viernes, 16 de mayo de 2008
Paris PREMIERE GREVE DE TRAVAILLEUR(E)S SANS-PAPIERS DANS LE VAL D’OISE
Droits devant !! 44, rue Montcalm 75018 -
Paris PREMIERE GREVE DE TRAVAILLEUR(E)S SANS-PAPIERS DANS LE VAL D’OISE
31 travailleurs et travailleuses sans-papiers sur 102 salarié(e)s de l’entreprise « SOFRABRICK » (spécialiste de l’agro-alimentaire) à Gonesse dans le Val d’Oise (9, Av. Pierre Salvi), ont entamé ce matin à 6 h 00 une grève illimitée pour obtenir leur régularisation.Cette grève, la première dans le Val d’Oise, inscrite dans le mouvement de grèves lancé le 15 avril rassemblant aujourd’hui 1000 travailleur(e)s sans-papiers dans 5 départements d’Ile de France (91, 92, 93, 94, 75), est un coup de semonce adressé au gouvernement qui, manifestement, a décidé de jouer la montre quant aux régularisations. Les préfectures ont ainsi reçu des ordres très clairs pour tenter de freiner le mouvement par le biais d’obstacles administratifs qui n’ont aucune justification quant aux régularisations « carte salarié » découlant de la circulaire du 7 janvier 2008. En ce sens, les 8 régularisations des cuisiniers du restaurant « La Grande Armée » en février et les 29 régularisations obtenues la semaine dernière dans le 92 par les travailleurs sans-papiers du « Café de la Jatte » à Neuilly sur Seine et de « Passion Traiteur » à Colombes prouvent que les préfectures ont les moyens d’activer le processus des régularisations. Le gouvernement, à trop vouloir diluer, joue avec le feu et doit assumer ses responsabilités quant à l’amplification et à l’élargissement quasiment certains du mouvement.
Paris PREMIERE GREVE DE TRAVAILLEUR(E)S SANS-PAPIERS DANS LE VAL D’OISE
31 travailleurs et travailleuses sans-papiers sur 102 salarié(e)s de l’entreprise « SOFRABRICK » (spécialiste de l’agro-alimentaire) à Gonesse dans le Val d’Oise (9, Av. Pierre Salvi), ont entamé ce matin à 6 h 00 une grève illimitée pour obtenir leur régularisation.Cette grève, la première dans le Val d’Oise, inscrite dans le mouvement de grèves lancé le 15 avril rassemblant aujourd’hui 1000 travailleur(e)s sans-papiers dans 5 départements d’Ile de France (91, 92, 93, 94, 75), est un coup de semonce adressé au gouvernement qui, manifestement, a décidé de jouer la montre quant aux régularisations. Les préfectures ont ainsi reçu des ordres très clairs pour tenter de freiner le mouvement par le biais d’obstacles administratifs qui n’ont aucune justification quant aux régularisations « carte salarié » découlant de la circulaire du 7 janvier 2008. En ce sens, les 8 régularisations des cuisiniers du restaurant « La Grande Armée » en février et les 29 régularisations obtenues la semaine dernière dans le 92 par les travailleurs sans-papiers du « Café de la Jatte » à Neuilly sur Seine et de « Passion Traiteur » à Colombes prouvent que les préfectures ont les moyens d’activer le processus des régularisations. Le gouvernement, à trop vouloir diluer, joue avec le feu et doit assumer ses responsabilités quant à l’amplification et à l’élargissement quasiment certains du mouvement.
miércoles, 14 de mayo de 2008
APPEL A LA CONFERENCE INTERNATIONALE DE SOLIDARITE
Türkçesi aşağıda
Les prisons sont parmi les domaines les plus importants dans le cours de l’histoire du développement de l’humanité.
Les prisons qui sont parmi les endroits où la lutte des classes se présente le plus directement, évoquent d’une part la barbarie et la cruauté, mais d’autre part sont des foyers de résistance, d’héroïsme et de la défense des valeurs humaines. Si on met de coté ce qui se passait préalablement, à partir des années 1990, les prisons sont en même temps parmi les principaux domaines où on peut constater l’aggravation de l’agressivité du globalisme impérialiste, dont le pionnier est les Etats-Unis.
Les prisons sont comme des bancs d’essai de l’oppression, de la torture, de la terreur et du despotisme, dont les peuples sont victimes; les prisonniers politiques sont physiquement et psychologiquement soumis à tous ces persécutions. D’autre part la résistance entamée par les prisonniers politiques dans les geôles, qui s’articule de même à la résistance déployée dehors, est une lutte pour s’assumer la dignité humaine et le futur de l’humanité.
Nous organisons en tant que le Comité Européen de Solidarité Avec Les Prisonniers, les 24-25 Mai 2008 à Cologne en Allemagne une conférence internationale pour débattre sur la question des prisons afin de contribuer a la solidarité avec les prisonniers politiques à l’échelle internationale. Notre conférence qui va réunir plusieurs anciens prisonniers, plusieurs représentants des associations de prisonniers, ainsi que ceux d’autres associations intéressées de la Turquie/Le Kurdistan du Nord, de l’Iraq, et de la Palestine, de l’Espagne et du Pays Basque, de l’Italie, des pays Latino-Américains et des pays d’Afrique et de l’Asie avec aussi les contributions écrites de plusieurs qui sont toujours en prison, a pour objectif d’aboutir à ces résultats:
1. Faire le point sur les tortures, les répressions et les méthodes physiques et psychologiques de répression appliqués dans les prisons
2. Partager les expériences et les résistances dans les prisons.
3. Préciser les contributions que nous pourrions faire a la lutte mené dans les prisons, qui représentent une domaine où la lutte de classes est la plus directe et la plus dure; collectiviser les luttes singulières et développer ensemble les moyens de lutte organises en discutant sur les moyens et les formes de la lutte.
4. Contribuer a la solidarité internationale des prisonniers politiques, de leurs familles et de leurs avocats.
Toutes les personnes et les organisations progressistes et révolutionnaires qui sont intéressées aux questions carcérales sont invitées à notre conférence. Ceux qui s’intéressent pour s’inscrire à notre conférence peuvent s’adresser à l’adresse électronique suivante: info@wewantfreedom.org
Samedi le 24.05.2008
09.00 – 09.15 Inauguration et information
1ère Séance : L’approche à la question des prisons; le problème carcérale dans le cours de l’histoire.
09.15 – 10.30 Exposées
10.30 – 10.45 Repos
10.45 – 12.00 Débats
12.00 – 13.00 Déjeuner
13.00 – 13.30 Projection de film
2ième Séance: Les méthodes de répression physiques et psychologiques et leurs buts
13.30 – 14.45 Exposées
14.45 – 15.00 Repos
15.00 – 16.15 Debats
16.15 – 16.30 Repos
3ième Séance: Les prisonniers parlent: La lutte et la résistance dans les prisons et les expériences de lutte.
16.30 – 17.45 Exposées
17.45 – 18.00 Repos
18.00 – 19.00 Debats
19.00 – 20.00 Diner
20.00 – 22.00 Activité culturelle
Dimanche le 25.05.2008
4ième Séance: Le rôle des juristes et des familles dans les luttes en prison
9.30 – 10.45 Exposées
10.45 – 11.00 Repos
11.00 – 12.00 Débats
12.00 – 13.00 Déjeuner
5ième Séance: La solidarité internationale et les perspectives de lutte pour l’avenir
13.00 – 15.00 Débats
15.00 – 15.15 Repos
15.15 - 15.30 Discours de clôture
____________________________
Ezilen Göçmenler Kolektifi (EGK)
Collectif des Opprimes Immigres (COI)
Web : http://www.collective-oi.org
E mail : info@collective-oi.org
Les prisons sont parmi les domaines les plus importants dans le cours de l’histoire du développement de l’humanité.
Les prisons qui sont parmi les endroits où la lutte des classes se présente le plus directement, évoquent d’une part la barbarie et la cruauté, mais d’autre part sont des foyers de résistance, d’héroïsme et de la défense des valeurs humaines. Si on met de coté ce qui se passait préalablement, à partir des années 1990, les prisons sont en même temps parmi les principaux domaines où on peut constater l’aggravation de l’agressivité du globalisme impérialiste, dont le pionnier est les Etats-Unis.
Les prisons sont comme des bancs d’essai de l’oppression, de la torture, de la terreur et du despotisme, dont les peuples sont victimes; les prisonniers politiques sont physiquement et psychologiquement soumis à tous ces persécutions. D’autre part la résistance entamée par les prisonniers politiques dans les geôles, qui s’articule de même à la résistance déployée dehors, est une lutte pour s’assumer la dignité humaine et le futur de l’humanité.
Nous organisons en tant que le Comité Européen de Solidarité Avec Les Prisonniers, les 24-25 Mai 2008 à Cologne en Allemagne une conférence internationale pour débattre sur la question des prisons afin de contribuer a la solidarité avec les prisonniers politiques à l’échelle internationale. Notre conférence qui va réunir plusieurs anciens prisonniers, plusieurs représentants des associations de prisonniers, ainsi que ceux d’autres associations intéressées de la Turquie/Le Kurdistan du Nord, de l’Iraq, et de la Palestine, de l’Espagne et du Pays Basque, de l’Italie, des pays Latino-Américains et des pays d’Afrique et de l’Asie avec aussi les contributions écrites de plusieurs qui sont toujours en prison, a pour objectif d’aboutir à ces résultats:
1. Faire le point sur les tortures, les répressions et les méthodes physiques et psychologiques de répression appliqués dans les prisons
2. Partager les expériences et les résistances dans les prisons.
3. Préciser les contributions que nous pourrions faire a la lutte mené dans les prisons, qui représentent une domaine où la lutte de classes est la plus directe et la plus dure; collectiviser les luttes singulières et développer ensemble les moyens de lutte organises en discutant sur les moyens et les formes de la lutte.
4. Contribuer a la solidarité internationale des prisonniers politiques, de leurs familles et de leurs avocats.
Toutes les personnes et les organisations progressistes et révolutionnaires qui sont intéressées aux questions carcérales sont invitées à notre conférence. Ceux qui s’intéressent pour s’inscrire à notre conférence peuvent s’adresser à l’adresse électronique suivante: info@wewantfreedom.org
Comité Européen de Solidarité avec les Prisonniers Libres
P r o g r a m m e
P r o g r a m m e
Samedi le 24.05.2008
09.00 – 09.15 Inauguration et information
1ère Séance : L’approche à la question des prisons; le problème carcérale dans le cours de l’histoire.
09.15 – 10.30 Exposées
10.30 – 10.45 Repos
10.45 – 12.00 Débats
12.00 – 13.00 Déjeuner
13.00 – 13.30 Projection de film
2ième Séance: Les méthodes de répression physiques et psychologiques et leurs buts
13.30 – 14.45 Exposées
14.45 – 15.00 Repos
15.00 – 16.15 Debats
16.15 – 16.30 Repos
3ième Séance: Les prisonniers parlent: La lutte et la résistance dans les prisons et les expériences de lutte.
16.30 – 17.45 Exposées
17.45 – 18.00 Repos
18.00 – 19.00 Debats
19.00 – 20.00 Diner
20.00 – 22.00 Activité culturelle
Dimanche le 25.05.2008
4ième Séance: Le rôle des juristes et des familles dans les luttes en prison
9.30 – 10.45 Exposées
10.45 – 11.00 Repos
11.00 – 12.00 Débats
12.00 – 13.00 Déjeuner
5ième Séance: La solidarité internationale et les perspectives de lutte pour l’avenir
13.00 – 15.00 Débats
15.00 – 15.15 Repos
15.15 - 15.30 Discours de clôture
____________________________
Ezilen Göçmenler Kolektifi (EGK)
Collectif des Opprimes Immigres (COI)
Web : http://www.collective-oi.org
E mail : info@collective-oi.org
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BELGIQUE,
INTERNATIONAL,
INVITATION
viernes, 2 de mayo de 2008
HONTE A LA BELGIQUE, A SA POLICE, A LA COMPAGNIE SN BRUXELLES AIR LINES !!!


Bonjour à tous,
Je vous envoie ce message de Mons en Belgique. J'y suis arrivé hier 26 avril 2008 peu après minuit et après avoir été expulsé violemment du vol de SN Bruxelles Air Lines à destination de Kinshassa via Douala et gardé en cellule à l'aéroport de Bruxelles de 11:00 à 22:00 sans manger, ni boire et sans pouvoir contacter ma famille.
Petit compte rendu:
Nous sommes le 26.04.2008, je me rends au Cameroun pour mes vacances. Je pars de Clichy à 5:30 en taxi pour CDG1. Je pars de Paris à 7:40 pour Bruxelles avec un vol SN Bruxelles Air Lines et doit prendre la correspondance pour Douala à 10:40 à l'aéroport de Bruxelles.
Lors de mon entrée dans l'avion entre 10:00 et 10:45, je suis bien accueilli par les hôtesses, je vais rejoindre mon siège, le N° 41H qui se trouve vers le fond de l'avion, à 5 ou 6 rangées de mon siège.
Lorsque j'y arrive, il y a au fond de l'engin à la dernière rangée des hommes habillés en tenue grise et qui essayent de maitriser un homme de couleur noire. Celui-ci se débat et crie : « Au secours, laissez moi, je ne veux pas partir». Les hommes en gris essaient de l'empêcher de parler en l'étouffant. Le jeune homme se débat comme il peut et continue de crier car il y a sur lui 4 colosses en gris. D'autres policiers en civile ont établis un périmètre de sécurité et personne ne peut aller vers le lieu du drame qui se déroule sous nos yeux.
Je me rends compte que c'est une expulsion, l'homme que l'on expulse est toujours maitrisé et étouffé et pousse des cris que l'on n'entend plus bien.
Je me souviens alors de Semira Adamu, une jeune nigériane qui était morte en septembre 1998, il y a 10 ans lors d'une expulsion similaire à celle qui se déroule sous mes yeux dans un avion Sabena.
Quedois-je faire ? Rester sans rien dire comme les autres? Agir ?
En tant que militant des droits de l'homme et des étrangers, je me lève, interpelle l'hôtesse la plus proche de moi proteste en lui disant fermement et à voix haute que ceci est un vol commercial et que je ne saurais voyager dans ces conditions. D'autres passagers jusque là restés calmes se lèvent et protestent à leur tour. Je filme comme d'autres passagers la scène avec mon appareil photo. Devant cette protestation générale, les hommes en gris quittent l'avion avec leur passager.
Quelques minutes plus tard, des policiers montent dans l'avion, trois personnes sont désignées par les policiers en civil, je suis parmi elles. Les policiers nous demandent de quitter l'avion, lorsque je pose la question pourquoi, ils se jettent sur moi, menottes aux mains, coups par ci par là, je saigne, je suis trainé dans les couloirsde l'avion et puis dans les escaliers avant d'être jeter dans un fourgon de la police sans mes 2 valises en soute et ma petite valise de cabine. J'ai quelques bobos sur le visage et les mains blessées par les menottes. De ce fourgon, je remarque qu'une policière a mon appareil photo dans la main et visionne certainement mon petit film de la scène de l'avion.
Une dure et longue journée commence pour moi sous les insultes et les maltraitances des policiers qui m'emmènent au cachot de l'aéroport de Bruxelles.
A 13:35 la police nous libère, nous sommes 2 à ce moment un autre camerounais qui était dans la bande des trois expulsés et moi. Je n'ai plus vu le troisième, un homme de couleur blanche.
Au moment de notre libération, la police nous informe que nous ne voyagerons plus pendant les six prochain mois avec la compagnie SN Bruxelles Air Lines. A la question de savoir comment nous allons faire pour nous rendre au Cameroun, la police nous renvoie vers la compagnie.
Avec mon compagnon d'infortune, nous nous y rendons. Nous demandons à rencontrer l'un des responsables de la compagnie, on nous indique que le responsable de la sécurité de la compagnie arrivera bientôt. Nous patientons, j'ai une pensée pour ma petite fille qui m'attend à Douala avec impatience et enthousiasme et qui certainement sera très déçue de ne pas me voir. Je suis en colère, très en colère.
La responsable de sécurité de la compagnie arrive et nous informe que nous avons tous les 2 étés fichés dans la liste noire (pas blanche) de la compagnie et ne pourrons plus voyager avec elle pendant les 6 prochains mois. Je lui demande alors comment nous faisons dans ce cas pour arriver à Douala. Elle m'indique que c'est à nous de voir et que la compagnie ne nous remboursera pas. Après ces mots, ma colère monte, mon ton aussi, je signale a cette dame que je n'ai pas de problème si je ne voyageais plus jamais avec SN Bruxelles Air Line, mais que je souhaite rentrer à Paris et surtout me faire rembourser car la compagnie n'a pas rempli son contrat.
Mon ton est haut mais courtois les passants nous regardent, la dame appelle la police qui vient et me ramène cette fois
seul au cachot.
seul au cachot.
J'y resterais jusqu'à 22:00 sans manger, ni boire et ni contacter ma famille.
Mon neveu qui habite Mons est contacté et arrive avec son épouse entre 21:00 et 22:00.
Mon neveu qui habite Mons est contacté et arrive avec son épouse entre 21:00 et 22:00.
Les policiers m'informent de leur présence et m'indiquent que je suis libre de rentrer avec eux. Je leur dis que je ne comprends pas pourquoi j'ai été en cellule toute la journée dans ces conditions et que je ne souhaite pas la quitter avant qu'une solution ne soit trouvée à mon problème : partir à douala ou rentrer sur Paris et être remboursé.
Des explications se font de part et d'autres, les policiers souhaitent que je quitte la cellule et moi je souhaite y rester, ce qui visiblement ne les satisfait pas. Les policiers décident donc de me sortir de la cellule par la force, me remettent mes affaires, je refuse de les prendre.
L'un d'entre eux me menace, me tient par le cou et me pousse hors de leurs bureaux et me balance mes affaires sur la figure, je m'en vais sans les ramasser. Mon neveu et son épouse me rejoignent je suis une fois de plus en colère, très en colère de tout ce qui se passent. Je leurs demande de rentrer à la maison, ils refusent évidemment.
L'épouse de mon neveu va voir l'un des policiers qui lui donne mes affaires et des informations sur les démarches que je devrais faire. Elle revient avec mes affaires, il y manque mes lunettes de soleil Ray Ban et en plus la vidéo de la scène dans l'avion a été effacée de mon appareil photo, sûrement par les policiers qui m'ont interpelé. Une preuve vient d'être détruite, heureusement pas toutes car d'autres passagers ont filmé la scène.
Je suis toujours en colère, très en colère, je pense à ma petite fille pour qui j'ai exceptionnellement pris mes congés, je suis en colère parce que ces derniers jours ont été éprouvants professionnellement, physiquement et moralement.
Je suis en colère, très en colère parce que je suis du genre calme, courtois et surtout pas violent. Or toute cette journée, j'ai été traité avec mépris et violence parce que j'ai été un moment la bouche d'un malheur qui n'avait point de bouche, parce qu'en protestant dans l'avion, je suis allé au secours d'un être humain qui était maltraité et qui demandait du secours.
Je suis en colère parce que je suis fatigué et que je souhaitais prendre quelques semaines de repos et aller passer du temps avec ma petite fille. Je ne sais pas quand et comment je me rendrai au Cameroun. Je ne sais pas au moment où je vous écris où sont mes valises.
Avec patience mon neveu et son épouse m'ont convaincu de les accompagner chez eux à Mons. Nous avons demandé une attestation indiquant que j'étais en cellule de 11:00 à 22:00, le policier de faction a eu la gentillesse de m'en donner une en Néerlandais.
Nous sommes arrivés à Mons peu après minuit. J'avais des douleurs partout, sur le visage, les bras, les doigts au dos et une très grosse faim, j'ai mangé sans appétit et je suis allé me coucher.
Ce matin, je suis un peu plus calme, j'ai encore quelques douleurs aux doigts, aux bras et au visage.
Je vais me rendre à Bruxelles pour me faire signifier officiellement que je suis sur la liste NOIRE de la compagnie, que je ne voyagerai plus avec cette compagnie et que je ne serai pas remboursé. J'espère également retrouver mes valises dans l'état où je les avais confiés à la compagnie.
Une autre dure journée va commencer, comment se terminera-t-elle ? Je n'en sais pas grand-chose pour le moment.
Je peux simplement préjuger qu'elle ne sera pas facile car je ne compte pas laisser passer cette histoire sans réagir.
Je vais faire un appel à témoins et engager une action contre SN Bruxelles Air lines. On en reparlera.
Sur ce, je vous souhaite un bon et agréable dimanche.
Prière diffuser largement ce message.
A bientôt ! Et mon combat continue.
Serge N FOSSO
sfosss_2000@yahoo.com
+33626710385
+33626710385
lunes, 28 de abril de 2008
FESTIVAL DES RÉSISTANCES ET DES ALTERNATIVES À PARIS
domingo, 27 de abril de 2008
UNE FAMILLE DECHIREE SUITE AUX EXPULSIONS DU TERRITOIRE FRANCAIS


Père expulsé en Azerbaïdjan, la mère en Arménie, les enfants coupés en deux ?M. Ali Hassanov et son épouse Thermine Martirossian, jeune couple demoins de trente ans, ont cherché en France l'asile qu'aucun paysproche du leur ne leur a offert : Victimes d'un conflitethnico-religieux (il est azerbaïdjanais, elle est arménienne), ilsont traversé l'Arménie, l'Ukraine, la Russie, cherchant un endroit oùélever leur petite famille, leur fille Anna et leur fils Gagik. Commeils étaient indésirables en ces lieux, ils ont choisi la France quileur a paru comme un pays accueillant et protecteur. Ce qui était vraiil y a quelques années ne l'était déjà plus lorsqu'ils sont arrivés enfévrier 2005.La préfecture de Pau connaît bien cette famille : déjà en juin 2006,alors que l'OFPRA et la CRR avaient refusé leur demande d'asile, unedemande de régularisation grâce à la fameuse circulaire Sarkozy avaitété déposée…et refusée !Dans le même temps la famille demandait un réexamen de leurs dossiersauprès de ce qui est devenu la commission nationale du droit d'asile.A ce jour, presque deux ans plus tard, la famille est toujours dansl'attente d'une convocation.Ce mercredi matin 24 avril, Anna, 8 ans, et Gagik, 5 ans, dormaientpaisiblement. À 6h du matin, la police aux frontières est venue lesarrêter, avec leurs parents, dans la chambre d'hôtel inconfortablequ'ils se partagent depuis la fin du mois de janvier, date à laquelleils sont revenus du centre de rétention de Nîmes.Car il y a à peine trois mois, déjà, le 22 janvier, la préfecture dePau a voulu faire appliquer l'arrêté de reconduite à la frontièrequ'elle avait pris à leur encontre : à 6 heures du matin, la policearrête la famille à son domicile, la place en garde à vue, l'enfermedans des cellules, l'envoie dans un long voyage à Nîmes (500 km, 5h deroute), sans guère d'égard pour Thermine, enceinte de trois moispassés.Les arrêtés de reconduite à la frontière, confirmés par le tribunaladministratif de Pau, prévoient de renvoyer le père en Azerbaïdjan, lamère en Arménie. La destination des enfants sera sans doute jouée surun coup de dé, sur le tarmac ? A peine quatre jours plus tard, le jugede la détention et des libertés, ayant considéré l'arrestation de lafamille irrégulière et déloyale, les fait libérer !Les voilà de retour à Pau, indésirables, comme en Azerbaïdjan, commeen Arménie, comme en Ukraine, comme en Russie. Une forte bataille deRESF contre la préfecture leur permet d'obtenir un logement d'urgence.Deux chambres d'hôtel.Alors qu'ils se reconstruisaient, que leur angoisse commençait às'apaiser, aujourd'hui le préfet envoie de nouveau la police : à 6h dumatin, l'heure des arrestations des familles endormies. Même tristeparcours, le commissariat, la garde à vue, le centre de rétention.Toulouse cette fois. Le juge de la détention et des libertés aura-t-illa même position, vis-à-vis de ces étrangers ?Mais trois mois après le premier internement, le ventre de la mamans'est arrondi, la petite fille attendue grandit, encore protégée pourquelques semaines. La maman est fatiguée, déprimée, son état inquiètetous ceux qui la connaissent. Inquiète et révolte ! Dans quel paysvivons-nous, pour qu'avant même sa naissance, un bébé soit mis endanger, volontairement, par une politique inhumaine, injustifiable,son frère et sa sœur bousculés comme ils le sont ? Dans quel paysvivons-nous pour que des enfants soient terrorisés, brutalementréveillés à 6 heures du matin ? Dans quel pays vivons-nous, incapabled'accueillir deux jeunes parents qui cherchent asile et protection ?Téléphone de la préfecture Pyrénées Atlantiques: 05 59 98 24 24Fax secrétariat du préfet : 05 59 98 26 44, Secrétaire général ( ?) 0559 98 24 99 ou du bureau des étrangers : 05 59 98 26 42Adresse électronique du préfet : marc.cabane@pyrenees-atlantiques.pref.gouv.frFax ministère Hortefeux : 01 77 72 61 30 Standard 01 77 72 61 00Directeur de cabinet : thierry.couderc@iminidco.gouv.frConseiller du ministre : patrick.stefanini@iminidco.gouv.frDirecteur de cabinet :
thierry.coudert@iminidco.gouv.frDirecteur-adjoint : guillaume.larrive@iminidco.gouv.frConseillers techniques : sabrina.belkhiri-fadel@iminidco.gouv.fr etgeoffroy.didier@iminidco.gouv.frMatignon : http://imp.free.fr/horde/util/go.php?url=http%3A%2F%2Fwww.premier-ministre.gouv.fr%2Facteurs%2Fpremier_ministre%2Fecrire&Horde=68e51318d272e2a13629579e50e9c59eElysée : http://imp.free.fr/horde/util/go.php?url=http%3A%2F%2Fwww.elysee.fr%2Fecrire%2Findex.html&Horde=68e51318d272e2a13629579e50e9c59eMaxime Tandonnet (conseiller immigration) maxime.tandonnet@elysee.fr_______________________________________________Resf.info@rezo.net - http://imp.free.fr/horde/util/go.php?url=http%3A%2F%2Flistes.rezo.net%2Fmailman%2Flistinfo%2Fresf.info&Horde=68e51318d272e2a13629579e50e9c59e
jueves, 24 de abril de 2008
NON A LA SYSTEMATISATION DES CAMPS

Rassemblement européen contre la directive de la honte
Mercredi 7 mai 2008 à Bruxelles
12h30, place Schuman
Mercredi 7 mai 2008 à Bruxelles
12h30, place Schuman
Le 20 mai 2008, le projet de directive sur la rétention et l'expulsion des personnes étrangères va être soumis au Parlement Européen.
Ce projet, dans la continuité des politiques européennes sur l'immigration axées uniquement sur les volets sécuritaire et répressif, officialise la disparition des principes fondamentaux des personnes.
S'il était adopté, ce texte permettrait :
- l'enfermement des étrangers pouvant atteindre 18 mois pour le seul fait d'avoir franchi des frontières et de vouloir vivre en Europe ;
- la détention des mineurs, au mépris du respect de l'intérêt supérieur de l'enfant ;
- l'interdiction pour les étrangers expulsés de revenir en Europe pendant 5 ans, ce qui revient à criminaliser et à exclure ces personnes.
Au regard de ces violations des Droits de l'Homme, nous demandons donc aux parlementaires européens de rejeter ce projet de directive.
Il est de notre responsabilité de réagir pour empêcher la systématisation des camps et l'éloignement des personnes jugées indésirables.
Signataires de l'appel à rassemblement : AEDH, Anafé, APDHA, Arci, ASTI Luxembourg, ATMF, Cimade, Cire, Gisti, Ipam, Kerk in Actie, LDH Belgique, Migreurop, ProAsyl.
Des bus sont organisés pour aller à Bruxelles depuis Paris
*Rendez-vous à 7h 45 à porte de la Chapelle, angle de la rue de la chapelle et du boulevard Ney
* Retour sur Paris vers 19h
Tarif Aller-retour: 25 euros par personne
Réservations sur le site internet de la Cimade
Informations/Renseignements : solene.guerinot@cimade.org
miércoles, 9 de abril de 2008
Deux urgences :
Deux urgences :
1) Au mépris de toute considération de son état de santé, FatmirFertuna, 18 ans est enfermé au Centre de Rétention du Mesnil-Amelot(77)Fatmir Fertuna, Albanais de 18 ans, réfugié à Vesoul (Haute-Saône)après l'assassinat de ses parents au cours des évènements de 1997 enAlbanie a été enfermé à la prison administrative pour étrangers (CRA)du Mesnil-Amelot sur décision du préfet de Haute-Saône. Il faut bienfaire ses chiffres et livrer son poids d'expulsés au ministre !Fatmir pourtant a un dossier de demandeur d'asile en cours à l'OFPRA.On ne la fait pas à Monsieur le Préfet, s'il fallait que l'OFPRAaccorde le statut de réfugié ou que le préfet régularise tous ceuxdont les parents ont été assassinés, où irait-on ? Par ailleurs,Fatmir souffre d'une maladie grave. Le médecin-inspecteur de SantéPublique de Seine-et-Marne a donné un avis indiquant que son état desanté nécessite une prise en charge médicale n'existant pas dans sonpays d'origine et qu'il ne peut pas voyager sans risque. Monsieur lePréfet s'en fout. Il n'est pas là pour faire du sentiment, il est làpour faire du chiffre.Alors, Fatmir, 18 ans, orphelin et malade sera expulsé pour que laterreur règne parmi les sans papiers et que d'autres Yvan (12 ans)sautent par la fenêtre pour fuir la police et en restent handicapés àvie, que d'autres Chulan Zhang Liu s'enfuient aussi par la fenêtre etse tuent, que d'autres John Maïna se pendent en apprenant qu'ilsdoivent retourner au pays où ils ont été martyrisés, que d'autres BabaTraore se jettent dans la Marne plutôt que d'avoir affaire à la policefrançaise.Jusqu'où iront-ils ? Combien de morts, de handicapés, de traumatisés àvie, vivant dans la terreur en France ou désespéré et perdant la têtequand ils sont expulsés faudra-t-il pour que cesse cette politiquedégueulasse ?La Section de Haute-Saône de la Ligue des Droits de l'HommeRESF77 Réseau Education Sans Frontières de Seine-et-MarneFaites le savoir en mailant, faxant, téléphonant à :La Préfecture de Haute-Saône :Tel : 03 84 77 70 00Fax :03 84 76 49 60Mail : prefecture@haute-saone.pref.gouv.fr2) CHASSE AUX SANS PAPIERS :TROIS ENFANTS LIVRES A EUX-MEMESLa politique de chasse aux sans papiers de messieurs Sarkozy etHortefeux continue ses ravages. La semaine dernière elle avait conduitun malien de 29 ans se jeter dans la Marne et à se noyer plutôt qued'avoir affaire à la police française. Cette semaine ce sont troisenfants, Yaseen ( 16 ans), Sabina ( 14 ans) , Farhaan ( 9 ans) qu'elleprive de leurs parents et laisse livrés à eux-mêmes.La semaine dernière, à la suite d'un longue enquête, les policiers deVersailles arrêtaient une employée du service des étrangers de lapréfecture des Yvelines, son mari et quelques complices qui vendaientà prix d'or de vrais-faux titres de séjour aux sans papiers plongésdans la détresse par les lois Hortefeux-Sarkozy. Parce qu'il faut bienle mesurer, ce sont bien les mesures répressives, les contrôlesincessants, la traque permanente des étrangers qui plonge les sanspapiers dans le désespoir et les met sans défense entre les mains desmarchands de sommeil, des patrons négriers et des trafiquants depapiers.Bref, M. et Mme Peerbocus, originaires de l'île Maurice, en Francedepuis 2002, avaient naïvement cru trouver le moyen de gagnernormalement leur vie en achetant des faux papiers. C'est illégal ?Sans doute. C'est condamnable ? Tout est affaire de période et on aconnu des fabricants et des utilisateurs de faux papiers qui ont étédécorés par la suite. Que celui qui n'aurait jamais utilisé de fauxpapiers pour nourrir ses enfants jette la première pierre aux parentsPeerbocus.Mais, à la préfecture de Versailles, on ne s'embarrasse pas deconsidérations droits de l'hommistes. On est là pour faire du chiffre,et on en fait.Madame Peerbocus a été convoquée à la préfecture le 27 mars. Elle s'yest rendue avec son mari et son fils aîné. Seul le garçon en estressorti libre. Ses parents avaient été arrêtés, sous ses yeux. Quantau gamin qui venait de voir ses parents interpellés, rien à faire !Les parents en prison, le père à Bois d'Arcy, la mère à Versailles,que les gamins se débrouillent.Depuis lors, les enfants sont tant bien que mal pris en charge par unetante qui habite La Courneuve. Personne, aucun service de l'Etat nes'est préoccupé d'eux. La république sarkozienne, c'est celle despréfets expulseurs, des flics et des matons, pas des assistantessociales et des institutrices.Il faut que cela cesse. Que les parents de Yaseen, Sabina et Farhaansoient libérés, que les poursuites contre eux soient annulées (quandil s'agit du fils Sarkozy, la justice sait très bien suspendre lespoursuites !) et qu'ils soient régularisés.Et surtout, il faut que la chasse aux étrangers prenne fin. Quel'accumulation de drames auxquels elle donne lieu s'arrête. Que lesfonctionnaires des préfectures et ceux de la police passent leur tempsà autre chose qu'à traquer les sans papiers, à emprisonner des pèreset des mères, à persécuter des gens qui n'ont commis aucun délit si cen'est celui de vouloir vivre et élever leurs enfants dignement.Merci d'intervenir sans attendre auprès de la préfecture desYvelines, du ministère et de l'ElyséeetPréfecture des Yvelines : 1, rue Jean Houdon et avenue de l'Europe78010 VERSAILLES CEDEXtel : 01 39 49 78 00 fax : 01 39 49 45 91www.yvelines.pref.gouv.frPréfet : Christian de LAVERNEE mail :christian.de-lavernee@yvelines.pref.gouv.frmail : communication78@yvelines.pref.gouv.frau Ministère de M. HortefeuxFax ministère de M. Hortefeux : 01 77 72 61 30 Standard 01 77 72 61 00Conseiller du ministre : patrick.stefanini@iminidco.gouv.frDirecteur de cabinet : thierry.coudert@iminidco.gouv.frDirecteur-adjoint : guillaume.larrive@iminidco.gouv.fr
Conseillers techniques : sabrina.belkhiri-fadel@iminidco.gouv.fr etgeoffroy.didier@iminidco.gouv.fr
à Matignon :http://imp.free.fr/horde/util/go.php?url=http%3A%2F%2Fwww.premier-ministre.gouv.fr%2Facteurs%2Fpremier_ministre%2Fecrire&Horde=8c587ac577d9db83926011fba67e2639Elysée : http://imp.free.fr/horde/util/go.php?url=http%3A%2F%2Fwww.elysee.fr%2Fecrire%2Findex.html&Horde=8c587ac577d9db83926011fba67e2639Maxime Tandonnet (conseiller immigration) maxime.tandonnet@elysee.frGuillaume Larrivé, Directeur-adjoint cabinet du ministère R et D, surson blog g@larrive.comBrice Hortefeux au Conseil régional Auvergne *Tél. :* 04 73 31 8585 *Fax :* 04 73 36 73 45_______________________________________________Resf.info@rezo.net - http://imp.free.fr/horde/util/go.php?url=http%3A%2F%2Flistes.rezo.net%2Fmailman%2Flistinfo%2Fresf.info&Horde=8c587ac577d9db83926011fba67e2639
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