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martes, 27 de mayo de 2008

GRÈVE DE LA FAIM DES SANS PAPIERS LATINO-AMERICAINS Á BRUXELLES


Voir:
Grève de la faim des sans papiers latino-américains á Bruxelles

Article de José Gregorio

Maison de l'Amérique Latine, Ixelles, ce lundi 19 mai 2008, le Comité Latino-Américain Pour la Régularisation des sans papiers tenait une conférence de presse expliquant l'occupation des locaux et le début d'une grève de la faim illimitée.

Suite a l`occupation ce jeudi 15 mai 08 des locaux de l`Asbl Maison de l`Amérique Latine par des Péruviens, Chiliens, Equatoriens, Brésiliens, Uruguayens, Salvadoriens etc. le CLPR, comité latino-américain pour la régularisation des sans papiers, a tenu une conférence de presse pour annoncer le début d`une grève de la faim illimitée débutant ce lundi 19 mai.

Le CLPR est membre de la Coordination Nationale des Sans Papiers, CNSP. Nous avons rencontré et interviewé plusieurs grévistes de la faim, ils sont 5 a démarrer la grève de la faim dans un premier temps.

Ils vivent et travaillent en Belgique depuis de nombreuses années, sont bien intègres dans la société, avec parfois des enfants nés en Belgique et ayant même la nationalité belge. Certains ont même des petits enfants et déclarent évidemment que leur vie et leur futur sont ici et refusent de partir.

Le Comité latino-américain se bat depuis des années et veut marquer sa solidarité avec les actions de grève de la faim menées dans plusieurs églises (Beguinage, Forest, rue Royale, etc...)
Devant l`immobilisme du monde politique, l`action a pour but d`ouvrir une négociation rapide avec le Ministère du Travail et de l`Immigration, jusqu`a l`obtention des papiers.

L`avocat des sans-papiers a explique le contexte légal et les critères de régularisation (-ancrage local durable en Belgique, présence au 31 mars 07, circonstances exceptionnelles.)Voir vidéo en annexe à suivre sur le site.

Malgré l`injustice, l`insécurité et l`inhumanité de la situation, les Droits de l`Homme ne pèsent pas lourd devant la frilosité procédurière de nos politiciens qui semblent craindre de légiférer trop clairement.

Presque dix ans après la mort de Semira Adamu, étouffée lors de son expulsion dans un avion de la Sabena, et tout récemment le jeune Camerounais qui a failli subir le même sort dans une tentative d`expulsion le 26 avril 08 dans un vol commercial de SN Brussel... Devant les protestations et surtout les enregistrements vidéos de plusieurs passagers, il allait être évacué de l`avion avec d`ailleurs les témoins indésirables !!

Quelques jours plus tard, Ebenizer Sontsa se "suicidait" au centre ferme de Merkplas.

Pas de chance, il n`était pas tibétain...

miércoles, 14 de mayo de 2008

APPEL A LA CONFERENCE INTERNATIONALE DE SOLIDARITE

Türkçesi aşağıda



APPEL A LA CONFERENCE INTERNATIONALE DE SOLIDARITE AVEC LES PRISONNIERS POLITIQUES




Les prisons sont parmi les domaines les plus importants dans le cours de l’histoire du développement de l’humanité.

Les prisons qui sont parmi les endroits où la lutte des classes se présente le plus directement, évoquent d’une part la barbarie et la cruauté, mais d’autre part sont des foyers de résistance, d’héroïsme et de la défense des valeurs humaines. Si on met de coté ce qui se passait préalablement, à partir des années 1990, les prisons sont en même temps parmi les principaux domaines où on peut constater l’aggravation de l’agressivité du globalisme impérialiste, dont le pionnier est les Etats-Unis.

Les prisons sont comme des bancs d’essai de l’oppression, de la torture, de la terreur et du despotisme, dont les peuples sont victimes; les prisonniers politiques sont physiquement et psychologiquement soumis à tous ces persécutions. D’autre part la résistance entamée par les prisonniers politiques dans les geôles, qui s’articule de même à la résistance déployée dehors, est une lutte pour s’assumer la dignité humaine et le futur de l’humanité.

Nous organisons en tant que le Comité Européen de Solidarité Avec Les Prisonniers, les 24-25 Mai 2008 à Cologne en Allemagne une conférence internationale pour débattre sur la question des prisons afin de contribuer a la solidarité avec les prisonniers politiques à l’échelle internationale. Notre conférence qui va réunir plusieurs anciens prisonniers, plusieurs représentants des associations de prisonniers, ainsi que ceux d’autres associations intéressées de la Turquie/Le Kurdistan du Nord, de l’Iraq, et de la Palestine, de l’Espagne et du Pays Basque, de l’Italie, des pays Latino-Américains et des pays d’Afrique et de l’Asie avec aussi les contributions écrites de plusieurs qui sont toujours en prison, a pour objectif d’aboutir à ces résultats:

1. Faire le point sur les tortures, les répressions et les méthodes physiques et psychologiques de répression appliqués dans les prisons
2. Partager les expériences et les résistances dans les prisons.
3. Préciser les contributions que nous pourrions faire a la lutte mené dans les prisons, qui représentent une domaine où la lutte de classes est la plus directe et la plus dure; collectiviser les luttes singulières et développer ensemble les moyens de lutte organises en discutant sur les moyens et les formes de la lutte.
4. Contribuer a la solidarité internationale des prisonniers politiques, de leurs familles et de leurs avocats.

Toutes les personnes et les organisations progressistes et révolutionnaires qui sont intéressées aux questions carcérales sont invitées à notre conférence. Ceux qui s’intéressent pour s’inscrire à notre conférence peuvent s’adresser à l’adresse électronique suivante: info@wewantfreedom.org


Comité Européen de Solidarité avec les Prisonniers Libres

P r o g r a m m e

Samedi le 24.05.2008
09.00 – 09.15 Inauguration et information

1ère Séance : L’approche à la question des prisons; le problème carcérale dans le cours de l’histoire.

09.15 – 10.30 Exposées
10.30 – 10.45 Repos
10.45 – 12.00 Débats
12.00 – 13.00 Déjeuner
13.00 – 13.30 Projection de film

2ième Séance: Les méthodes de répression physiques et psychologiques et leurs buts

13.30 – 14.45 Exposées
14.45 – 15.00 Repos
15.00 – 16.15 Debats
16.15 – 16.30 Repos

3ième Séance: Les prisonniers parlent: La lutte et la résistance dans les prisons et les expériences de lutte.

16.30 – 17.45 Exposées
17.45 – 18.00 Repos
18.00 – 19.00 Debats
19.00 – 20.00 Diner
20.00 – 22.00 Activité culturelle

Dimanche le 25.05.2008

4ième Séance: Le rôle des juristes et des familles dans les luttes en prison

9.30 – 10.45 Exposées
10.45 – 11.00 Repos
11.00 – 12.00 Débats
12.00 – 13.00 Déjeuner

5ième Séance: La solidarité internationale et les perspectives de lutte pour l’avenir

13.00 – 15.00 Débats
15.00 – 15.15 Repos
15.15 - 15.30 Discours de clôture
____________________________
Ezilen Göçmenler Kolektifi (EGK)
Collectif des Opprimes Immigres (COI)
Web : http://www.collective-oi.org
E mail : info@collective-oi.org

viernes, 2 de mayo de 2008

HONTE A LA BELGIQUE, A SA POLICE, A LA COMPAGNIE SN BRUXELLES AIR LINES !!!






Bonjour à tous,

Je vous envoie ce message de Mons en Belgique. J'y suis arrivé hier 26 avril 2008 peu après minuit et après avoir été expulsé violemment du vol de SN Bruxelles Air Lines à destination de Kinshassa via Douala et gardé en cellule à l'aéroport de Bruxelles de 11:00 à 22:00 sans manger, ni boire et sans pouvoir contacter ma famille.

Petit compte rendu:

Nous sommes le 26.04.2008, je me rends au Cameroun pour mes vacances. Je pars de Clichy à 5:30 en taxi pour CDG1. Je pars de Paris à 7:40 pour Bruxelles avec un vol SN Bruxelles Air Lines et doit prendre la correspondance pour Douala à 10:40 à l'aéroport de Bruxelles.

Lors de mon entrée dans l'avion entre 10:00 et 10:45, je suis bien accueilli par les hôtesses, je vais rejoindre mon siège, le N° 41H qui se trouve vers le fond de l'avion, à 5 ou 6 rangées de mon siège.
Lorsque j'y arrive, il y a au fond de l'engin à la dernière rangée des hommes habillés en tenue grise et qui essayent de maitriser un homme de couleur noire. Celui-ci se débat et crie : « Au secours, laissez moi, je ne veux pas partir». Les hommes en gris essaient de l'empêcher de parler en l'étouffant. Le jeune homme se débat comme il peut et continue de crier car il y a sur lui 4 colosses en gris. D'autres policiers en civile ont établis un périmètre de sécurité et personne ne peut aller vers le lieu du drame qui se déroule sous nos yeux.

Je me rends compte que c'est une expulsion, l'homme que l'on expulse est toujours maitrisé et étouffé et pousse des cris que l'on n'entend plus bien.

Je me souviens alors de Semira Adamu, une jeune nigériane qui était morte en septembre 1998, il y a 10 ans lors d'une expulsion similaire à celle qui se déroule sous mes yeux dans un avion Sabena.

Quedois-je faire ? Rester sans rien dire comme les autres? Agir ?

En tant que militant des droits de l'homme et des étrangers, je me lève, interpelle l'hôtesse la plus proche de moi proteste en lui disant fermement et à voix haute que ceci est un vol commercial et que je ne saurais voyager dans ces conditions. D'autres passagers jusque là restés calmes se lèvent et protestent à leur tour. Je filme comme d'autres passagers la scène avec mon appareil photo. Devant cette protestation générale, les hommes en gris quittent l'avion avec leur passager.

Quelques minutes plus tard, des policiers montent dans l'avion, trois personnes sont désignées par les policiers en civil, je suis parmi elles. Les policiers nous demandent de quitter l'avion, lorsque je pose la question pourquoi, ils se jettent sur moi, menottes aux mains, coups par ci par là, je saigne, je suis trainé dans les couloirsde l'avion et puis dans les escaliers avant d'être jeter dans un fourgon de la police sans mes 2 valises en soute et ma petite valise de cabine. J'ai quelques bobos sur le visage et les mains blessées par les menottes. De ce fourgon, je remarque qu'une policière a mon appareil photo dans la main et visionne certainement mon petit film de la scène de l'avion.

Une dure et longue journée commence pour moi sous les insultes et les maltraitances des policiers qui m'emmènent au cachot de l'aéroport de Bruxelles.
A 13:35 la police nous libère, nous sommes 2 à ce moment un autre camerounais qui était dans la bande des trois
expulsés et moi. Je n'ai plus vu le troisième, un homme de couleur blanche.

Au moment de notre libération, la police nous informe que nous ne voyagerons plus pendant les six prochain mois avec la compagnie SN Bruxelles Air Lines. A la question de savoir comment nous allons faire pour nous rendre au Cameroun, la police nous renvoie vers la compagnie.

Avec mon compagnon d'infortune, nous nous y rendons. Nous demandons à rencontrer l'un des responsables de la compagnie, on nous indique que le responsable de la sécurité de la compagnie arrivera bientôt. Nous patientons, j'ai une pensée pour ma petite fille qui m'attend à Douala avec impatience et enthousiasme et qui certainement sera très déçue de ne pas me voir. Je suis en colère, très en colère.

La responsable de sécurité de la compagnie arrive et nous informe que nous avons tous les 2 étés fichés dans la liste noire (pas blanche) de la compagnie et ne pourrons plus voyager avec elle pendant les 6 prochains mois. Je lui demande alors comment nous faisons dans ce cas pour arriver à Douala. Elle m'indique que c'est à nous de voir et que la compagnie ne nous remboursera pas. Après ces mots, ma colère monte, mon ton aussi, je signale a cette dame que je n'ai pas de problème si je ne voyageais plus jamais avec SN Bruxelles Air Line, mais que je souhaite rentrer à Paris et surtout me faire rembourser car la compagnie n'a pas rempli son contrat.
Mon ton est haut mais courtois les passants nous regardent, la dame appelle la police qui vient et me ramène cette fois
seul au cachot.
J'y resterais jusqu'à 22:00 sans manger, ni boire et ni contacter ma famille.
Mon neveu qui habite Mons est contacté et arrive avec son épouse entre 21:00 et 22:00.

Les policiers m'informent de leur présence et m'indiquent que je suis libre de rentrer avec eux. Je leur dis que je ne comprends pas pourquoi j'ai été en cellule toute la journée dans ces conditions et que je ne souhaite pas la quitter avant qu'une solution ne soit trouvée à mon problème : partir à douala ou rentrer sur Paris et être remboursé.

Des explications se font de part et d'autres, les policiers souhaitent que je quitte la cellule et moi je souhaite y rester, ce qui visiblement ne les satisfait pas. Les policiers décident donc de me sortir de la cellule par la force, me remettent mes affaires, je refuse de les prendre.
L'un d'entre eux me menace, me tient par le cou et me pousse hors de leurs bureaux et me balance mes affaires sur la figure, je m'en vais sans les ramasser. Mon neveu et son épouse me rejoignent je suis une fois de plus en colère, très en colère de tout ce qui se passent. Je leurs demande de rentrer à la maison, ils refusent évidemment.

L'épouse de mon neveu va voir l'un des policiers qui lui donne mes affaires et des informations sur les démarches que je devrais faire. Elle revient avec mes affaires, il y manque mes lunettes de soleil Ray Ban et en plus la vidéo de la scène dans l'avion a été effacée de mon appareil photo, sûrement par les policiers qui m'ont interpelé. Une preuve vient d'être détruite, heureusement pas toutes car d'autres passagers ont filmé la scène.
Je suis toujours en colère, très en colère, je pense à ma petite fille pour qui j'ai exceptionnellement pris mes congés, je suis en colère parce que ces derniers jours ont été éprouvants professionnellement, physiquement et moralement.

Je suis en colère, très en colère parce que je suis du genre calme, courtois et surtout pas violent. Or toute cette journée, j'ai été traité avec mépris et violence parce que j'ai été un moment la bouche d'un malheur qui n'avait point de bouche, parce qu'en protestant dans l'avion, je suis allé au secours d'un être humain qui était maltraité et qui demandait du secours.

Je suis en colère parce que je suis fatigué et que je souhaitais prendre quelques semaines de repos et aller passer du temps avec ma petite fille. Je ne sais pas quand et comment je me rendrai au Cameroun. Je ne sais pas au moment où je vous écris où sont mes valises.

Avec patience mon neveu et son épouse m'ont convaincu de les accompagner chez eux à Mons. Nous avons demandé une attestation indiquant que j'étais en cellule de 11:00 à 22:00, le policier de faction a eu la gentillesse de m'en donner une en Néerlandais.

Nous sommes arrivés à Mons peu après minuit. J'avais des douleurs partout, sur le visage, les bras, les doigts au dos et une très grosse faim, j'ai mangé sans appétit et je suis allé me coucher.

Ce matin, je suis un peu plus calme, j'ai encore quelques douleurs aux doigts, aux bras et au visage.

Je vais me rendre à Bruxelles pour me faire signifier officiellement que je suis sur la liste NOIRE de la compagnie, que je ne voyagerai plus avec cette compagnie et que je ne serai pas remboursé. J'espère également retrouver mes valises dans l'état où je les avais confiés à la compagnie.
Une autre dure journée va commencer, comment se terminera-t-elle ? Je n'en sais pas grand-chose pour le moment.
Je peux simplement préjuger qu'elle ne sera pas facile car je ne compte pas laisser passer cette histoire sans réagir.

Je vais faire un appel à témoins et engager une action contre SN Bruxelles Air lines. On en reparlera.

Sur ce, je vous souhaite un bon et agréable dimanche.

Prière diffuser largement ce message.
A bientôt ! Et mon combat continue.

Serge N FOSSO

sábado, 22 de marzo de 2008

POLITIQUE D´ASILE ALLEMANDE ET SES CONSEQUENCES MORTUAIRES

" Politique d´asile Allemande et ses conséquences mortuaires "

(1993 à 2007)



30/12/07 à Berlin: Le tunisien Mohamed Mechergui (28) se pend dans la prison de déportation.

11/12/07 à Amberg: L´Iranien Kamal X se trempe dans l´essence,se met le feu et meurt des brûlures de l´incendie.

29/08/07 à Rostock: Soran Ali Khorshid ressortissant d´Irak
meurt d´une surdose de médicaments.

13/08/07 à Mostar en Bosnie: Amrus Aljiti meurt d´un manque d´insuline. Quatre semaines avant, malgré qu´il soit gravement malade, il fut malheureusement déporté.

27/06/07 à Frankfurt am Main: le Kurde Mustapha Alcali (30) se pend dans la prison de déportation.

07/06/07 à Luanda en Angola: Sherry Alex (24) meurt du paludisme (malaria) après être
déporté.

11/04/07 à Lotte dans le Nordrhein-Westfalen: Un refugié de 34 ans originaire du Nepal se poignarde et meurt des suites de cette blessure dans le Camp d´Asile.

04/02/07 dans la frontière entre la République Tchèque-Allemagne dan l´Etat de Sachsen: Deux refugiés éthiopiens, écrasés par le train et meurent des suites de cet accident.

12/12/06 à Niedersachsen: Le refugié Kurd G.Y. se pend dans un hôpital Psychiatrique.

04/12/06 dans le port de Hamburg: Les Colombiens Wilson O. (35) et Juliano A. (33) sont retrouvés morts asphyxiés dans le cargo de compartiment de Bananes d´un Navire de Marchandises appelé "Regal Star".

26/10/06 à Stadelheim: Asseged Adamaso (32), originaire d´Ethiopie se pend dans la prison de déportation.

05/10/06 à Sachsen: Le refugié (28) originaire de Tschetchenie se pend dans le camp d´Asile.

01/08/06 à Dannenreich dans le Brandenburg: Quatre Vietnamiens meurent d´un accident de la circulation au cours d´une poursuite suicidaire par la police.

Ces morts sont le résultat d'une abolition virtuelle du droit d'asile, du à la modification de la Constitution fondamentale en la République Fédérale d'Allemagne il y a 15 ans, c'est à dire le 1 juillet 1993. Cette modification constitutionnelle a abouti à la non- protection de réfugiés en Allemagne.


Les restrictions légales supplémentaires mises en vigueur en novembre 1993 en forme de la loi de fondamentale de la demande d'asile aggravées en fin août 2007 par la (loi consentante de l'UE).Celle-ci amenant la République Fédérale à beaucoup plus de fermeté à l'égard des demandeurs d'asile, voire fermer ses frontières aux refugiés et refuser le droit d'asile en Allemagne.

L'application de ces lois ou décrets imposés par les administrations fonctionnent normalement. L'appareil mis en place fonctionne inexorablement bien. La violation de ces structures ou de ces restrictions est considérée par cette administration comme un crime grave ou "dégradation des biens publics". Mais la limite acceptable aux valeurs morales ou dignité humaine et le droit de l'homme n'a aucun sens devant cette administration. La déportation est irrévocable voire inévitable même si ces derniers ont eu un séjour de plus de 15ans à 20ans en Allemagne.

Les demandeurs d'asile reconnus et ayant le droit d'asile, se sentent depuis un certain nombre d'années menacés et sont obligés une fois encore de lutter pour leur sécurité et leur existence afin qu'ils ne perdent pas ce qu'ils ont de droit. Seulement de 2004 à 2007, l’Office Fédéral de l'immigration et des refugiés a repris la procédure de demande d'asile sur 51 887 refugiés ayant le droit d'asile et retiré le permis de séjour à 41 639 à ceux-ci. Officiellement ces derniers, reconnus comme refugiés politiques sont toujours menacés par leur pays d'origine. Malgré que leur vie soit menacée, ils seront quand même déportés. (Ex: Celui qui vient de la Turkie). Le résultat frappant de cette politique est qu'il n'y a que 19 164 demandent d'asile, c'est le nombre le plus faible enregistré en Allemagne depuis 31 ans. Et dans le même temps, il n'y a que 304
reconnus, ayant le droit d'asile par l'Office Fédéral de Migration, c'est à dire (1,1%) de l'effectif de demande d'asile. 6 894 (24,1%) ceux- ci sont seulement sous la couverture de déportation entendant que leur sort soit élucidé selon l'article §60 paragraphe 1 du droit de séjour.

La documentation présente montre plus de 5 000 cas incidents isolés des conséquences du racisme d'Etat et social par les personnes concernées. Pour les refugiés qui avaient l'espoir de trouver dans ce pays protection et sécurité, à la fin souffrent de ce
système étatisés. Les statistiques annuelles de la documentation ne baissent pas proportionnellement aux chiffres de la demande d'asile mais restent constantes. Ce système sordide se voit monté en puissance.

Cette documentation couvre la période du 01/01/1993 à 31/12/200 174 refugiés meurent au cours de leur route vers l'Allemagne ou à la frontière Allemande.

130 meurent à la frontière-Est de l'Allemagne. 475 refugiés souffrent des blessures lors de leur traversée de la frontière, 295 d'eux viennent la frontière Est-allemande. 149 refugiés se suicident en prison en attente d'une déportation. Et trouvent la mort en fuient la déportation. 56 d'entre eux meurent dans le camp de déportation. 746 refugiés se blessent eux-mêmes à cause de la peur d'une déportation, d'autres dans la protestation contre la déportation (grève de fin) ou essaient de se suicider, 449 se suicident en prison dans leur attente de déportation. 5 refugiés sont morts pendant de leur déportation 356 refugiés sont blessés à cause des mesures inhumaines appliquées sur eux lors de leur déportation. 29 refugiés meurent dans leur pays d'origine après leur déportation.

441 refugiés sont maltraités et torturé par les policiers ou les militaires de leur pays d'origine lors de leur déportation, ils risquent leur vie à cause des sévîmes sur eux et les maladies graves dues à la maltraitance. 70 refugiés disparus sans aucune trace après leur déportation. 13 refugiés meurent dans les brigades de la police Allemande 405 refugiés sont blessés par leur policiers, 129 blessés au cours de leur arrestation. 67 refugiés sont morts de l'incendie lors de l'attaque de leur résidence. (camp d'asile) 744 refugiés sont sévèrement blessés. 14 refugiés meurent des suites d'une attaque raciste au cours de leur déplacement. 719 personnes sont blessées. Depuis 1993, 370 refugiés sont morts du aux conséquences des mesures prises par la République Fédérale d'Allemagne. 81 personnes décèdent également lors de l'incendié meurtrière due aux attaques racistes du camp d'asile.

____________________

ANTIRASSISTISCHE INITIATIVE E.V.
Dokumentationsstelle
Mariannenplatz 2 – Haus Bethanien – Südflügel – 10997 Berlin
Fon 030 617 40 440 – Funk 0177 37 55 924 – Fax 030 627 05 905

ari-berlin-dok@gmx.de www.ari-berlin.org/doku/titel.htm

miércoles, 12 de marzo de 2008

COLOMBIE: TERRORISME D'ETAT



Hommage national et international aux disparus, aux déplacés, aux exilés, aux victimes de massacres et d'exécutions extrajudiciaires en Colombie.

lunes, 10 de marzo de 2008

PROCES FRANÇAIS CONTRE LA DICTATURE CHILIENNE







Communiqué de presse
Procès français contre la dictature chilienne

La Justice française a enfin décidé que le procès contre 16 importants tortionnaires de la dictature chilienne, le seul qui aura lieu au niveau international, se tiendra à Paris la semaine du 19 au 23 mai prochain.

Stricto sensu, ce procès ne porte que sur les crimes concernant quatre citoyens franco-chiliens : Jean-Yves CLAUDET, Georges KLEIN, Etienne PESLE et Alfonso CHANFREAU. Cependant, sur le plan politique et symbolique, il s’agit du procès de l’ensemble des responsables de la dictature militaire, ainsi que de la mise en accusation de la globalité de leurs pratiques criminelles.


Pour les familles de nos quatre camarades, ce procès marquera l’aboutissement de plus de trente ans d’une longue et difficile lutte pour la justice. Pour des milliers d’autres familles de victimes cela représentera la reconnaissance internationale d’un droit que la justice chilienne n’a pas toujours su respecter. De notre côté, pour notre association, dont les objectifs sont la VÉRITÉ, la JUSTICE et la MÉMOIRE, ce procès est la récompense de dix années de luttes et de mobilisations démocratiques et citoyennes.


Mais cela n’est pas tout, à nous de transformer cette démarche judiciaire en fenêtre médiatique, la dernière peut être qui nous est offerte avant que l’opinion publique, les médias et les autorités ne tournent définitivement la page. A nous de profiter de ce dernier coup de projecteur sur les crimes de la dictature chilienne pour rencontrer la presse, pour manifester, pour demander à nos fidèles amis français de nous accompagner encore une fois dans notre inlassable demande de JUSTICE.


Nous espérons rencontrer beaucoup de Chiliens et d’autres citoyens de l’hexagone disposant d’une bonne mémoire et d’amitié pour nous accompagner aux divers rendez vous que nous demandera ce dernier grand chapitre de la SOLIDARITE.


Association d'Ex-prisonniers politiques Chiliens - France
10 mars 2008
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jueves, 14 de febrero de 2008

UN PROCÈS HISTORIQUE EN FRANCE SUR LES CRIMES DE PINOCHET

Chili / France
mardi 12 février 2008

Un procès historique en France sur les crimes contre l’humanité commis sous la dictature chilienne


La Fédération internationale des ligues des droits de l’homme (FIDH), et ses organisations membres au Chili, la Corporation pour la défense et la promotion des droits du peuple (CODEPU), et en France, la Ligue des droits de l’Homme et du citoyen (LDH), se réjouissent de la tenue, annoncée hier, du jugement in abstentia à Paris du 19 au 23 mai de 15 anciens hauts responsables de la dictature de Pinochet, auteurs présumés de la disparition de quatre français ou franco-chiliens pendant la dictature.

La FIDH, CODEPU et la LDH se sont constituées parties civiles aux côtés des familles des quatre français dans un procès, qui, devrait permettre la première condamnation du système répressif de la la dictature de Pinochet telle qu’elle a régné de 1973 à 1990 au Chili.

Les crimes poursuivis de disparition (qualifiées d’arrestation et séquestration aggravées en droit français), de torture et d’acte de barbarie rendent en effet compte de l’échelle de commandement du régime et d’évènements marquants de la dictature et initiés par Augusto Pinochet : le bombardement du Palais présidentiel de la Moneda, le plan condor visant l’élimination des opposants des régimes dictatoriaux de la région, les crimes commis dans le centre clandestin de torture « la colonie ’Dignidad’ » mis en place par l’ancien criminel nazi Paul Schaeffer.

L’enquête a révélé que Georges Klein, conseiller au cabinet du président Salvador Allende, avait été fait prisonnier et a disparu le jour du coup d’Etat militaire, le 11 septembre 1973, alors qu’il se trouvait aux côtés du président Allende lors de l’attaque du Palais de la Moneda ; le père Etienne Pesle a disparu le 19 septembre 1973 ; Alphonse Chanfreau, figure emblématique du Mouvement de la gauche révolutionnaire (MIR) a disparu le 30 juillet 1974, ayant été aussi détenu à la colonie ’Dignidad’ ; Jean-Yves Claudet-Fernandez, membre également du MIR a disparu le 1er novembre 1975 en Argentine dans le cadre du plan Condor.

"Les audiences permettront entre autres de faire entendre plusieurs témoins historiques. En dépit de la mort d’Augusto Pinochet, ce procès n’en sera pas moins celui, posthume, du dictateur, mais également le seul de l’ensemble du système de répression mis en place", écrivent Mes Claude Katz, Sophie Thonon, William Bourdon et Benjamin Serfati, avocats des victimes et des parties civiles.

Parmi les 15 suspects qui seront jugés à Paris figurent le général Manuel Contreras, ex-chef de la Dina (police secrète du régime militaire chilien), et Paul Schaeffer. Augusto Pinochet avait également été poursuivi dans cette affaire, un mandat d’arrêt international avait aussi été délivré contre lui. Mais il est mort le 10 décembre 2006 , quelques semaines avant l’ordonnance de mise en accusation de la Juge Sophie Clément, et sans jamais avoir été jugé. Trois autres suspects sont décédés avant l’ouverture de ce procès.

« La détention d’Augusto Pinochet à Londres en 1998 a permis de relancer les procédures en cours, initiées par les victimes de la dictature chilienne, au Chili comme à l’étranger. Ce procès, de part la nature des crimes concernés, imprescriptibles, dépasse les frontières et contribue à la lutte contre l’impunité à un niveau mondial. On espère maintenant que la vérité qui sortira de ce procès sera entendue au Chili et permettra d’affronter la réalité des crimes encore trop peu connue », ont déclaré Hiram Villagra y Federico Aguirre, avocats du CODEPU au Chili.

domingo, 3 de febrero de 2008

ARBITRAIRE ARRESTATION D'UN AVOCAT DEFENSEUR DES DROITS DE L'HOMME EN ESPAGNE



COMITE INTERNATIONAL CONTRE LES DISPARITIONS FORCEES ET LA TORTURE



Le 23 janvier passé, 5 personnes ont été arrêtées en Espagne.

Il s’agit de : José Luis Fernández González, Fernando Cantabrana Berrio, Fernando Rodríguez Blanco, Carlos Cela Seoane et Juan Manuel Olarrieta Alberdi.
Le domicile de Juan Manuel OLARRIETA a été sauvagement perquisitionné et son épouse et ses deux filles intimidées.

Juan Manuel OLARRIETA ALBERDI est un avocat très connu à Madrid, défenseur des droits de l’homme, délégué international à la 5ème Conférence Contre les Disparitions Forcées, organisée par ICAD et YAKAY-DER, qu’a eu lieu à Diyarbakir, en Turquie le mois de mai 2006.
Juan Manuel OLARRIETA ALBERDI, est sensible à la cause des prisonniers politiques et en tant que professionnel conséquent a défendu des prisonniers politiques des diverses organisations de gauche, ce que ne signifie pas qu’il soit militant des dites organisations, comme le prétend le Gouvernement Espagnol. Dans un « état démocratique» n’emporte quel accusé a le droit d’être défendu devant un Tribunal. Monsieur OLARRIETA n’a rien fait de plus qu’exercer sa profession.

Nous Organisations de Droit de l’Homme, sommes profondément inquiets face cette grave violation du droit d’exercice d’un avocat et de l’utilisation abusive des lois antiterroristes, qui tendent à réprimer toute opposition sociale.

Nous exigeons l’immédiate libération de l’avocat Juan Manuel Olarrieta et nous condamnons l’injuste persécution dont fait l’objet ce professionnel.

Nous suivrons de près le développement de cette nouvelle manipulation de l’Etat Espagnol contre les opposants politiques et contre les professionnels que luttent pour le respect des Droits de l’Homme.

ICAD Bureau International ICAD Belgique
ICAD France ICAD Amérique Latine


Paris, le 3 de Février 2008




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miércoles, 23 de enero de 2008

PEUPLE MAPUCHE : A L’OPINION PUBLIQUE BELGE

Rassemblement de soutien à la lutte du Peuple Mapuche

Vendredi 25 Janvier à 17h

Ambassade du Chili
Rue des Aduatiques, 106
1040 - Bruxelles

Après 15 ans les gouvernements successifs de transition n’ont pas réussi à changer l’héritage institutionnel de Pinochet; ils ont laissé la porte grande ouverte aux multinationales. Le territoire Mapuche, peuple originaire du Chili, continue à être spolié au bénéfice des entreprises. La résistance (récupération des terres) est criminalisée et réprimée en utilisant la loi anti-terroriste dictée pendant la dictature.

Aujourd’hui, le peuple Mapuche est sauvagement réprimé :

  • Leurs dirigeants emprisonnés
  • Leur territoire militarisé
  • Un « comando » paramilitaire est réactivé avec l’objectif de provoquer des attentats contre les communautés Mapuches

Pour améliorer les conditions d’emprisonnement les Mapuches ont réalisé la plus longue grève de la faim de l’histoire du Chili, Patricia Troncoso a dépassé les 100 jours de grève, elle est au seuil de la mort. Elle est en isolément et interdite de rencontrer sa famille et les institutions des droits de l’homme.

Inflexible, le gouvernement de Madame Bachelet n’a pas donné de réponse à ses revendications légitimes.

Nous, le Collectif de solidarité avec le peuple Mapuche en Belgique, nous demandons :

  • Une réponse immédiate à la situation d’urgence de Patricia Troncoso.
  • Libération de tous les prisonniers politiques Mapuches, révision de leurs procès et application des accords internationaux en matière de droits des peuples indigènes.
  • Fin de l’occupation militaire de leurs territoires; fin de la situation de conflit permanent et des mesures arbitraires de la police avec des contrôles et des perquisitions, ont laissé déjà des blessés et deux morts.
  • Dérogation de la loi antiterroriste et le respect du droit international concernant les peuples originaires et en spécial la convention 169 de la OIT.

Seulement votre solidarité aidera à rendre justice à nos frères Mapuches.


Collectif de solidarité avec le peuple Mapuche en Belgique

martes, 22 de enero de 2008

CHILI :PATRICIA TRONCOSO EST SUR LE POINT DE MOURIR.

20 janvier 2008


Selon le diagnostic d'une commission de médecins indépendants, Patricia Troncoso est sur le point de mourir.

La doctoresse Berna Castro qui a examiné, avec une équipe de médecins indépendants, Patricia Troncoso à l'hôpital de Chillan a déclaré : " elle est en grave, très grave danger de mort". Toujours selon la doctoresse, Patricia Troncoso peut mourir à tout instant, elle en est à l'étape trois, c'est à dire le niveau maximum de gravité.

Elle a expliqué que cette fin de semaine elle a subit une très grave déficience immunitaire, et que ce paramètre implique qu'elle est à chaque instant plus proche d'un dénouement fatal. Elle a enfin ajouté, que, au contraire de ce que disent les rapports officiels concernant la gravité de Patricia Troncoso, les médecins de la gendarmerie maintienne la prisonnière politique dans une salle où il n'y a pas de moniteurs cardiovasculaires et pas d'équipe de réanimation.

Pour la doctoresse Berna Castro, le mieux serait qu'elle soit transférée à Santiago, « parce à Chillan elle est isolée, et souffre de tortures et pressions, les gendarmes installent, par exemple, une table dans sa chambre et mangent devant elle ». http://www.mapuches.org

DECLARATION DE LA CHEPA A SON 100EME JOUR DE GREVE DE LA FAIM

Hôpital de Chillan, 18 janvier 2008,


« A mon peuple mapuche aimé et à tous les peuples exploités et opprimés »

« Je suis ici et continue de me battre contre l’état oppresseur… tout comme vous. Chaque jour et chaque nuit, non avec ma force si non qu’avec la force et le courage que vous me donnez.

Chers frères de quoi nous accusent-ils ?

De quoi sommes nous coupables ?

Nous avons seulement cherché à obtenir justice, une justice que l’envahisseur nous a toujours nié.

De quoi nous accusent-ils donc ?

De ne pas céder face à leur arrogance qui aujourd´hui, une fois encore, nous frappe, nous assassine, et nous incarcère. Aucun d’entre nous n’a perdu la mémoire. Chacun d’entre nous a résisté, tout au long des années, à l’exploitation et aux expulsions.

Chacun d’entre nous continu d’écouter au fond de lui, la voix de son grand père, de sa grand-mère, qui nous ont conté comment se sont passés les saccages.

Chacun d’entre nous, a, aujourd’hui un motif pour continuer à lutter et pour résister, avec le courage des vieux combattants, avec leur loyauté, leur vaillance, et aussi, leur sagesse.

Chacun d’entre nous est responsable, responsable de la défense de tous ceux qui généreusement luttent pour appuyer le peuple mapuche, les communautés et le peuple pauvre et exploité. Amis, continuons d’avancer, plus unis que jamais pour défendre nos droits à la terre et la liberté.

Courage mes frères, courage mes soeurs.

Où il y a des coligues, des coligues naîtront, si un tombe, dix se lèveront….. »

AMULEPE TAIÑ WEICHAN MARRICHIWEU


Patricia Troncoso, hôpital de Chillan.

LETTRE OUVERTE DE PATRICIA TRONCOSO A MON CHER PEUPLE

A mon cher peuple, à chacun de mes chers lamuen, aux mamans de Matias et d’Alex :

Je veux exprimer ma plus profonde tristesse pour la mort du Weichafe Matias Catrileo Quezada. Notre lamuen a offert la générosité de sa jeunesse et de chacune de ses vertus, qu’il n’a pas hésité à mettre au service de son peuple.

Aujourd’hui est un jour de deuil, non seulement pour le peuple Mapuche, mais aussi pour tous les autres peuples qui veulent briser les chaînes de l’oppression du système économique immoral et inhumain, celui-ci qui nous soumet, qui nous appauvris et qui nous exploite.

Matias, tout comme Alex Lemun, que j’ai connus tous les deux, sont l’exemple que notre peuple doit se doit de continuer de nourrir, qu’il doit se lever à nouveau et se défendre. Chacun de nous sommes responsables du futur de la lutte de notre peuple, nous sommes ceux qui ont participé à retrouver l’espoir d’un futur meilleur pour nos jeunes et nos enfants.

Chaque prisonnier politique Mapuche témoigne au quotidien que cette lutte n’est pas celle de quelque uns, mais de tous et que la terre retrouve la vie de ceux à qui elle a donné naissance.

Merci lamuen Matias Catrileo, merci Alex Lemun. Votre lutte est un exemple de valeur et de loyauté à la terre et à ses gens.

Patricia Troncoso Robles
(Depuis l’hopital de Angol, à 86 jours de grève de la faim)

LETTRE DE PATRICIA TRONCOSO A LA PRESIDENTE DU CHILI DITE, LA CHEPA ( LA LIONNE)

Je souhaite signaler et clamer que la grève de la faim que j’assume jusqu’à ce jour, je vais la poursuivre et ceci est un message que j’adresse à M. Christian Dulansky, secrétaire régional du ministère de la Justice. J’ai déjà perdu 20 kilos et demi mais je ne m’arrêterai pas et ne ferai pas de pause car, l’an dernier, ce même gouvernement de la Concertation nous a trompés. Il a envoyé deux de ses sénateurs avec la signature et l’engagement de plusieurs députés et sénateurs qui ont proposé un projet de loi pour réparer l’injustice que ces mêmes gouvernements de la Concertation ont commis à l’encontre de notre Peuple en nous condamnant avec des lois hautement répressives héritées de la dictature militaire de Pinochet.

Face à cette situation, je suis disposée à poursuivre la grève et à soutenir aussi Monseigneur Camilo Vial car cet évêque a été aussi, l’an passé, notre garant et il a cru - comme nous - à ce fameux projet de loi. Nous, avec l’église et les grévistes, nous avons été victimes de notre naïveté face à ceux qui ne nous ont accordé de liberté. Cette année ne se passera pas ainsi. Cette année, en ce qui me concerne, j’irai jusqu’à la fin et si ma mort est utile pour la libération des prisonniers, je continuerai.

Le gouvernement (chilien) est l’unique responsable de toutes les injustises qui ont été commises pendant toute cette période, pas seulement avec l’emprisonnement de nos dirigeants mais aussi avec la persécution et les violentes répressions qui se sont abattues sur nos communautés en utilisant tous types de prétextes et de mensonges pour les justifier.

La dernière excuse qu’ils ont trouvée pour perquisitionner nos communautés a été le prétexte de la recherche d’un miltant du groupe Lautaro, prétendûment réfugié dans nos communautés. Cela leur a permis de saccager les maisons, d’arrêter des membres des communautés et devant cette situation, personne n’a réagi.

Je souhaite demander à Mme Bachelet : que ressentez-vous, Madame la Présidente ? Vous avez été torturée ? Et aujourd’hui quel plaisir ressentez-vous de nous torturer à votre tour ? Comment vous sentez-vous quand il y a des personnes qui ont déjà fait 65 ou 66 jours de grève de la faim - je ne sais plus depuis combien de jours on est en grève de la faim, mais je sais que chaque jour, un peu de notre vie s’en va. Que ressentez-vous ?

Madame la Présidente, vous ne nous reconnaissez pas comme prisonniers politiques, même à l’étranger ? Pourquoi croyez-vous que nous sommes prisonniers de votre gouvernement ? Savez-vous pourquoi ? Parce que nous sommes en réalité ceux qui sont en train de retarder l’expansion et le renforcement des riches et vous, Madame, vous êtes en faveur des riches, en faveur des entrepreneurs. Parce qu’aujourd’hui toute personne qui se mobilise subit de terribles violations du droit de dire ce que l’on pense de s’exprimer comme on le souhaite. Je ne suis pas disposée à participer à votre jeu. Je ne crois pas en votre gouvernement ni en vos bonnes intentions car vous nous avez tourné le dos à nous tous, les pauvres, car vous êtes en faveur de la classe dominante. La classe qui régit les lois, les tribunaux et toute l’économie de ce pays.

Quel dommage, Madame, que vous ayez oublié toutes ces souffrances. Quel dommage, Madame, que vous ayez oublié les mauvais traitements, que vous ayez oublié tout ce que signifie la prison politique et la mort de tant de gens. Peut-être cela vous servira-t-il de référence mais sachez qu’avec l’attitude arrogante de votre gouvernement, de vos représentants, aujourd’hui, vous nous torturez, vous nous condamnez à une mort silencieuse. Vous nous condamnez à une faim que nous ressentons, jusqu’à pleurer d’être affamé sachant que nous ne pourrons pas nous arrêter, comme l’an dernier, tant que nous n’aurons rien obtenu de concret.

Premièrement, vous le savez : arrêtez la répression dans les communautés, chassez vos policiers, chassez vos carabiniers qui assiègent les communautés. Envoyez-les en ville pour arrêter la délinquance. Les carabiniers doivent cesser d’être des gardes forestiers et cesser d’être au service des riches pour que ceux-là puissent continuer à exploiter des terres qu’ils nous ont volées et usurpées.

Deuxièmement, nous demandons la révision du procès de Poluco-Pidenco. Vous savez que vous avez appliqué la loi antiterroriste aux dirigeants d’Ercilla pour pouvoir minimiser leurs revendications de terres. Nous n’avons jamais mis le feu à la propriété, vous le savez, mais nous avons été condamnés à dix années et un jour de prison. Entre-temps un jugement a acquitté des “comuneros mapuche” pour le même délit et récemment, au mois de mars, un autre dirigeant mapuche a été condamné pour un simple incendie. Vous savez cela ? Il me paraît surprenant, pour le moins, qu’un même délit ait été interprété différemment selon les juges. Pour l’un des juges, nous étions des terroristes, pour l’autre, il n’était pas question de terrorisme et personne n’était coupable, pour le troisième juge, le delit a été considéré comme un simple incendie. Nous exígeons que la qualification de terrorisme soit retirée dans le cas de simples incendies délictueux. Madame, ce sont les mêmes lois de Pinochet que vous continuez d’utiliser pour réprimer le peuple mapuche.

Troisièmement, pendant notre détention, nous avons été qualifiés comme des prisonniers modèles, c’est le cas de Jaime Marileo, comme c’est le mien, Patricia Troncoso, et aussi celui de mon frère, Juan Millalen qui a été jugé deux fois, ce qui est un fait historique. Savez-vous que la Constitution établit que personne ne peut être jugé deux fois pour le même délit. Juan Millalen a été condamné deux fois pour le même délit. Nous demandons le minimum : sortir les fins de semaine pour retourner dans nos foyers et retourner à nos vies. Cessez de nous prendre en otages ici, otages souffrant de la faim, de l’angoisse et de celle de nos familles, car nous ne sommes pas les seuls prisonniers dans cette situation.

Ce sont là mes dernières paroles qui peut-être vont sortir dans la presse car je ne me sens pas en bonnes conditions, Madame la Présidente, vous devez être au courant. Tous les jours vous recevez des rapports médicaux dans votre bureau, et les dépêches des responsables de la prison (d’Angol).

J’attends que vous fassiez votre travail, celui pour lequel les Chiliens vous ont élue, celui pour lequel les Chiliens vous ont soutenue, pour faire quelque chose de valable pour notre peuple mapuche... mais que vous n’avez pas fait.

Liberté pour tous les prisonniers politiques : la Longko Juana Calfunao qui a été trahie quand on lui a proposé la liberté pour elle et sa famille si elle arrêtait sa grève de la faim, promesse qui n’a pas été tenue.

Liberté pour la famille de Juana Calfuanao, liberté pour Waikilaf Cadin Calfunao qui se trouve dans une prison de haute sécurité à Santiago (à 800 km de sa communauté).

Liberté à tous les Peñi (frères mapuche) et les Lamien (sœurs mapuche) qui sont détenus dans diferentes prisons du pays car eux aussi méritent la liberté et un jugement équitable.

Dans ce gouvernement “démocratique” on a pratiqué la torture, on a torturé pour faire avouer et dénoncer d’autres Mapuche. Je parle précisément du cas d’Hector Llaitul, qui est membre, comme il l’a dit, de la Coordinadora Arauco Malleco (CAM). Il a été jugé avec des témoins qui ont été torturés et les Organisations de Défense des droits de l’homme en ont bien connaissance.

Nous espérons que cette fois, la table de négociation aboutira à un résultat concret, parce que les Mapuche ont une seule parole, et vous n’en avez pas.

lunes, 14 de enero de 2008

RASSEMBLEMENT EN SOUTIEN À LA LUTTE DU PEUPLE MAPUCHE ! BRUXELLES - BELGIQUE


Mercredi 16 Janvier à 17h
Face au siège du Parti Socialiste Belge

Boulevard de l’Empereur 13
Bruxelles 1000








  • Nous demandons l’arrêt de la répression contre les communautés Mapuches et une enquête sur la mort de Matías Catrileo.
  • Nous exigeons que le PS Belge cesse leur soutien au gouvernement chilien de la socialiste Michelle Bachelet parce que celui-ci viole les traités internationaux concernant les Droits de l’Homme et le respect aux peuples indigènes.

Comité du soutien de la lutte du peuple Mapuche

lunes, 3 de diciembre de 2007

La persécution barbare continue en France contre les sans papiers

Adresse postale : C/o EDMP 8 Impasse Crozatier 75012 Paris - educsansfrontieres@free.fr / www.educationsansfrontieres.org
Contact sur ce dossier : RESF13 : 06 31 32 48 65 resf13@no-log.org A Paris Richard Moyon 06 12 17 63 81
25 octobre 2007

LA FAMILLE TASTAN,
SYMBOLE DU MARTYRE INFLIGE AUX SANS PAPIERS

Le pire serait de s'y habituer




L’histoire de la famille Tastan est emblématique du martyre quotidiennement infligé aux sans papiers. Le père, Ferzende Tastan a été arrêté une première fois en janvier 2007. Le fils, Sedat, a été placé deux fois en rétention et présenté trois fois à l’embarquement cette année. C’est maintenant au tour du père, Ferzende, d’être en rétention pour la deuxième fois et d'être à nouveau menacé d’expulsion, laissant ses cinq enfants en France pour rejoindre les geôles turques.

La famille Tastan a fui la Turquie après l’emprisonnement du père pour son engagement au côté des indépendantistes kurdes. Insuffisant, aux yeux des autorités françaises pour bénéficier de l’asile. En cas d’expulsion en Turquie Sedat est menacé de prison pour s’être soustrait au service militaire. Son père lui, est menacé de 30 ans (trente ans) de prison. Il a déjà été emprisonné plus de deux ans.

Les Tastan sont établis à Marseille, les quatre jeunes frères et sœurs de Sedat sont scolarisés. Sedat travaille dans le bâtiment, un secteur déficitaire en main d’œuvre. Sa compagne, avec qui il est pacsé, l’accompagne dans toutes ses démarches.

Le 28 février dernier, Sedat est placé une première fois en rétention. Quelques jours plus tard, il entame une grève de la faim avec 6 autres jeunes kurdes de la prison administrative pour étrangers (CRA) du Canet. Le 11 mars, une centaine de personnes, dont des enseignants et des parents de l’école St Barthélémy où sont scolarisés des enfants Tastan se rassemblent devant la prison (CRA) en solidarité avec les détenus. Sedat, ligoté de la tête aux pieds et porté comme un paquet, est présenté deux fois à l’embarquement pour la Turquie sur des vols AIR FRANCE. Par deux fois (13 et 16 mars), alors qu’il est toujours en grève de la faim, il réussit à refuser d’embarquer, soutenu par les militants du RESF et sa famille dans le hall de Marignane et par les passagers qui refusent de voyager dans les conditions indignes proposées par AIR FRANCE. A sa descente d’avion, il est passé à tabac (une plainte a d’ailleurs été déposée).

La 17 mars, la police réussit à le conduire à Roissy pour une troisième tentative d’expulsion (toujours sur AIR FRANCE) malgré la tentative de suicide de son père qui tente de s’immoler en s’aspergeant d’essence devant la prison pour étrangers (CRA). Il en sera empêché in-extremis. Quatre militantes de Marseille sautent dans l’avion pour suivre Sedat, elles sont rejointes à Roissy par des militants du RESF Ile-de-France. Grâce à la solidarité des passagers d’AIR FRANCE, cette troisième tentative d’embarquement échoue elle aussi.

Sedat est traduit le lendemain devant le Tribunal de grande instance de Bobigny pour refus d’embarquer. Ses soutiens sont là. Son avocate, Me Terrel obtient sa libération et le report du procès en septembre 2007 puis un ajournement au 17 mars 2008.

Mercredi 24 octobre Sedat accompagné de plusieurs membres du RESF déposait une demande de titre de séjour en Préfecture. Deux policiers zélés, voyant qu’il était toujours sous le coup d’un APRF ont alors tenté de l’interpeller malgré les protestations des personnes l’accompagnant. Avec violences, les renforts policiers ont finalement arrêté Sedat et quatre militants du RESF dont sa compagne de 18 ans.

Sedat a été ensuite placé au centre de rétention de Marseille, malgré des interventions d’élus locaux et de citoyens des quatre coins de France (par fax, tel, mail) en direction de la préfecture des Bouches du Rhône et le rassemblement d’une centaine de personnes aux portes de la prison des étrangers (CRA). Une veille a été maintenue toute la nuit. Finalement, Sedat a été libéré quelques jours plus tard par la cour d’appel du juge des libertés et de la détention (JLD) qui a jugé « déloyales » les conditions de son arrestation.

C’est maintenant à Ferzende Tastan que s’en prend la préfecture. Arrêté lors d’un contrôle de routine, il est placé en rétention et menacé d’expulsion à court terme. Bien évidemment, à Marseille, c’est la mobilisation générale : conférence de presse, rassemblement, projection, réunion publique, demande de rendez-vous en préfecture... Mais ce n’est pas assez. L’indignation devant ces persécutions sans fin doit gagner tout le monde, dans tout le pays et, pourquoi pas, à l’étranger.

Il faut réagir. Le pire qui pourrait advenir serait que l’opinion s’habitue. Que les rédactions des médias se vaccinent : encore un sans papiers qui passe par la fenêtre, encore un enfant rendu orphelin, un nourrisson en garde à vue, une famille éclatée, un père expulsé en laissant cinq enfants en France, pourquoi en parler, c’est tous les jours. Eh bien, oui, c’est justement parce que c’est tous les jours qu’il faut en parler. Et beaucoup. Et ne pas laisser faire. Le RESF appelle toutes celles et tous ceux que ces événements révoltent à le faire savoir en s’adressant directement aux responsables, le préfet des Bouches du Rhône, le ministre de l’Expulsion, le Premier ministre, le président de la République.

Il faut empêcher l’expulsion de Ferzende Tastan et exiger que toute la famille soit régularisée. Les dégueulasseries commises en notre nom par des carriéristes glacés, ça suffit.

13 Préfecture des Bouches-du-Rhône
Bd Paul Peytral 13282 MARSEILLE CEDEX 20
tel : 0491156000
fax : 0491156070
www.bouches-du-rhone.pref.gouv.fr
www.paca.pref.gouv.fr
Préfet : michel.sappin@bouches-du-rhone.pref.gouv.fr

En vrac quelques adresses de responsables qui seront ravis de savoir combien leurs décisions ou celles dont ils sont solidaires sont appréciées. Petits conseils pratiques pour être entendus :
Quand on a le choix, le fax est préférable au mail, l’idéal étant les deux.

Certains responsables ne veulent pas entendre ce que les gens ont à leur dire. Ils mettent des filtres sur leurs boîtes mail, par exemple en éliminant tous les messages portant le nom de telle ou telle famille, d'autres refusent les messages avec "droits de l'homme" ou "expulsion". Il suffit d’introduire une faute d’orthogrpahe sur le nom, de parler de "drooits de l'hommme" ou "d'espulsion". Ceux qui écrivent régulièrement peuvent se trouver en liste noire : envoyer son message d’une autre adresse.

Fax ministère R&D : 01 55 55 49 20 Standart 01 77 72 61 00
Mail : il semble que la syntaxe des adresses mails du ministère de la rafle et du drapeau ne soit pas tout-à-fait celle en usage partout ailleurs dans l'administration. Il semble qu'il n'y ait pas de point (.) entre le prénom et le nom. Dans le doute, et tant que la chose n'est pas établie avec certitude, il vaut mieux envoyer aux deux adresses.

Conseiller du ministre : patrick.stefanini@iminidco.gouv.fr
Directeur de cabinet : thierry.coudert@iminidco.gouv.fr
Directeur-adjoint : guillaume.larrive@iminidco.gouv.fr
Conseillers techniques :
sabrina.belkhiri-fadel@iminidco.gouv.fr
geoffroy.didier@iminidco.gouv.fr
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thierry.coudert@iminidco.gouv.fr
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g@larrive.com
maxime.tandonnet@elysee.fr


Brice Hortefeux au Conseil régional Auvergne
*Tél. :* 04 73 31 85 85 *Fax :* 04 73 36 73 45
Guillaume Larrivé, Directeur-adjoint cabinet du ministère R et D, sur son blog g@larrive.com
Matignon : http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/premier_ministre/ecrire
Elysée : http://www.elysee.fr/ecrire/index.html
Maxime Tandonnet (conseiller immigration) maxime.tandonnet@elysee.fr


Fax ministère R&D : 01 55 55 49 20 Standart 01 77 72 61 00
Brice Hortefeux au Conseil régional Auvergne
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Guillaume Larrivé, Directeur-adjoint cabinet du ministère R et D, sur son blog g@larrive.com
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à bientôt,

mr
getmr@wanadoo.fr
03/12/2007

martes, 2 de octubre de 2007

AU MOINS MILLE PERSONNES DISPARUS EN DETENTION FORCEE AU BIRMANIE



Au moins mille personnes interpellées la semaine dernière en Birmanie ont été emmenées sur un campus universitaire de Rangoon pour y être détenues, selon deux responsables birman et onusien.






Au total, jusqu'à
1700 personnes, dont 500 moines, ont été retenues sur ce campus, selon cette même source.







Quant au nombre de victimes de la répression, il s'établirait à trente, selon l'Australie. Officiellement, treize personnes ont été tuées et des dizaines d'autres blessées la semaine passée. Enfin, une session spéciale du Conseil des droits de l'homme consacrée à la Birmanie s'est ouverte mardi à Genève.

L’émissaire de l’Onu, Ibrahim Gambari, a fini par rencontrer ce jour le chef de la junte militaire birmane, le général Than Shwe. Ce matin il avait été emmené à un rassemblement en faveur du régime.




La junte semble avoir complètement maté les manifestations dans les rues du pays. A New-York, le Conseil de sécurité est divisé, et le ministre birman des Affaires étrangères a accusé des « opportunistes politiques » appuyés par de « puissants pays » d'être responsables des troubles et de leur répression.
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Le Parlement condamne la répression et appelle à des sanctions

Dans une résolution adoptée jeudi, le Parlement européen condamne la violente répression des manifestants par les forces gouvernementales birmanes. Les députés invitent également le Conseil de sécurité des Nations unies à examiner d'urgence la situation en Birmanie et la communauté internationale à préparer des mesures supplémentaires, y compris des sanctions économiques ciblées.

Suite aux manifestations anti-gouvernementales et la répression violente entamée par la junte militaire au pouvoir, le Parlement européen s'est prononcé sur la situation dans une résolution adoptée à une très large majorité par 563 voix pour, 3 contre et 4 abstentions. Celle-ci s'adresse à la fois au gouvernement de Birmanie et à la communauté internationale et notamment à la Chine.


Soutien aux manifestants
La résolution adoptée aujourd'hui "rend hommage à l'action courageuse des moines birmans et des dizaines de milliers d'autres manifestants pacifiques qui affrontent le régime antidémocratique et répressif en Birmanie". Les députés réitèrent leur appel "en faveur de la libération immédiate et de la liberté totale de mouvement et d'expression de Mme Aung San Suu Kyi" qui a obtenu le prix Sakharov pour la liberté de pensée en 1990. Le Parlement "est horrifié par la mort des manifestants pacifistes, il insiste pour que les forces de sécurité retournent dans leurs casernes et pour une aide médicale pour les personnes blessées, il demande de relâcher les manifestants arrêtés et les autres détenus politiques." Les députés dénoncent "le processus constitutionnel illégitime actuel" et souhaitent "son remplacement par une convention nationale pleinement représentative".

Mesures internationales contre Rangoon
Les députés invitent "le Conseil de sécurité des Nations unies à examiner d'urgence la situation en Birmanie et à autoriser le Secrétaire général des Nations unies à proposer sa médiation en Birmanie en vue de favoriser la réconciliation nationale et une transition démocratique" et "demandent à l'Assemblée générale des Nations unies de prendre les mesures qui s'imposent". La Chine et la Russie sont invitées, suite à un ajout proposé lors du vote, à soutenir clairement la condamnation de la situation en Birmanie au sein du Conseil de sécurité de l'ONU.

Le Parlement demande également "au Conseil de sécurité des Nations unies de faire en sorte que la mission programmée de M. Ibrahim Gambari, envoyé spécial des Nations unies, ait lieu de toute urgence et qu'une entière liberté de mouvement et d'accès lui soit conférée".

Enfin, les députés invitent le Conseil de l'Union européenne à prendre d'urgence contact avec les États-Unis, l'Association des Nations de l'Asie du Sud-Est (ANASE) et d'autres membres de la communauté internationale "en vue de préparer une série coordonnée de mesures supplémentaires, y compris des sanctions économiques ciblées, qui pourraient être prises à l'encontre du régime birman s'il faisait usage de la force et ne répondait pas à la demande de retour à la démocratie".