention depuis le 22 octobre, a été extrait du CRA de Vincennes et emmené vers l’aéroport de Roissy. Puis le véhicule a fait demi tour et l’a ramené au CRA. Ce père cap verdien de deux enfants, en France depuis 1989, a été libéré en début d’après-midi. Une décision« bienveillante », prise dès le dimanche, par le préfet des Hauts de Seine, confronté à de très nombreuses réactions d’élus, d’associations et de citoyens. M. Da moura est libre, mais s’est vu remettre une mise en demeure de quitter de territoire français dans les 7 jours. Une pétition de soutien à sa demande de régularisation sera très prochainement mise en ligne.
Vous pouvez aussi signer les autres pétitions : http://resf.info/petitions
miércoles, 28 de enero de 2009
Des papiers, ils en ont... mais pas le bon !

Des papiers, ils en ont... mais pas le bon !
Pas de chaises vides à l'école Edouard Herriot de St Priest –69-
URGENT : appel à FAX ou mail pour la famille Hamaïdi (contact en fin d'article).
Pétition : http://www.educationsansfrontieres.org/?page=article&id_article=17593
Après deux jours de rétention dans la prison pour étranger à Lyon-St exupéry pour les 3 enfants et les parents, la famille Hamaïdi a été assignée à résidence samedi 24/01/2009 ... Le TA vient de confirmer l'APRF délivré lors de l'arrestation. Riane, Ghada Malek, Mohamed Yacine et leurs parents ne doivent pas être expulsés. Ils sont sous notre protection. Ils doivent être régularisés.
La famille Hamaïdi a été arrêtée jeudi 22 jan vier à St Priest (69) à domicile aux premières heures !
Riane, née en 1997, Ghada Malek en 2002 et Mohamed Yacine né en 2004
Ils sont tous les trois scolarisés à l'école Edouard Herriot à St Priest-69- (CM2, CP et maternelle).
M et Mme HAMAIDI ont quitté leur pays parce qu'il y étaient en danger et victimes de violence et de menaces. Mme Hamaïdi a été maltraitée en Algérie (coups et harcèlement moral) par la famille de Monsieur.
Ils doivent trouver ici une20place où vivre sereinement pour cela il ne leur manque que le bon papier et il appartient à l a préfecture de faire droit à leur demande.
Mme Hamaidi n'a plus de famille en Algérie : sa mère attend la nationalité française, 3 frères et 1 sœur sont français.
La famille est parfaitement intégrée, participe aux activités de l'école, s'implique dans la vie de la ville.
Ils sont arrivés en France en 1999 puis sont rentrés en Algérie après un refus de la demande d'asile politique.
Ils reviennent en 2003. Monsieur et Madame HAMAIDI font une demande d'asile territorial, rejetée également. Ils repartent alors encore en Algérie en 2004.
Suite à de nouveaux problèmes en Algérie (hospitalisation de Mme suite à des violences), M adame revient en mai 2006 avec les enfants et est rejoint par son mari en juin. : ils font une demande de régularisation ... Rejet, OQTF fin 2007 et interpellation à domicile du père par la PAF le 22 nov 2006. Il est relâché dans l'après-midi.
Ce jeudi jeudi 22 janvier 2008 : interpellation de toute la famille conduite au centre de rétention
Lors de l'audience au JLD le 24 janvier plus de 50 personnes (amis, enseignants, parents d'élèves, élus, étaient présents).
Encore plus de personnes, ce lundi 26 janvier au Tribunal Administratif.
mél + fax préfet : jacques.geraul
t@rhone.pref.gouv.fr , 04 78 60 49 38
mél + fax secrétaire général : christophe.bay@rhone.pref.gouv.fr , 04 72 61 60 86
mél + fax directeur de cabinet : michel.tournaire@rhone.pref.gouv.fr , 04 78 60 15 46
mél + fax directrice de la réglementation : michele.denis@rhone.pref.gouv.fr, 04 72 61 62 41
mél + fax sous-directeur de la réglementation : stephane.beroud@rhone.pref.gouv.fr , 04 72 61 62 52
jacques.gerault@rhone.pref.gouv.fr ; christophe.bay@rhone.pref.gouv.fr
michel.tournaire@rhone.pref.gouv.fr ; stephane.beroud@rhone.pref.gouv.fr
michele.denis@rhone.pref.gouv.fr
Ministère
Fax ministère : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00 Standard 01 77 72 61 00
Secrétaire général secretariat.general@iminidco.gouv.fr
Secrétaire général : patrick.stefanini@iminidco.gouv.fr
fax : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62 00
Ministre eric.besson@iminidco.gouv.fr
Directeur adjoint du Cabinet : frank.supplisson@iminidco.gouv.fr
Conseillère en communication laure.frugier@iminidco.gouv.fr
Matignon :
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Elysée fax : 01 47 42 24 65
http://www.elysee.fr/ecrire/index.html
Maxime Tandonnet (conseiller immigration) maxime.tandonnet@elysee.fr
Contact sur ce dossier : Michèle Piboulieu 06 60 96 19 86
domingo, 18 de enero de 2009
UNE DANGEREUSE HISTOIRE DE FOUS

UNE DANGEREUSE HISTOIRE DE FOUS
"Mme Guilene Nkagosso, épouse Menghat, résidente jocondienne (habitante de Joué-Lès-Tours, 37) de nationalité congolaise ne peut plus rentrer sur le territoire français depuis juillet dernier suite à un voyage au Maroc pour raison familiale. Les autorités françaises ont décidé que son passeport congolais était falsifié. Elle est pourtant en situation tout à fait régulière en France.
Son mari et ses 5 enfants vivent et sont scolarisés à Joué. Son mari est arrivé en France en 2001, il a un titre de séjour et a un travail régulier. Elle l'a rejoint en avril 2004, et ses deux derniers enfants sont nés en France. Elle travaillait en CDI jusqu'au mois de juillet, emploi qu'elle a bien sûr perdu en raison de son absence. Comble de l'absurde, la préfecture d'Indre-et-Loire lui a signifié par courrier pendant son absence qu'elle pouvait venir chercher son nouveau titre de séjour.
Le 21 juillet, revenant de voyage, elle est arrêtée à l'aéroport et réexpédiée au Maroc. Elle y est arrêtée et comme elle n'a plus le droit d'y séjourner, elle y condamnée à un mois de prison ferme (qu'elle effectue) et deux mois avec sursis. Elle était enceinte, elle perd son bébé et tombe malade.
Ayant purgé sa peine, elle tente la semaine dernière de rejoindre son mari et ses enfants. Et le cauchemar recommence… nouvelle arrestation, nouvelle menace de la renvoyer au Maroc où, à coup sûr, elle sera de nouveau emprisonnée, pour plusieurs mois cette fois… Kafka, reviens, ils sont devenus fous !
Elle a été transférée ce soir dans un hôpital en raison de son état de santé. Si on n'intervient pas, elle risque d'être très rapidement, dès demain, rééxpédiée vers les prisons marocaines…
Monsieur Besson a souhaité prendre la relève du ministre de la Rafle et du drapeau Hortefeux. Le voilà aux commandes et en situation de donner sa mesure : le destin de Guilene Nkagosso basculera-t-il vers les geôles du Maroc ou vers la vie avec ses cinq enfants à Joué-Lès-Tours.
Comme on est en pleine transition, on mêle adresses anciennes et
nouvelles
Fax ministère de la rafle et du drapeau : 01 77 72 61 30 et
01 77 72 62 00 Standard 01 77 72 61 00
Ministre partick.besson@iminidco.gouv.fr
Secrétaire général secretariat.general@iminidco.gouv.fr
Conseiller du ministre : patrick.stefanini@iminidco.gouv.fr
Directeur de cabinet : michel.bart@iminidco.gouv.fr
Directeur-adjoint : guillaume.larrive@iminidco.gouv.fr
Conseillers techniques : sabrina.belkhiri-fadel@iminidco.gouv.fr et
geoffroy.didier@iminidco.gouv.fr
Service presse elisabeth.boucher@iminidco.gouv.fr
à Matignon :
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Elysée fax : 01 47 42 24 65
http://www.elysee.fr/ecrire/index.html
Maxime Tandonnet (conseiller immigration) maxime.tandonnet@elysee.fr
Guillaume Larrivé, Directeur-adjoint cabinet du ministère R et D, sur
son blog g@larrive.com
domingo, 6 de julio de 2008
lLIBEREZ MARINA
Bonjour,
Vous trouverez ci joint le communiqué de la LDH demandant le respect de la parole donnée à Marina et à tous les réfugiés italiens.
Loin de condamner l'attitude de la France concernant les FARC et la volonté de les accueillir pour permettre la libération de tous les otages et le retour à la paix civile en Colombie, la LDH considère que si le Président de la République veut que cette parole de la France soit crédible, il lui appartient de respecter celle de ses prédécesseurs concernant les réfugiés italiens.
Plus que jamais, Marina a besoin de notre soutien et notamment de celui d'un certain nombre de personnalités qui peuvent relayer notre message auprès des autorités françaises.
Il est important aussi que des parlementaires aillent lui rendrer visite : Nicole Borvo (présidente du groupe communiste au Sénat) et Jean Dessessard (sénateur Vert) vont succéder cette semaine à Patrick Braouezec et à Dominique Voynet.
Vous pouvez mobiliser vos parlementaires en ce sens, leur demander d'écrire au Président de la République ou la faire vous même pour demander l'application de la clause humanitaire en faveur de Marina et la levée du décret d'extradition qui la frappe.
Différentes initiatives vont avoir lieu dans les jours qui viennent
Pour en savoir plus www.paroledonné e.org
Merci pour elle
Marie-Christine VERGIAT
LDH 93
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Communiqué LDH
4 juillet 2008 - Accueillir les ravisseurs d’Ingrid… et laisser mourir Marina ? Un Président de la République ne peut avoir qu’une parole
Une femme est libre, le Président de la République s’est engagé pour sa libération, chacun de nous s’en réjouit. Une autre femme se meurt, parce que la parole d’un Président de la République a été reniée, c’est insupportable.
Parce que nombreux sont les otages dont le calvaire se poursuit en Colombie, Nicolas Sarkozy a eu raison de renouveler sa proposition d’accueillir en France leurs ravisseurs sous la seule condition qu’ils renoncent à la violence politique : c’est seulement ainsi que se dénouent les guerres civiles.
En prenant l’engagement d’offrir l’asile aux guérilleros des FARC, quels que soient les crimes qu’ils viennent de commettre, le Président de la République est pleinement dans son rôle : il comprend la nécessité de contribuer à l’issue d’une tragédie politique.
Or c’est exactement ce qu’a fait François Mitterrand en promettant aux membres des Brigades rouges italiennes, il y a plus de vingt ans, que la France les accueillerait et ne les extraderait pas s’ils renonçaient définitivement à toute violence politique. Les victimes des attentats des Brigades rouges ont été infiniment moins nombreuses que celles des FARC, mais l’engagement présidentiel avait le même sens et la même raison d’être.
Marina Petrella a été condamnée en Italie il y a quinze ans à la réclusion à perpétuité, pour des faits qui ont eu lieu il y a plus de vingt-cinq années, après avoir déjà subi huit ans de « détention provisoire ». Elle s’est réfugiée en France en 1993 sur la foi de la promesse présidentielle. Elle a, depuis lors, scrupuleusement tenu sa parole. Mais la France a renié la sienne.
Parce qu’en 2002 un ministre a trahi l’engagement présidentiel en inscrivant les réfugiés italiens sur le « fichier Schengen », on lui inflige une triple peine : huit années d’emprisonnement, l’exil, et depuis dix mois la perspective de l’enfermement à vie en Italie.
Aujourd’hui, elle se laisse mourir en prison. Que faudra-t-il dire à ses deux filles, dont la plus jeune a dix ans ? Qu’on a laissé mourir leur mère au moment même où on faisait à d’autres la même promesse en laquelle elle avait cru ? Que leur famille, leur propre vie est brisée parce que Marina pensait qu’un Président de la République n’avait qu’une parole ?
Nous ne pouvons imputer à nos gouvernants autant de cynisme politicien. La convention d’extradition franco-italienne comporte une clause humanitaire que la simple équité commande d’appliquer à Marina Petrella.
Nicolas Sarkozy a besoin que l’on puisse croire en sa parole. Il doit tenir celle de la France. Il serait criminel de laisser mourir la femme exemplaire qu’est, depuis tant d’années, Marina Petrella. Elle doit sortir de ce cauchemar. La France ne peut l’extrader sans se déshonorer.
Paris, le 4 juillet 2008.
jueves, 3 de julio de 2008
Déclaration du PCF après la libération d'Ingrid Bétancourt
Déclaration du PCF après la libération d'Ingrid Bétancourt
Le Parti Communiste Français partage la joie de la famille d' Ingrid
Betancourt. Nous saluons le courage de sa mère, de ses enfants et de tous
ses proches qui n'ont cessé de se battre avec ténacité, durant tous ces
années, pour sa libération. Cette joie, Ingrid Betancourt vient de le
souligner, ne doit pas faire oublier les centaines de personnes qui
restent en captivité dans la forêt colombienne dans des conditions
extrêmement dures. Les efforts déployés en faveur d'un accord humanitaire
doivent continuer.
Des négociations pour un tel accord sont indispensables. Mais l'exigence
d' une libération unilatérale de la part des FARC s'impose. Ce serait un
geste politique significatif en faveur de la paix. Celle-ci, en effet, est
toujours à gagner en Colombie. Seuls le dialogue et la négociation peuvent
l' apporter au peuple colombien : une paix dans la justice sociale. Une
paix qui mette fin à l'impunité des auteurs de massacres. Une paix qui
puisse permettre aux dizaines de milliers de déplacés par le conflit et
les exactions des paramilitaires de retrouver leurs terres.
Le président Alvaro Uribe veut mettre à son profit l'émotion suscitée par
cette libération. Les progressistes colombiens rappellent légitimement que
le président colombien et un nombre important de ses alliés font l'objet
d' accusations, y compris par la justice colombienne, qui montrent leurs
liens avec les groupes para-militaires d'extrême droite.
Le Groupe des pays amis, qui a jusqu'ici travaillé pour un accord
humanitaire, doit redoubler d'effort. Il devrait s'élargir à d'autres pays
et créer les conditions pour qu'un cadre politique de négociations soit
mis en place permettant au peuple colombien de mettre fin à un conflit qui
dure depuis bien trop longtemps et qui comporte un risque permanent de
déstabilisation régionale.
Le Parti communiste français réaffirme sa solidarité avec les forces
progressistes colombiennes et latino-américaines qui agissent pour la
paix, pour la justice sociale et de respect des Droits humains. Nous
comptons faire tout ce qui est possible pour contribuer aux initiatives en
faveur d'un accord humanitaire et d'une issue pacifique et négociée au
conflit colombien.
Parti communiste français
Jeudi 3 juillet
miércoles, 2 de julio de 2008
Le centre de rétention brûle, Hortefeux ne pense qu'à expulser !
Le dimanche 22 juin, après la mort la veille, dans des conditions obscures, d'un sans-papier tunisien malade, le centre de rétention de Vincennes a été incendié par des retenus révoltés. Les personnes retenues ont ainsi préféré courir le risque de mourir brûlées ou asphyxiées plutôt que de continuer à être enfermées, humiliées et reconduites dans un pays où elles ne veulent pas vivre.
Alors même que le feu n'était pas encore éteint, qu'aucune information fiable ne filtrait sur le nombre de blessés et leur état, il est vite apparu que pour Hortefeux et ses préfets, la seule urgence était de trouver de nouveaux lieux de rétention pour les sinistrés de Vincennes. Ainsi, dans la nuit, dans des conditions qu'on a peine à imaginer dans un Etat qui aime à se donner l'image de pays des droits de l'homme, les retenus de Vincennes, pieds nus, sans aucune affaire, encore sous le choc, ont tous été transférés à grands renforts de bus, trains et escortes policières vers les centres de rétention de Cité, Palaiseau, Oissel, Lille et Nîmes.
Certains blessés qui avaient été évacués plus tôt dans l'après midi vers l'Hôtel Dieu ont été également tirés de leur lit d'hôpital en pleine nuit et transférés en rétention.
On comprend mieux maintenant que la préfecture de police de Paris ait annoncé les chiffres les plus fous concernant de prétendues évasions, chiffres aussitôt démentis le lendemain.... D'ailleurs puisque c'était la principale inquiétude de l'administration, d'évasion il n'y en a eu aucune, l'unique évadé potentiel restant ayant été retrouvé à l'hôpital où il avait été évacué ! Ces informations et chiffres contradictoires prouvent seulement que les services préfectoraux n'étaient même pas sûrs que tout le monde soit présent et donc sain et sauf, sans doute trop occupés à organiser la seule logistique qui compte à leurs yeux : celle visant à ce que personne ne retrouve la liberté...
Dans son obsession du chiffre à atteindre, l'administration n'a même pas prévu que plusieurs retenus n'étaient qu'à quelques jours voir quelques heures de la fin de leur rétention. Ainsi, plusieurs personnes 2 ou 3 jours après leur arrivée à Nîmes ou Lille ont été remises à la porte du centre sans chaussures, sans argent, sans moyen de transport pour rentrer chez elles et parfois même sans le laissez-passer de quelques jours qu'on doit remettre à chaque retenu au sortir de la rétention, afin de lui laisser le temps d'organiser son départ.
RESF dénonce la traque, l'arrestation, l'enfermement et l'expulsion des sans-papiers érigée en priorité nationale et soutient la résistance à cette politique.
RESF demande la libération immédiate des personnes qui étaient retenues au CRA de Vincennes et qui croupissent dans un désespoir de plus en plus profond, dans les centres où elles ont été transférées, ainsi que leur rapatriement vers les villes où ils sont domiciliés, aux frais de la Préfecture de Paris.
La politique de l'étranger bouc émissaire met chacun de nous en danger, ce n'est pas de ce monde là que nous voulons pour nous-mêmes et nos enfants !
> *proposition de lettre*
>
> Monsieur le Préfet, ( / le Ministre)
>
> A la suite des événements qui se sont produits le 21 et le 22 juin
> au Centre de rétention administrative de Vincennes, nous exigeons
> que toutes les personnes qui y étaient retenues soient libérées
> sur le champ.
>
> Ces hommes sont tous éprouvés moralement et physiquement, et nous
> nous refusons à penser que, face à une telle situation, le premier
> objectif du représentant de l'Etat que vous êtes puisse
> consister, quelles que soient les conséquences humaines, à
> veiller à la poursuite implacable de la « machine à expulser ».
>
> Pourtant la priorité de vos services a été de transférer les
> retenus de Vincennes, transferts qui se sont effectués dans des
> conditions indignes d'un pays comme la France.
>
>
> De fait, il est impossible à votre administration de respecter les
> droits des retenus dispersés aux quatre coins de la France, sans
> argent, sans vêtements de rechange, et surtout sans leurs proches
> pour les visiter.
>
>
> Mais plus encore que de droit, il s'agit là de justice et du
> respect de la volonté d'une partie de plus en plus importante de
> la population française, révoltée par le comportement des
> autorités face à des personnes qui sont par leur travail, leur vie
> familiale, leur vie sociale, des composantes de la société toute
> entière. Ce peuple français que vous représentez à travers votre
> fonction est de plus en plus sensibilisé à la situation d'iniquité
> et d'inhumanité dont fait preuve son Etat face à la situation des
> personnes sans papiers.
>
> Nous, Réseau Education Sans Frontière, entendons faire savoir le
> plus largement possible, à l'intérieur des frontières du pays mais
> également à l'extérieur, au moment où la France va prendre la
> présidence de l'Union européenne, que l'acharnement de l'Etat
> français contre les 280 retenus de Vincennes est en contradiction
> totale avec l'image que nos représentants veulent donner de la France.
>
>
> Libérer les retenus de Vincennes est la seule décision compatible
> avec les valeurs de la France, à savoir Liberté, Egalité, Fraternité.
>
>
> Nous vous prions de croire, Monsieur le Préfet, ( / Monsieur le
> Ministre) en l'expression de nos salutations citoyennes.
>
> à adresser à :
> Préfet de Police de Paris : fax = 01 53 71 67 23 / mail =
> prefpol.dpg-etrangers-secretariat@interieur.gouv.fr
>
>
> Fax ministère Hortefeux : 01 77 72 61 30 et 01 77 72 62
> 00 Standard 01 77 72 61 00
>
> Conseiller du ministre : patrick.stefanini@iminidco.gouv.fr
>
>
> Directeur de cabinet : thierry.coudert@iminidco.gouv.fr
>
>
> Directeur-adjoint : guillaume.larrive@iminidco.gouv.fr
>
>
> Conseillers techniques : sabrina.belkhiri-fadel@iminidco.gouv.fr
>
>
> geoffroy.didier@iminidco.gouv.fr
>
>
> à Matignon :
> http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/premier_ministre/ecrire
>
> Elysée : http://www.elysee.fr/ecrire/index.html
>
> Maxime Tandonnet (conseiller immigration)
> maxime.tandonnet@elysee.fr
>
> Guillaume Larrivé, Directeur-adjoint cabinet du ministère R et D,
> sur son blog g@larrive.com
>
> Brice Hortefeux au Conseil régional Auvergne *Tél. :* 04 73 31 85
> 85 *Fax :* 04 73 36 73 45
>
> _____
> appel à souscription
>
> *Souscription en faveur des ex-retenus de Vincennes*
>
> *déportés à Nîmes et Lille sans billet de retour.*
>
> Suite à l'incendie de la prison administrative pour étrangers de
> Vincennes, certains des internés ont été déplacés en train ou en
> autocar vers d'autres lieux d'incarcération, parfois très éloignés
> comme Lille, Oissel ou Nîmes.
>
> A l'occasion de ces déplacements, des fautes de procédures ont été
> commises, entraînant la libération de plusieurs dizaines de ces
> prisonniers. D'autres, parvenus au terme des 32 jours de prison
> administrative autorisés par la loi française sont libérés aussi.
>
> Pourtant, si l'administration a su trouver en urgence les dizaines
> ou les centaines d'hommes nécessaires à leur escorte ainsi que les
> moyens de transport (aller et retour pour les policiers), rien
> n'est prévu pour le rapatriement des retenus libérés.
>
> Ils se retrouvent ainsi à des centaines de kilomètres de leur
> domicile, sans autres vêtements que ceux qu'ils portaient sur eux
> au moment de l'incendie, sans un sou, dans une ville où ils ne
> connaissent personne. La préfecture de police qui avait pris
> l'initiative de les placer en rétention puis de les expédier à des
> centaines de kilomètres se moque royalement de ce qu'il peut
> advenir d'eux quand ils échappent à sa machine à expulser.
> Interrogés à plusieurs reprises sur cette question, les services
> du Préfet de police n'ont pas répondu.
>
> Devant l'urgence un certain nombre de militants et de citoyens ont
> pris sur eux de payer les billets. Une souscription est ouverte
> pour rembourser les billets déjà financés et payer ceux à venir.
> Il semble en effet légitime que face à la mesquine inhumanité de
> l'Etat et de ses plus hauts représentants, la population de ce
> pays mette la main à la poche et verse quelques euros. Un don en
> forme de gifle à l'égard de ceux qui, même quand ils prétendent
> avoir un coeur comme tout le monde, n'ont que des intérêts.
>
>
> Chèques à l'ordre de RESF (au verso mention « Ex-retenus de
> Vincennes »), à envoyer à RESF s/c EDMP 8, impasse Crozatier,
> 75012 Paris ou versement en ligne http://www.educationsansfrontieres.org/
domingo, 22 de junio de 2008
JORIS, 11 ANS, FRANÇAIS, ORPHELIN DE MERE VA ETRE PRIVE DE SON PERE AUJOURD'HUI.

Aboubacar Coulibaly, le père de Joris, a commis quelques délits mineurs il y a plusieurs années Il a été condamné et a purgé sa peine de six mois. Depuis le suicide de la mère de Joris (dont il était séparé), il est revenu à Angers pour s'occuper de son fils, ce qu'il fait. Par exemple, il vient régulièrement le conduire et assiste à toutes les réunions de parents. Il travaille dans une imprimerie. Son employeur comptait l'embaucher car il est très satisfait (c'est d'ailleurs lui qui règle les frais de l'avocat).
L'expulsion d'Aboubacar Coulibaly serait une honte.
D'abord parce qu'elle serait une preuve supplémentaire de la duplicité de M. Sarkozy qui prétend avoir aboli la double peine quand ça l'arrange mais qui, dans les faits, en fait exécuter des milliers chaque année.
Ensuite parce que Joris est Français, comme sa mère, et qu'un parent d'enfant Français qui participe à l'éducation de son enfant ne peut légalement pas être expulsé. Mais M. Hortefeux s'en moque. Il veut des chiffres pour s'en glorifier dans ses conférences de presse. Et tant pis si la vie d'un gamin de 11 ans en est détruite.
Enfin, il est incompréhensible qu'aujourd'hui, en France, il se trouve des responsables, préfets et ministre, pour ordonner à des fonctionnaires d'expulser à des milliers de kilomètres le père d'un enfant déjà orphelin de sa mère ! Où sommes-nous ? Ces gens-là n'ont pas de sentiments, ils n'ont que des intérêts.
Quoi qu'il en soit, il n'est pas question de laisser faire. Il faut faire savoir aux planificateurs de l'inhumanité ce qu'en pensent les gens normaux. Par mails et par fax, mais aussi, compte-tenu de l'urgence, par téléphone. On est samedi, mais dans les préfectures comme dans les ministères se trouvent des « permanenciers » qui peuvent prendre la décision d'empêcher que Joris soit rendu quasi-orphelin de mère et de père.
Particuliers mais aussi personnalités et journalistes ont un rôle à tenir.
lunes, 26 de mayo de 2008
UNE FAMILLE DETRUITE SUITE AUX POLITIQUES INHUMAINES CONTRE LES IMMIGRES

Le père et le fils expulsés, la mère en prison
C'est le gâchis auquel aboutit la politique inhumaine de messieurs Sarkozy et Hortefeux.
La famille est originaire d'Ossétie du Sud, un minuscule territoire (70 000 habitants) dont la Géorgie conteste l'indépendance et dont la population fuit dès qu'elle le peut. Mme Daredjan BERAVA, professeur , Mr Bessik TCHALATACHVILI, et leurs deux enfants Valérian 19 ans et Nina 18 ans, sont arrivés à Poitiers en 2006. Ils ont demandé l'asile qui, comme dans plus de 90% des cas aujourd'hui, leur a été refusé. U n recours à la Cour Nationale du Droit d'Asile a été faite où la date de l'audience est fixée le 3 juin 2008. Seule Nina pourra s'y rendre , son père et son frère ont déjà été expulsés. Nina et sa mère sont sans nouvelles d'eux depuis lors. Arrêtée pour la troisième fois cette année le 9 mai, Madame Daredjan BERAVA a été placée en rétention à Paris, dans l'île de la Cité. Elle a déjà subi une tentative d'expulsion le 23 mai 2008 au cours de laquelle elle a été brutalisée. Elle est maintenant en grève de la faim.
Nina a reçu une OQTF le lendemain de son 18 ème anniversaire, le 27 décembre 2007. Cette excellente élève du lycée Aliénor d'Aquitaine à Poitiers se débrouille seule soutenue par ses professeurs. On imagine dans quel état psychologique et de frayeur elle se trouve: son père et son frère ayant disparu, sa mère en prison administrative et menacée de bannissement !
Il faut que la politique de brute de M. Hortefeux cesse ! Qu'il cesse d'exiger des fonctionnaires de police et des préfectures des missions déshonorantes. Quelle serait l'impérieuse nécessité qu'il y aurait à persécuter ainsi une famille ? Le délire doctrinaire, ça suffit !
Il faut empêcher ça et faire savoir aux autorités compétentes en matières d'inhumanité ce qu'on en pense.
resf 86 sylvie catala 06 62 95 54 16
Préfecture de POITIERS (adresse - tel -fax - mail )
7, place Aristide Briand86000 POITIERS (France)Téléphone : (33) 05 49 55 70 00Télécopie : (33) 05 49 88 25 34
prefet : mailto:bernard.fragneau@vienne.pref.gouv.fr/t_blank
service eloignement : marie-laure.bonnet@vienne.pref.gouv.fr
tel service eloignement pref 86 : (33) 05 49 55 69 84
Fax ministère Hortefeux : 01 77 72 61 30 Standard 01 77 72 61 00
Conseiller du ministre : patrick.stefanini@iminidco.gouv.fr
Directeur de cabinet : thierry.coudert@iminidco.gouv.fr
Directeur-adjoint : guillaume.larrive@iminidco.gouv.fr
Conseillers techniques : sabrina.belkhiri-fadel@iminidco.gouv.fr et
geoffroy.didier@iminidco.gouv.fr
à Matignon :
http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/premier_ministre/ecrire
Elysée : http://www.elysee.fr/ecrire/index.html
Maxime Tandonnet (conseiller immigration) maxime.tandonnet@elysee.fr
miércoles, 21 de mayo de 2008
Envers et contre tous les droits !A Gray (Haute Saône) la famille tchétchène Aoucheva (5 enfants) expulsée ce matin!

RESF Gray Patrice M . 06 84 17 87 78
lunes, 28 de abril de 2008
FESTIVAL DES RÉSISTANCES ET DES ALTERNATIVES À PARIS
domingo, 27 de abril de 2008
UNE FAMILLE DECHIREE SUITE AUX EXPULSIONS DU TERRITOIRE FRANCAIS


domingo, 23 de marzo de 2008
A 32 ANS DU DERNIER COUP D’ETAT MILITAIRE EN ARGENTINE

Il y a un an et demi, Jorge Julio Lopez a été séquestré. Alors qu’un pas très important était franchi dans ce procès, reconnaissant le génocide en Argentine comme figure pénale, l’absence de Julio assombrit la joie de cette victoire et nous plonge à nouveau dans le gouffre insupportable de la disparition. Il est inadmissible pour nous qu’une personne disparaisse en toute impunité et que le gouvernement n’apporte aucune réponse et tente d’étouffer l’histoire. Loi du silence…
Plus de 30 ans ont été nécessaires pour arriver enfin à trainer devant les tribunaux les assassins, tortionnaires, génocides responsables de la disparition de 30000 personnes et de l’appropiation de 500 enfants. Ces procès historiques sont le résultat de la lutte, de l’entetement, de la volonté de ne jamais baisser les bras des associations des droits de l’homme, des exilés, des militants, convaincus que " l’impossible, ça prend juste un peu plus de temps ". Parce que pour les assassins et tous leurs complices dans le système judiciaire, dans l’église et le pouvoir économique, la seul place possible est la prison.
- L’apparition en vie immédiate de Julio López
- Le procès et la condamnation des responsables de sa disparition
- Le démantèlement de l’appareil répressif de l’Etat
- Une vraie politique d’Etat pour la récupération de l’identité de nos frères et sœurs appropriés
- La destitution des juges et procureurs complices de la dictature actuellement en fonction
- La protection de tous les participants aux procès (témoins, fonctionnaires, accusés)
- La centralisation (autour des CCD) et l’accélération des procès sur tout le territoire
- La prison de droit commun et à perpétuité pour tous les génocides, les instigateurs et leurs complices
H.I.J.O.S.-Paris ni oubli, ni pardon, ni réconciliation
Or, l’Ambassade est le représentant diplomatique de l’Etat argentin à l’étranger. La lutte et les revendications des organisations des droits de l’homme en Argentine comme en France requièrent l’autonomie et l’indépendance vis-à-vis du pouvoir.
Parce que le 24 mars porte l’esprit et le souvenir des disparus, nous le vivons dans la rue, espace des luttes d’hier et d’aujourd’hui.
H.I.J.O.S.-Paris vous invite tous à nous rejoindre et à partager cet espace.
sábado, 15 de marzo de 2008
*Mandeep SINGH , menacé de mort dans son pays, ne doit pas êtreexpulsé demain* !

Mandeep a quitté son pays pour sauver sa vie. Il fait partie, au seinde l'armée de son pays, l'Inde, d'unités militaires réparties le longde la frontière dans l'Himalaya. Il a vu deux de ses meilleurs copainssoldats mutilés et tués par l'armée Pakistanaise. Devant cesatrocités, il n'a eu d'autre réflexe pour sauver sa vie que de déposerson arme et ses papiers d'identité militaires près de la chambre deson chef et de fuir. Il est retourné dans la région de sa naissance àUttal, et c'est en se cachant qu'il a pu échapper aux recherches etarriver en France…
Aujourd'hui l'armée indienne veut le juger pour le faire exécutercomme déserteur. Cette menace bien réelle a été confirmée par letémoignage écrit transmis il y a quelques jours par le Maire d'Uttal,son village natal : « Je suis Madame Amarjit Kaur, maire du villageUttal du département Nawan Shahr et je connais Mandip Singh, fils deBikar Singh Kaum, qui réside au village Uttal. J'affirme que MandipSingh est poursuivi à la fois par la police militaire et la police del'état du Penjab pour des fausses accusations qui entraîneraient lamort de Mandip Singh. En effet l'Armée police ne cesse de faire desrecherches dans le Penjab et vient souvent au village à sa recherche».
En France depuis mars 2005, Mandeep s'est vu refuser une première foissa demande d'asile, mais était convoqué le 25 mars devant la CourNationale du Droit d'Asile pour l'examen de son recours. Il avaitégalement le projet de se marier avec la compagne française aveclaquelle il vit près d'Amiens. Il n'a eu le temps ni de se marier, nide faire valoir son recours. Il a fait l'objet d'un nouvel arrêté dereconduite à la frontière début 2008, et interpellé de façon brutalepar la police le 23 février dernier à Amiens, il a été enfermé aucentre de rétention de Bobigny depuis le 26 février 2008.Son expulsion est prévue demain samedi à 10 h 30 à Roissy. Ellesignifierait à coup sûr la prison pour Mandeep et probablement unemenace d'exécution. Il en est tellement conscient qu'il a tenté demettre fin à ses jours au palais de justice à Amiens.
Nous demandons que cette expulsion soit annulée et que la procédure derecours engagée puisse se poursuivre sereinement. Il en va de la vied'un homme. Mandeep SINGH ne doit pas devenir un nouveau John MAÏNA,ce jeune athlète Kenyan qui s'est suicidé il y a quelques semainesaprès le rejet de sa demande d'asile !La France ne peut expulser Mandeep SINGH sans qu'il ait pu fairevaloir ses droits. Elle ne peut renier ses engagements internationauxet continuer à mettre en œuvre une politique sans cesse plusrestrictive en matière de droit d'asile.*merci d'intervenir sans attendre auprès des préfectures de la Sommeet de la Seine St Denis
*Contacts préfecture de la Somme :
courrier@somme.pref.gouv.fr ;
philippe.patisson@interieur.gouv.fr ;
loic.resibois@interieur.gouv.fr ;
lena.cojan@interieur.gouv.fr
Contacts préfecture de la Seine Saint-Denis :
arlette.magne@seine-saint-denis.pref.gouv.fr ;
courrier@seine-saint-denis.pref.gouv.fr ;
lunes, 10 de marzo de 2008
PROCES FRANÇAIS CONTRE LA DICTATURE CHILIENNE



La Justice française a enfin décidé que le procès contre 16 importants tortionnaires de la dictature chilienne, le seul qui aura lieu au niveau international, se tiendra à Paris la semaine du 19 au 23 mai prochain.
Stricto sensu, ce procès ne porte que sur les crimes concernant quatre citoyens franco-chiliens : Jean-Yves CLAUDET, Georges KLEIN, Etienne PESLE et Alfonso CHANFREAU. Cependant, sur le plan politique et symbolique, il s’agit du procès de l’ensemble des responsables de la dictature militaire, ainsi que de la mise en accusation de la globalité de leurs pratiques criminelles.
Pour les familles de nos quatre camarades, ce procès marquera l’aboutissement de plus de trente ans d’une longue et difficile lutte pour la justice. Pour des milliers d’autres familles de victimes cela représentera la reconnaissance internationale d’un droit que la justice chilienne n’a pas toujours su respecter. De notre côté, pour notre association, dont les objectifs sont la VÉRITÉ, la JUSTICE et la MÉMOIRE, ce procès est la récompense de dix années de luttes et de mobilisations démocratiques et citoyennes.
Mais cela n’est pas tout, à nous de transformer cette démarche judiciaire en fenêtre médiatique, la dernière peut être qui nous est offerte avant que l’opinion publique, les médias et les autorités ne tournent définitivement la page. A nous de profiter de ce dernier coup de projecteur sur les crimes de la dictature chilienne pour rencontrer la presse, pour manifester, pour demander à nos fidèles amis français de nous accompagner encore une fois dans notre inlassable demande de JUSTICE.
Nous espérons rencontrer beaucoup de Chiliens et d’autres citoyens de l’hexagone disposant d’une bonne mémoire et d’amitié pour nous accompagner aux divers rendez vous que nous demandera ce dernier grand chapitre de la SOLIDARITE.
Association d'Ex-prisonniers politiques Chiliens - France
10 mars 2008
jueves, 28 de febrero de 2008
EN FRANCE, ANCIEN PAYS DE DROITS DE L'HOMME

Expulsion bloquée, le Préfet en a pris acte et fait placer BemengaBEKAY et Mickael en garde à vue. Ils seront jugés en comparutionimmédiate dans la journée pour refus d'embarquer. L'enfant aussi ?Officiellement, non, seule la mère sera jugée. Mais où est ladifférence ? Voilà 17 jours que l'enfant est en prison, qu'il maigrit,qu'il est trimballé de cellule en commissariat, en gendarmerie et entribunaux. C'est sans doute ce que le président de la Républiqueappelle sa politique de civilisation.Dernière heure : Bemenga BEKAY sera jugée cet après-midi à 16 heuresau TGI de Rennes.Re-dernière heure : Elle n'est finalement pas poursuivie pour sonrefus d'embarquer. C'est une première victoire. Elle passe devant leJLD de Rennes à 14h30. Son avocat va demander qu'elle soit libérée.
Préfecture d'Indre et Loire
courrier : pref@indre-et-loire.pref.gouv.fr
Patrick.SUBREMON@indre-et-loire.pref.gouv.fr
etrangers@indre-et-loire.pref.gouv.fr
Téléphone : 0821.80.30.37
Fax général : 02.47.64.04.05
_____________
miércoles, 20 de febrero de 2008
UN ENFANT DE 11 ANS SEUL AU MONDE GRACE A LA CHASSE AUX IMMIGRES EN FRANCE
20 février 2008GLOIRE DE DIEU, 11 ANS, SEUL AU MONDE POUR LA GLOIRE DE MONSIEUR HORTEFEUX
Gloire de Dieu est Congolais (Congo Brazzaville), il est élève de 6e au collège Chantemerle à Corbeil (91).
Il a 11 ans et, depuis hier, il est seul au monde. Sa mère Antou-Ghislaine MATOUBA FOUMA a été enfermée dans la prison administrative pour étrangers (CRA) de l’île de la Cité à Paris sur décision du Préfet de Seine et Marne, Monsieur Guillot en application des consignes précises et chiffrées du ministre, Monsieur Hortefeux. Beau boulot !
Arrivée en France en 2003, Antou-Ghislaine MATOUBA FOUMA travaille dans une maison de retraite de Seine-et-Marne. Elle a été arrêtée sur son lieu de travail par des policiers accompagnés d’agents de l’URSAFF, alors qu’elle procédait à la toilette d’une personne âgée. La classe !Le Juge des libertés et de la détention de Paris devant qui elle a comparu aujourd’hui a estimé que tout baignait et l’a maintenue en rétention pour 15 jours. Bonjour la Justice ! Antou est en prison, Gloire de Dieu seul à la maison, comme un petit homme vaillant. Ce midi, la cantine du collège était fermée. Gloire de Dieu n’a pas mangé.
Monsieur le ministre, Monsieur le Préfet, Monsieur le Juge, bon appétit.
Exigeons du ministre et du préfet de Seine et Marne la libération immédiate d'AntouFax ministère de M. Hortefeux : 01 55 55 49 20
Standart 01 77 72 61 00
Conseiller du ministre : patrick.stefanini@iminidco.gouv.fr
Directeur de cabinet : thierry.coudert@iminidco.gouv.fr
Directeur-adjoint : guillaume.larrive@iminidco.gouv.fr
Conseillers techniques : sabrina.belkhiri-fadel@iminidco.gouv.fr
geoffroy.didier@iminidco.gouv.fr
Matignon
http://www.elysee.fr/ecrire/index.html
Maxime Tandonnet (conseiller immigration) maxime.tandonnet@elysee.fr
Préfet Seine-et-Marne michel.guillot@seine-et-marne.pref.gouv.fr
fax chef de cabinet : 01/64/71/75/25
Exigeons du Ministre et du Préfet de l'Essonne la régularisation immédiate d'Antoufax
01 64 97 00 23
prefet : gerard.moisselin@essonne.pref.gouv.fr
dir cab : jean-françois.raffy@essonne.pref.gouv.fr
chargé des titres de séjour : christian.vedelago@essonne.pref.gouv.fr
chargé des éloignements : robert.texier@essonne.pref.gouv.fr
