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viernes, 5 de junio de 2009

WELCOME Á BELGIQUE le 18 JUIN à 19h30





Nous vous invitons a soutenir l’action de la CRER, lors du la projection del film WELCOME au Botanique ce 18 juin, les bénéfices serviront à financer un car pour aller a CALAIS au camp NOBORDER fin du mois de juin !

Paf : 5 euros

Réserve vos places de maintenant au 0496 40 33 09

Merci !!

viernes, 12 de diciembre de 2008

SOIREE D’HOMMAGE AUX VICTIMES DE LA DISPARITION FORCEE DANS LE MONDE

Le Festival Voix de Femmes et le «Réseau mondial de solidarité des mères, épouses,
soeurs, filles, proches de personnes enlevées et disparues», vous convient à une
SOIREE D’HOMMAGE AUX VICTIMES DE LA DISPARITION FORCEE
DANS LE MONDE
Vendredi 19 décembre à 19h Casa Nicaragua 23 rue Pierreuse 4000 Liège
Lors du 8ème Festival Voix de Femmes en décembre 2007, le «Réseau Mondial de solidarité des
mères, épouses, soeurs, filles, proches de personnes enlevées et disparues» a inauguré un lieu de
mémoire planté d’arbres à Liège, aux côtés du monument au résistant Walthère Dewé.
Le 21 juin 2008, le Festival et le Réseau organisaient sur ce lieu une fête des arbres de la mémoire,
en association avec Identité Amérique Indienne et la fanfare Sans Tambours ni Trompettes. Une fête
pour maintenir vive la mémoire des disparus, informer sur la Convention sur la protection de toutes
les personnes contre la disparition forcée récemment votée par l’ONU et rendre hommage à Lola
Rubino, membre argentine de notre Réseau décédée quelques semaines plus tôt.
Les arbres de la mémoire vont bientôt s’enrichir d’une très belle mosaïque créée par l’artiste
chilienne et liégeoise Mónica Cantillana, grâce au soutien de la Ville de Liège. Les conditions
climatiq ues nous obligent à reporter au début 2009 l’inauguration de cette mosaïque, prévue dans le
cadre de la célébration du 60ème anniversaire de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme.
Néanmoins, nous vous convions à une soirée informative et festive le vendredi 19 décembre.
Au programme :
•souper convivial (et à prix modique),
•scène ouverte à tou-te-s celles et ceux qui voudront rendre hommage aux victimes de la
disparition forcée et à la lutte de leurs proches (en musique, textes…),
•et moments d’information sur le réseau et ses projets, sur la situation de la lutte contre la
disparition forcée dans le monde.
Organisation : Festival Voix de Femmes, Coordination du «Réseau mondial de solidarité des mères, épouses,
soeurs, filles, proches de personnes enlevées et disparues».
Merci à la Casa Nicaragua.
Infos : Festival Voix de Femmes, En Neuvice 46, 4000 Liège
Tél : 32-4-223 18 27 Fax : 32-4-223 21 26
women.voices@skynet.be www.voixdefemmes.org
Dans le cadre de l’atelier « Art et Expression » dans les associations de femmes

jueves, 10 de julio de 2008

COLLABORATION POLICIÈRE «TURQUIE-BELGIQUE» : NOUVELLES RÉVÉLATIONS

COLLABORATION POLICIÈRE «TURQUIE-BELGIQUE» : NOUVELLES RÉVÉLATIONS

Communiqué du Clea - 9 juillet 2008

[En html: http://leclea.be/communiques/revelation090708.html ]
[En pdf: http://leclea.be/pdf/Communique090708.pdf ]


Il y a deux semaines, une délégation turque --composée de cinq chefs de
la police et de deux procureurs antiterroristes-- était reçue par les
autorités judicaires belges qui leur confiaient les archives du DHKP-C,
saisies en septembre 1999 dans un appartement à Knokke.

C'est atterrant. Que certains des plus hauts magistrats de notre pays
puissent ainsi rencontrer les représentants d'un État où se pratique
toujours la torture contre des opposants politiques et se mettent ainsi
«au service des bourreaux»..., voilà qui est tout simplement effarant.
D'autant que les responsables de la police antiterroriste turque sont
réputés pour leur cruauté (en particulier la «TIM-1» spécialisée dans
l'interrogatoire des militants et sympathisants du DHKP-C).

Or, sur l'une des photos représentant cette délégation policière turque
(photo qui vient de paraître dans le quotidien Sabah), on reconnaît
distinctement l'homme en civil qui avait insulté et menacé de mort Bahar
Kimyongür («Siktir lan, orospu çocugu. Senin gibileri gebertmek lazim»,
«Va te faire f..., fils de p... Des types comme toi, il faut les
buter»...) durant une des sessions du procès devant la Cour d'appel de
Gand, en septembre 2006. Des membres de la police fédérale avaient
d'ailleurs été obligés d'évacuer ce provocateur de la salle d'audience
pour ramener le calme dans le prétoire.
http://leclea.be/communiques/revelation090708.html

Outre cette toute récente visite d'une délégation turque de haut rang,
d'autres cas de collaborations scélérates entre polices belge et turque
avaient --pourtant-- déjà fait l'objet de dénonciations dans la grande
presse (francophone notamment). Ainsi en avait-il été lorsque furent
finalement révélés les dessous du kidnapping de B. Kimyongür aux
Pays-Bas (en avril 2006) --un enlèvement organisé sous l'autorité de la
ministre de la justice de l'époque, la socialiste Laurette Onkelinx.

À titre d'exemple, nous vous renvoyons à l'article paru dans Le Soir du
22 janvier 2008. Edifiant.

«Le rapport annuel du Comité R (surveillance des services de
renseignements) confirme que la Belgique a bel et bien voulu livrer
l'un de ses ressortissants, Bahar Kimyongür, à la Turquie en
contravention avec toutes les règles de droit. En septembre 2006, Le
Soir révélait qu'une réunion secrète a rassemblé le 26 avril 2006 au
centre de crise du ministère de l'Intérieur 25 magistrats et
fonctionnaires représentant la Justice, l'Intérieur et les services
du Premier ministre. Cette réunion concernait le sort à réserver à
Bahar Kimyongür, un ressortissant belge sympathisant de
l'organisation d'extrême gauche turque DHKP-C, condamné à quatre ans
ferme par le tribunal correctionnel de Bruges.
«Un mois plus tôt, «un service de renseignements ami» (ndlr : les
services secrets turcs, selon nos informations), note le rapport,
indique que Kimyongür est susceptible de prendre la fuite et de se
soustraire à son procès en appel à Gand. La Sûreté ne croit pas en
cette éventualité. L'information remonte à la ministre de la Justice
et au parquet fédéral qui organisent la fameuse réunion secrète du
26 avril. Au cours de celle-ci, il est demandé que l'OA3 (la police
antiterroriste) et le Parquet fédéral prennent contact avec le
parquet néerlandais en vue de procéder à l'arrestation de Kimyongür,
qui doit se rendre à un concert aux Pays-Bas, et de permettre ainsi
sa livraison à la Turquie qui a délivré un mandat d'arrêt international.
«Le compte-rendu de cette réunion est modifié à la demande du
Parquet fédéral, car l'illégalité de l'opération a été soulignée par
plusieurs participants --la Belgique ne pouvant livrer un de ses
ressortissants à un pays étranger. Dans un compte-rendu, non amendé
par le Parquet fédéral, l'un des agents de la Sûreté note : «Une
solution serait d'organiser une surveillance avec l'espoir qu'il
(Kimyongür) se rende aux Pays-Bas. La police néerlandaise pourrait
être susceptible de l'intercepter et de le mettre, le cas échéant, à
la disposition des autorités turques». Des membres de la Sûreté
présents se sont offusqués de ce procédé illégal. L'un d'eux,
déposant devant le Comité R, a ainsi exprimé son étonnement : «Le
scénario proposé lors de la réunion de crise était machiavélique !».
«En exécution des décisions de cette réunion, la police
anti-terroriste et la Sûreté ont mis en place une surveillance sur
Kimyongür. Leurs homologues néerlandais étaient tenus au courant. Et
le Parquet fédéral, selon le rapport, demande au juge d'instruction
chargé de l'enquête sur la disparition de la militante Fehryie
Erdal, de délivrer un mandat à la DSU (unités spéciales de la police
fédérale) lui permettant d'effectuer une «observation
transfrontalière». Durant toute l'opération, les services turcs et
néerlandais sont tenus au courant par leurs homologues belges. Et
c'est ainsi que la voiture de Kimyongür fut interceptée par une
voiture banalisée de la police néerlandaise. Son extradition vers la
Turquie fut finalement refusée.
«Dans son rapport, le Comité R exprime des doutes sévères: «La
prétendue finalité judiciaire de l'opération suscite des questions»,
écrit le Comité R qui déplore que «la Sûreté n'ait pas effectué
d'analyse juridique sérieuse sur la légalité de sa mission». Il
relève que «les services de renseignement ne sont pas légalement
compétents pour observer des personnes». Son rapport s'interroge
aussi sur la légalité de la transmission par la Sûreté à l'AIVD (les
services néerlandais) de données personnelles relatives à un
ressortissant belge. Des renseignements sur le déplacement de M.
Kimyongür, selon nos informations, ont également été transmis aux Turcs.
«La ministre de la Justice de l'époque Laurette Onkelinx avait
démenti l'intention de la Belgique de livrer Kimyongür à la Turquie
en le livrant d'abord aux Néerlandais. Le rapport de la Sûreté la
dément. Le débat parlementaire sur cette affaire d'État n'a jamais
eu lieu. «Anne-Marie Lizin, alors présidente du Sénat, n'a jamais
voulu réunir une commission à ce sujet», déplore la sénatrice MR
Christine Defraigne.»

En réalité, dès le début de l'affaire «DHKP-C» en 1999, plusieurs
secteurs de la police belge avaient décidé de transmettre des données
confidentielles liées à l'enquête judiciaire aux services spéciaux
turcs. C'est ainsi que des pièces figurant dans le dossier d'instruction
--pourtant secret-- avaient été publiées par la presse d'Ankara. Nous
sommes en mesure d'en apporter les preuves. Inédites. Il s'agit
notamment d'une photo de la militante Fehriye Erdal reproduite dans les
quotidiens turcs Günes et Posta le 4 novembre 1999, ainsi que dans Öncü
le 6 novembre 1999... De même, une photo du secrétaire général du DHKP-C
Dursun Karatas avait été «fuitée» vers le quotidien Hürriyet (qui la
reproduisait dans son édition du 5 mars 2000).
http://leclea.be/communiques/revelation090708.html

Quant à l'article susmentionné du journal Sabah, il vient confirmer que
les services secrets turcs mènent un travail de «filatures techniques»
sur le sol belge, travail dont les résultats viennent d'être communiqués
à la Belgique, ce que révèle l'article de Marc Metdepenningen paru dans
Le Soir, ce 30 juin:

«Selon le journal Sabah, les enquêteurs turcs auraient remis aux
enquêteurs belges (qui ne commentent pas) des informations relatives
à la localisation de Fehryie Erdal, qui avait échappé à la Sûreté de
l'État belge, à la veille de sa condamnation par le tribunal
correctionnel de Bruges en février 2006. Les Turcs auraient
également transmis des informations «sur base de filatures
techniques» relatives à la présence en Belgique de Dursun Karatas
(le leader du DHKP-C dont la mort des suites d'un cancer à la
clinique du Parc Léopold à Etterbeek avait été prématurément
annoncée depuis la Turquie en février dernier --ainsi que sur le nº2
de l'organisation Zerrin Sari)... »

martes, 27 de mayo de 2008

GRÈVE DE LA FAIM DES SANS PAPIERS LATINO-AMERICAINS Á BRUXELLES


Voir:
Grève de la faim des sans papiers latino-américains á Bruxelles

Article de José Gregorio

Maison de l'Amérique Latine, Ixelles, ce lundi 19 mai 2008, le Comité Latino-Américain Pour la Régularisation des sans papiers tenait une conférence de presse expliquant l'occupation des locaux et le début d'une grève de la faim illimitée.

Suite a l`occupation ce jeudi 15 mai 08 des locaux de l`Asbl Maison de l`Amérique Latine par des Péruviens, Chiliens, Equatoriens, Brésiliens, Uruguayens, Salvadoriens etc. le CLPR, comité latino-américain pour la régularisation des sans papiers, a tenu une conférence de presse pour annoncer le début d`une grève de la faim illimitée débutant ce lundi 19 mai.

Le CLPR est membre de la Coordination Nationale des Sans Papiers, CNSP. Nous avons rencontré et interviewé plusieurs grévistes de la faim, ils sont 5 a démarrer la grève de la faim dans un premier temps.

Ils vivent et travaillent en Belgique depuis de nombreuses années, sont bien intègres dans la société, avec parfois des enfants nés en Belgique et ayant même la nationalité belge. Certains ont même des petits enfants et déclarent évidemment que leur vie et leur futur sont ici et refusent de partir.

Le Comité latino-américain se bat depuis des années et veut marquer sa solidarité avec les actions de grève de la faim menées dans plusieurs églises (Beguinage, Forest, rue Royale, etc...)
Devant l`immobilisme du monde politique, l`action a pour but d`ouvrir une négociation rapide avec le Ministère du Travail et de l`Immigration, jusqu`a l`obtention des papiers.

L`avocat des sans-papiers a explique le contexte légal et les critères de régularisation (-ancrage local durable en Belgique, présence au 31 mars 07, circonstances exceptionnelles.)Voir vidéo en annexe à suivre sur le site.

Malgré l`injustice, l`insécurité et l`inhumanité de la situation, les Droits de l`Homme ne pèsent pas lourd devant la frilosité procédurière de nos politiciens qui semblent craindre de légiférer trop clairement.

Presque dix ans après la mort de Semira Adamu, étouffée lors de son expulsion dans un avion de la Sabena, et tout récemment le jeune Camerounais qui a failli subir le même sort dans une tentative d`expulsion le 26 avril 08 dans un vol commercial de SN Brussel... Devant les protestations et surtout les enregistrements vidéos de plusieurs passagers, il allait être évacué de l`avion avec d`ailleurs les témoins indésirables !!

Quelques jours plus tard, Ebenizer Sontsa se "suicidait" au centre ferme de Merkplas.

Pas de chance, il n`était pas tibétain...

miércoles, 14 de mayo de 2008

APPEL A LA CONFERENCE INTERNATIONALE DE SOLIDARITE

Türkçesi aşağıda



APPEL A LA CONFERENCE INTERNATIONALE DE SOLIDARITE AVEC LES PRISONNIERS POLITIQUES




Les prisons sont parmi les domaines les plus importants dans le cours de l’histoire du développement de l’humanité.

Les prisons qui sont parmi les endroits où la lutte des classes se présente le plus directement, évoquent d’une part la barbarie et la cruauté, mais d’autre part sont des foyers de résistance, d’héroïsme et de la défense des valeurs humaines. Si on met de coté ce qui se passait préalablement, à partir des années 1990, les prisons sont en même temps parmi les principaux domaines où on peut constater l’aggravation de l’agressivité du globalisme impérialiste, dont le pionnier est les Etats-Unis.

Les prisons sont comme des bancs d’essai de l’oppression, de la torture, de la terreur et du despotisme, dont les peuples sont victimes; les prisonniers politiques sont physiquement et psychologiquement soumis à tous ces persécutions. D’autre part la résistance entamée par les prisonniers politiques dans les geôles, qui s’articule de même à la résistance déployée dehors, est une lutte pour s’assumer la dignité humaine et le futur de l’humanité.

Nous organisons en tant que le Comité Européen de Solidarité Avec Les Prisonniers, les 24-25 Mai 2008 à Cologne en Allemagne une conférence internationale pour débattre sur la question des prisons afin de contribuer a la solidarité avec les prisonniers politiques à l’échelle internationale. Notre conférence qui va réunir plusieurs anciens prisonniers, plusieurs représentants des associations de prisonniers, ainsi que ceux d’autres associations intéressées de la Turquie/Le Kurdistan du Nord, de l’Iraq, et de la Palestine, de l’Espagne et du Pays Basque, de l’Italie, des pays Latino-Américains et des pays d’Afrique et de l’Asie avec aussi les contributions écrites de plusieurs qui sont toujours en prison, a pour objectif d’aboutir à ces résultats:

1. Faire le point sur les tortures, les répressions et les méthodes physiques et psychologiques de répression appliqués dans les prisons
2. Partager les expériences et les résistances dans les prisons.
3. Préciser les contributions que nous pourrions faire a la lutte mené dans les prisons, qui représentent une domaine où la lutte de classes est la plus directe et la plus dure; collectiviser les luttes singulières et développer ensemble les moyens de lutte organises en discutant sur les moyens et les formes de la lutte.
4. Contribuer a la solidarité internationale des prisonniers politiques, de leurs familles et de leurs avocats.

Toutes les personnes et les organisations progressistes et révolutionnaires qui sont intéressées aux questions carcérales sont invitées à notre conférence. Ceux qui s’intéressent pour s’inscrire à notre conférence peuvent s’adresser à l’adresse électronique suivante: info@wewantfreedom.org


Comité Européen de Solidarité avec les Prisonniers Libres

P r o g r a m m e

Samedi le 24.05.2008
09.00 – 09.15 Inauguration et information

1ère Séance : L’approche à la question des prisons; le problème carcérale dans le cours de l’histoire.

09.15 – 10.30 Exposées
10.30 – 10.45 Repos
10.45 – 12.00 Débats
12.00 – 13.00 Déjeuner
13.00 – 13.30 Projection de film

2ième Séance: Les méthodes de répression physiques et psychologiques et leurs buts

13.30 – 14.45 Exposées
14.45 – 15.00 Repos
15.00 – 16.15 Debats
16.15 – 16.30 Repos

3ième Séance: Les prisonniers parlent: La lutte et la résistance dans les prisons et les expériences de lutte.

16.30 – 17.45 Exposées
17.45 – 18.00 Repos
18.00 – 19.00 Debats
19.00 – 20.00 Diner
20.00 – 22.00 Activité culturelle

Dimanche le 25.05.2008

4ième Séance: Le rôle des juristes et des familles dans les luttes en prison

9.30 – 10.45 Exposées
10.45 – 11.00 Repos
11.00 – 12.00 Débats
12.00 – 13.00 Déjeuner

5ième Séance: La solidarité internationale et les perspectives de lutte pour l’avenir

13.00 – 15.00 Débats
15.00 – 15.15 Repos
15.15 - 15.30 Discours de clôture
____________________________
Ezilen Göçmenler Kolektifi (EGK)
Collectif des Opprimes Immigres (COI)
Web : http://www.collective-oi.org
E mail : info@collective-oi.org

viernes, 2 de mayo de 2008

HONTE A LA BELGIQUE, A SA POLICE, A LA COMPAGNIE SN BRUXELLES AIR LINES !!!






Bonjour à tous,

Je vous envoie ce message de Mons en Belgique. J'y suis arrivé hier 26 avril 2008 peu après minuit et après avoir été expulsé violemment du vol de SN Bruxelles Air Lines à destination de Kinshassa via Douala et gardé en cellule à l'aéroport de Bruxelles de 11:00 à 22:00 sans manger, ni boire et sans pouvoir contacter ma famille.

Petit compte rendu:

Nous sommes le 26.04.2008, je me rends au Cameroun pour mes vacances. Je pars de Clichy à 5:30 en taxi pour CDG1. Je pars de Paris à 7:40 pour Bruxelles avec un vol SN Bruxelles Air Lines et doit prendre la correspondance pour Douala à 10:40 à l'aéroport de Bruxelles.

Lors de mon entrée dans l'avion entre 10:00 et 10:45, je suis bien accueilli par les hôtesses, je vais rejoindre mon siège, le N° 41H qui se trouve vers le fond de l'avion, à 5 ou 6 rangées de mon siège.
Lorsque j'y arrive, il y a au fond de l'engin à la dernière rangée des hommes habillés en tenue grise et qui essayent de maitriser un homme de couleur noire. Celui-ci se débat et crie : « Au secours, laissez moi, je ne veux pas partir». Les hommes en gris essaient de l'empêcher de parler en l'étouffant. Le jeune homme se débat comme il peut et continue de crier car il y a sur lui 4 colosses en gris. D'autres policiers en civile ont établis un périmètre de sécurité et personne ne peut aller vers le lieu du drame qui se déroule sous nos yeux.

Je me rends compte que c'est une expulsion, l'homme que l'on expulse est toujours maitrisé et étouffé et pousse des cris que l'on n'entend plus bien.

Je me souviens alors de Semira Adamu, une jeune nigériane qui était morte en septembre 1998, il y a 10 ans lors d'une expulsion similaire à celle qui se déroule sous mes yeux dans un avion Sabena.

Quedois-je faire ? Rester sans rien dire comme les autres? Agir ?

En tant que militant des droits de l'homme et des étrangers, je me lève, interpelle l'hôtesse la plus proche de moi proteste en lui disant fermement et à voix haute que ceci est un vol commercial et que je ne saurais voyager dans ces conditions. D'autres passagers jusque là restés calmes se lèvent et protestent à leur tour. Je filme comme d'autres passagers la scène avec mon appareil photo. Devant cette protestation générale, les hommes en gris quittent l'avion avec leur passager.

Quelques minutes plus tard, des policiers montent dans l'avion, trois personnes sont désignées par les policiers en civil, je suis parmi elles. Les policiers nous demandent de quitter l'avion, lorsque je pose la question pourquoi, ils se jettent sur moi, menottes aux mains, coups par ci par là, je saigne, je suis trainé dans les couloirsde l'avion et puis dans les escaliers avant d'être jeter dans un fourgon de la police sans mes 2 valises en soute et ma petite valise de cabine. J'ai quelques bobos sur le visage et les mains blessées par les menottes. De ce fourgon, je remarque qu'une policière a mon appareil photo dans la main et visionne certainement mon petit film de la scène de l'avion.

Une dure et longue journée commence pour moi sous les insultes et les maltraitances des policiers qui m'emmènent au cachot de l'aéroport de Bruxelles.
A 13:35 la police nous libère, nous sommes 2 à ce moment un autre camerounais qui était dans la bande des trois
expulsés et moi. Je n'ai plus vu le troisième, un homme de couleur blanche.

Au moment de notre libération, la police nous informe que nous ne voyagerons plus pendant les six prochain mois avec la compagnie SN Bruxelles Air Lines. A la question de savoir comment nous allons faire pour nous rendre au Cameroun, la police nous renvoie vers la compagnie.

Avec mon compagnon d'infortune, nous nous y rendons. Nous demandons à rencontrer l'un des responsables de la compagnie, on nous indique que le responsable de la sécurité de la compagnie arrivera bientôt. Nous patientons, j'ai une pensée pour ma petite fille qui m'attend à Douala avec impatience et enthousiasme et qui certainement sera très déçue de ne pas me voir. Je suis en colère, très en colère.

La responsable de sécurité de la compagnie arrive et nous informe que nous avons tous les 2 étés fichés dans la liste noire (pas blanche) de la compagnie et ne pourrons plus voyager avec elle pendant les 6 prochains mois. Je lui demande alors comment nous faisons dans ce cas pour arriver à Douala. Elle m'indique que c'est à nous de voir et que la compagnie ne nous remboursera pas. Après ces mots, ma colère monte, mon ton aussi, je signale a cette dame que je n'ai pas de problème si je ne voyageais plus jamais avec SN Bruxelles Air Line, mais que je souhaite rentrer à Paris et surtout me faire rembourser car la compagnie n'a pas rempli son contrat.
Mon ton est haut mais courtois les passants nous regardent, la dame appelle la police qui vient et me ramène cette fois
seul au cachot.
J'y resterais jusqu'à 22:00 sans manger, ni boire et ni contacter ma famille.
Mon neveu qui habite Mons est contacté et arrive avec son épouse entre 21:00 et 22:00.

Les policiers m'informent de leur présence et m'indiquent que je suis libre de rentrer avec eux. Je leur dis que je ne comprends pas pourquoi j'ai été en cellule toute la journée dans ces conditions et que je ne souhaite pas la quitter avant qu'une solution ne soit trouvée à mon problème : partir à douala ou rentrer sur Paris et être remboursé.

Des explications se font de part et d'autres, les policiers souhaitent que je quitte la cellule et moi je souhaite y rester, ce qui visiblement ne les satisfait pas. Les policiers décident donc de me sortir de la cellule par la force, me remettent mes affaires, je refuse de les prendre.
L'un d'entre eux me menace, me tient par le cou et me pousse hors de leurs bureaux et me balance mes affaires sur la figure, je m'en vais sans les ramasser. Mon neveu et son épouse me rejoignent je suis une fois de plus en colère, très en colère de tout ce qui se passent. Je leurs demande de rentrer à la maison, ils refusent évidemment.

L'épouse de mon neveu va voir l'un des policiers qui lui donne mes affaires et des informations sur les démarches que je devrais faire. Elle revient avec mes affaires, il y manque mes lunettes de soleil Ray Ban et en plus la vidéo de la scène dans l'avion a été effacée de mon appareil photo, sûrement par les policiers qui m'ont interpelé. Une preuve vient d'être détruite, heureusement pas toutes car d'autres passagers ont filmé la scène.
Je suis toujours en colère, très en colère, je pense à ma petite fille pour qui j'ai exceptionnellement pris mes congés, je suis en colère parce que ces derniers jours ont été éprouvants professionnellement, physiquement et moralement.

Je suis en colère, très en colère parce que je suis du genre calme, courtois et surtout pas violent. Or toute cette journée, j'ai été traité avec mépris et violence parce que j'ai été un moment la bouche d'un malheur qui n'avait point de bouche, parce qu'en protestant dans l'avion, je suis allé au secours d'un être humain qui était maltraité et qui demandait du secours.

Je suis en colère parce que je suis fatigué et que je souhaitais prendre quelques semaines de repos et aller passer du temps avec ma petite fille. Je ne sais pas quand et comment je me rendrai au Cameroun. Je ne sais pas au moment où je vous écris où sont mes valises.

Avec patience mon neveu et son épouse m'ont convaincu de les accompagner chez eux à Mons. Nous avons demandé une attestation indiquant que j'étais en cellule de 11:00 à 22:00, le policier de faction a eu la gentillesse de m'en donner une en Néerlandais.

Nous sommes arrivés à Mons peu après minuit. J'avais des douleurs partout, sur le visage, les bras, les doigts au dos et une très grosse faim, j'ai mangé sans appétit et je suis allé me coucher.

Ce matin, je suis un peu plus calme, j'ai encore quelques douleurs aux doigts, aux bras et au visage.

Je vais me rendre à Bruxelles pour me faire signifier officiellement que je suis sur la liste NOIRE de la compagnie, que je ne voyagerai plus avec cette compagnie et que je ne serai pas remboursé. J'espère également retrouver mes valises dans l'état où je les avais confiés à la compagnie.
Une autre dure journée va commencer, comment se terminera-t-elle ? Je n'en sais pas grand-chose pour le moment.
Je peux simplement préjuger qu'elle ne sera pas facile car je ne compte pas laisser passer cette histoire sans réagir.

Je vais faire un appel à témoins et engager une action contre SN Bruxelles Air lines. On en reparlera.

Sur ce, je vous souhaite un bon et agréable dimanche.

Prière diffuser largement ce message.
A bientôt ! Et mon combat continue.

Serge N FOSSO

miércoles, 23 de enero de 2008

PEUPLE MAPUCHE : A L’OPINION PUBLIQUE BELGE

Rassemblement de soutien à la lutte du Peuple Mapuche

Vendredi 25 Janvier à 17h

Ambassade du Chili
Rue des Aduatiques, 106
1040 - Bruxelles

Après 15 ans les gouvernements successifs de transition n’ont pas réussi à changer l’héritage institutionnel de Pinochet; ils ont laissé la porte grande ouverte aux multinationales. Le territoire Mapuche, peuple originaire du Chili, continue à être spolié au bénéfice des entreprises. La résistance (récupération des terres) est criminalisée et réprimée en utilisant la loi anti-terroriste dictée pendant la dictature.

Aujourd’hui, le peuple Mapuche est sauvagement réprimé :

  • Leurs dirigeants emprisonnés
  • Leur territoire militarisé
  • Un « comando » paramilitaire est réactivé avec l’objectif de provoquer des attentats contre les communautés Mapuches

Pour améliorer les conditions d’emprisonnement les Mapuches ont réalisé la plus longue grève de la faim de l’histoire du Chili, Patricia Troncoso a dépassé les 100 jours de grève, elle est au seuil de la mort. Elle est en isolément et interdite de rencontrer sa famille et les institutions des droits de l’homme.

Inflexible, le gouvernement de Madame Bachelet n’a pas donné de réponse à ses revendications légitimes.

Nous, le Collectif de solidarité avec le peuple Mapuche en Belgique, nous demandons :

  • Une réponse immédiate à la situation d’urgence de Patricia Troncoso.
  • Libération de tous les prisonniers politiques Mapuches, révision de leurs procès et application des accords internationaux en matière de droits des peuples indigènes.
  • Fin de l’occupation militaire de leurs territoires; fin de la situation de conflit permanent et des mesures arbitraires de la police avec des contrôles et des perquisitions, ont laissé déjà des blessés et deux morts.
  • Dérogation de la loi antiterroriste et le respect du droit international concernant les peuples originaires et en spécial la convention 169 de la OIT.

Seulement votre solidarité aidera à rendre justice à nos frères Mapuches.


Collectif de solidarité avec le peuple Mapuche en Belgique

lunes, 14 de enero de 2008

RASSEMBLEMENT EN SOUTIEN À LA LUTTE DU PEUPLE MAPUCHE ! BRUXELLES - BELGIQUE


Mercredi 16 Janvier à 17h
Face au siège du Parti Socialiste Belge

Boulevard de l’Empereur 13
Bruxelles 1000








  • Nous demandons l’arrêt de la répression contre les communautés Mapuches et une enquête sur la mort de Matías Catrileo.
  • Nous exigeons que le PS Belge cesse leur soutien au gouvernement chilien de la socialiste Michelle Bachelet parce que celui-ci viole les traités internationaux concernant les Droits de l’Homme et le respect aux peuples indigènes.

Comité du soutien de la lutte du peuple Mapuche

martes, 25 de septiembre de 2007

LIBERTE D'EXPRESSION: QU'EST-CE QUI EST EN JEU?



Manifestation de solidarité avec Bahar le 27 septembre 2007

De 9 h à midi
Cour d'Appel Anvers, Waalsekaai 35A, 2000 Anvers




Liberté d'expression: qu'est-ce qui est en jeu?


Nous exigeons la liberté d'association et d'expression
(Texte de plate-forme pour la liberté d'association et
d'expression - 1 juin 2007)

La Belgique a une longue tradition démocratique de participation active de la société civile dans le débat politique. Il existe une interprétation très large de la liberté d'association et de la liberté d'expression, toutes deux ancrées dans notre constitution. L'action sociale est indissolublement liée à l'exercice de ces libertés. Ces dernières années, une série d'événements ont montré que ces libertés ne sont pas définitivement acquises. Dans le cadre de la lutte contre la criminalité organisée et contre le terrorisme, les compétences des services de police ont été considérablement élargies. Ces nouveaux instruments permettent de contrôler les mouvements sociaux et de limiter leur liberté d'action.

L'activité des ONG risque d'être criminalisée. Des questions et des critiques légitimes sont considérées comme une menace. Elles entrent souvent en conflit avec le droit à la propriété ou avec l'ordre public. Chaque fois que des intérêts commerciaux sont menacés, des moyens sont rapidement mis en place pour limiter le droit à l'action sociale. L'accusation récente d'association de malfaiteurs à l'égard de Greenpeace Belgique par Electrabel constitue une évolution inquiétante.

Depuis les attentats du 11 septembre, il existe en Belgique une tendance à assimiler des points de vue radicaux à du terrorisme. L'actualité judiciaire de notre pays, avec l'inculpation des trois altermondialistes liégeois pour participation à une organisation criminelle d'une part et l'affaire Bahar Kimyongür d'autre part, suscite l'impression qu'un certain nombre de lois, et en particulier la loi contre les infractions terroristes, permettent l'application de lourdes peines à des actes qui ne revêtent aucune forme violente, et encore moins terroriste. Dans les deux cas, il s'agit bien plus d'actions militantes non violentes ou d'expression et de diffusion d'une opinion.

Les associations ne peuvent pas permettre la restriction des libertés d'association et d'expression.

Les associations constatent aujourd'hui que leur liberté de mouvement est atteinte de différentes manières:

  • Par l'abus des procédures (par exemple: référence à des articles du code pénal qui ne sont pas d'application, comme l'article 322 sur l'association demalfaiteurs).
  • Par la poursuite judiciaire des actions (intimidation par des inculpations lourdes).
  • Par une législation antiterroriste qui porte atteinte aux droits fondamentaux.
  • Par l'extension des compétences des services de police et de renseignement.
  • Par des requêtes unilatérales qui arrêtent des actions.
  • Par les menaces d'astreintes ou des plaintes pour atteinte à l'honneur ou diffamation.
  • Par des arrestations et des perquisitions des militants d'organisations syndicales, de partis politiques, d'organisations non gouvernementales, du mouvement altermondialiste et bien d'autres encore, qui s'engagent pour le progrès social et écologique, pour la solidarité internationale ou pour les droits de l'homme, peuvent être criminalisés et, en conséquence, condamnés lourdement et de manière tout à fait disproportionnée.

La protection des libertés constitutionnelles est une partie essentielle de l'état de droit. Les organisations signataires demandent au prochain gouvernement fédéral de rectifier cette tendance et de prendre des initiatives législatives pour clarifier l'interprétation de ce qui relève de la contestation sociale sous toutes ses formes afin de la retirer du champ d'application du code pénal, de l'action criminelle ou terroriste.

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INFO www.leclea.be

LISTE DES ORGANISATIONS SIGNATAIRES DU TEXTE – PLATFORME
www.greenpeace.org/belgium/assets/binaries/platform-organisations

Pour contacter Greenpeace: info@be.greenpeace.org

martes, 4 de septiembre de 2007

LA PETITE ANGELICA DE NOUVEAU ARRÊTÉE

La petite Angelica remise en liberté

La petite équatorienne et sa maman ont été brièvement retenues mardi matin, par la police fédérale qui les avait interceptées en compagnie du Papa d'Angelica. Tous trois accompagnaient à l'aéroport, le consul honoraire de l'Equateur. Ana et Angelica ont rapidement été libérées, en revanche le père d'Angelica est lui toujours retenu par la police…..
4 sep 2007 12:50

Tous trois accompagnaient le consul honoraire de l'Equateur à l'aéroport, où celui-ci devait prendre un avion. Ana et Angelica ont rapidement été relâchées car l'examen en tierce opposition de l'Etat Belge contre la décision du tribunal des référés de Bruxelles qui les avait libérées fin juillet, a été fixé le 18 septembre prochain. C'est en quelque sorte l'appel introduit par l'Office des étrangers contre la libération in extremis des deux équatoriennes le jour où une camionnette de la police fédérale les emmenait à l'aéroport de Schiphol aux Pays-Bas, en vue de leur extradition. D'ici la décision judiciaire du 18, elles sont donc libres de leurs mouvements.

Le Papa, par contre, est en séjour illégal lui aussi, n'avait jamais été interpellé. Actuellement, il est toujours maintenu à la police de l'aéroport et risque d'être transféré dans un centre fermé.

lunes, 6 de agosto de 2007

BELGIQUE : "Des pratiques dignes de la Gestapo"


Anne Malherbe, l'épouse belge du président équatorien Rafael Correa, qualifie la politique belge d'immigration d'"hypocrite" et reproche à la Belgique ses "pratiques dignes de la Gestapo", écrit vendredi Het Laatste Nieuws.


Dans une interview avec une agence de presse espagnole, Anne Malherbe s'emporte à nouveau à propos de l'affaire Angelica, dans le cadre de laquelle elle avait déjà largement critiqué la Belgique. "Il n'est quand même pas admissible de laisser une jeune fille de 11 ans étudier pendant cinq ans puis, au début des vacances, de l'arrêter et de l'expulser. Cela ressemble aux pratiques de la Gestapo."


Anne Malherbe ajoute espérer que le prochain gouvernement belge mettra en place une politique d'immigration "moins violente envers les enfants".

martes, 31 de julio de 2007

BELGIQUE : Une expulsion d'enfant intrumùentalisée et innacceptable


La Ligue des Familles s'insurge contre l'expulsion prévue ce lundi de la petite Angélica et de sa maman. Le mouvement syndical des Familles exige que le Ministre de l'Intérieur sursoie à cette expulsion et libère la mère et l'enfant. La Ligue s'indigne de l'utilisation d'une enfant parfaitement régularisable - vu les projets de mariage de la mère avec un ressortissant belge par naturalisation- afin d'envoyer un message aux candidats à l'immigration du monde entier tendant à leur faire éviter notre pays. Cette utilisation de l'enfant constitue une atteinte grave à l'appication de la Convention Internationale des Droits de l'Enfant signée par notre pays. Seule cette logique honteuse explique l'acharnement contre une famille recomposée en pleine stabilisation et parfaitement intégrée.

Les familles réclament l'application de l'article 9 § 3 en cette affaire et rappellent leur revendication contenue dans leur mémorandum fédéral excluant tout enfermement de mineurs étrangers dans le cadre de ces procédures de régularisation.

Contact :
Philippe ANDRIANNE
Secrétaire Général
0475/321348

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Dénouement temporaire pour Angelica

Angelica et sa maman sont de retour à leur maison de Saint Josse. Elles ont été libérées ce lundi par une décision de justice. Elles n'ont donc pas été expulsées vers l'Equateur comme c’était prévu.

"C'est comme un rêve". Ce sont les mots prononcés ce lundi par Angelica à son retour à sa maison de Saint Josse, en Région bruxelloise. C'est le soulagement total pour la jeune Équatorienne de 11 ans. Elle a raconté sa journée de lundi. Elle a particulièrement été marquée par le transfert entre le 127 bis et le centre fermé de l'aéroport. Elle explique qu'elle et sa maman ont été maltraitées. Angelica n'a pas vu les coups portés à sa maman mais elle en a bien constaté les traces... Les avocats des Équatoriennes Angelica et sa mère ont décidé de déposer plainte contre X pour violence.
Du côté de l'Office des étrangers, on explique que la voiture s'est arrêtée au bord des pistes de l'aéroport, le long du tarmac. On a alors ouvert les portes pour leur permettre de sortir, les chauffeurs ont empoigné les bagages et là, voyant que les chauffeurs avaient les mains occupées, la maman s'est mise à courir et à tenté de fuir sur le tarmac. Les chauffeurs ont couru pour rattraper la maman qui s'est jetée par terre et a commencé à se débattre: coups de pieds, coups de poings… Il a alors été décidé de lui placer les menottes. Mais placer des menottes sur une personne qui ne se laisse pas faire ça a dû lui laisser des marques.
Peu importe la version des faits, le gouvernement équatorien a annoncé son intention de protester contre les mauvais traitements subis par la jeune équatorienne et sa maman. La police "dément formellement" que les deux Équatoriennes "aient été frappées ou maltraitées d'une quelconque manière par des fonctionnaires de police" lors de leur transfert vers l'aéroport de Schiphol-Amsterdam.
Mais même s'il y a eu apparemment incident au moment de l'arrivée à l'aéroport, ce ne sont pas là les raisons qui ont conduit le tribunal des référés à décider de la libération des deux Équatoriennes. Dans l'ordonnance, ce sont les principes plus généraux, qui ont été mis en avant.
C'est, en effet, essentiellement la situation de la petite Angelica qui a forgé la décision du tribunal. Une enfant qui, d'après des rapports psychologiques, se trouve actuellement dans un état proche de la dépression en raison de son enfermement au centre 127 bis. Or, dit le tribunal, au regard de la Convention européenne des Droits de l'Homme, cet enfermement et les conditions dans lesquelles il s'effectue est contraire à l'article 3 qui interdit les traitements inhumains et dégradants.
Le traumatisme psychologique de la petite Angelica en est un pour le tribunal et il y a lieu de la remettre immédiatement en liberté. Angelica étant détenue avec sa maman, rien ne justifie qu'elle soit séparée Il n'est pas établi qu'elle tente d'échapper au contrôle puisque des procédures notamment devant la Cour de cassation ont été introduites, la mère elle aussi a donc été remise en liberté.
Les deux Équatoriennes se sont-elles rebellées dans la camionnette? Même si c'est le cas, leur avocate souligne qu'elles étaient loin de faire le poids face aux policiers qui les ont emmenées, menottées, vers le centre fermé de l'aéroport où elles ont passé la journée. En fin d'après-midi, une manifestation se mettait en place dans le hall des départs de l'aéroport lorsqu'on a appris qu'elles avaient été envoyées par la route en direction d'Amsterdam d'où un avion devait les transporter à Quito.
Mais immédiatement après cette nouvelle, Selma Ben Khelifa, leur avocate, a fait l'annonce suivante: «On a fait une requête unilatérale en extrême urgence auprès du Président du tribunal de Première instance en lui disant: il y a quelque chose de très grave qui se passe. On n’arrive pas à avoir accès à cette petite. Et puis quand on a eu accès, on a faxé de l'aéroport au président du tribunal de Première instance les certificats médicaux qui attestent qu'il y a eu des mauvais traitements et on vient d'avoir une ordonnance d'extrême urgente qui dit que sous astreintes elles doivent être libérées immédiatement.»
Obligée de faire demi-tour sous peine d'une astreinte de 500 euros l'heure, la camionnette a fini par ramener ses passagères. Elles ont pu dormir chez elles cette nuit. L'Office des étrangers ira cependant en appel. Il tient à faire entendre ses arguments en droit. Le combat n'est donc pas terminé. Angelica et sa maman restent dans une situation illégale. Il va falloir se pencher sur la régularisation du séjour. Peuvent-elles espérer un avenir en Belgique? Seront-elles régularisées?
Selon la porte-parole de l'Office des étrangers, «On verra ce qu'il y a dans le dossier, mais dans un premier temps je ne vois pas sur quel critère elles pourraient être régularisées puisque les critères sont clairs: c'est une procédure d'asile anormalement longue. Or, elles n'ont jamais demandé l'asile. Ou alors des critères exceptionnels pour des raisons d'ordre médical: une maladie très grave ou bien un état de santé tout à fait précaire ou alors un état d'âge avancé. Donc, il faut voir ce que ces personnes pourraient apporter comme pièces à leur dossier. Mais là comme ça, non. En principe, le fait qu'un enfant soit scolarisé depuis deux ou trois ans et ait les bonnes conditions d'intégration ne sont pas des critères suffisants pour obtenir une régularisation. Le ministre Dewaele a toujours été très clair là-dessus.»
Par ailleurs, Le tribunal des référés de Bruxelles a déclaré irrecevable ce midi l'action entamée par deux asbl et par la Ligue des Droits de l'Homme en juin, action de principe contre l'enfermement de mineurs dans des centres fermés. Mais le tribunal ne s'est pas prononcé sur le fond de la question mais a simplement constaté que les associations qui avaient initié cette procédure n'avait pas - comme on dit en droit - d'intérêt à la cause.

viernes, 8 de junio de 2007

BELGIQUE : DES PARENTS FRAPPES A SANG ET UN ENFANT DE 19 MOIS TRAUMATISE LORS D’UNE TENTATIVE D’EXPULSION!


Communique CRER - LDH - MRAX




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Communique de la CRER, Coordination pour la régularisation et la libre circulation, la LDH, Ligue des droits de l'Homme et du MRAX, Mouvement contre le Racisme, l’Antisémitisme et la Xénophobie.

Belgique 7juin 2007

La politique d'immigration belge fait "ENCORE" parler d'elle suite à son acharnement stupide et brutal contre la famille TAHIRI.

Le témoignage reproduit ci-dessous a été recueilli en ligne directe. Par ailleurs, un visiteur de centre fermé (ONG) ainsi qu'un membre de la Ligue des droits de l'Homme se sont rendus auprès de cette famille après la tentative d'expulsion afin de recueillir leur déclaration.

Les personnes rencontrées étaient effectivement dans un état psychologique déplorable. La tristesse et la souffrance étaient perceptibles. Le monsieur avait perdu toute son énergie et son âme. Ils étaient littéralement "cassés".

Malgré un dossier comportant de sérieux arguments en faveur d'une régularisation de cette famille, l'Office des Etrangers essaye de l'expulser à tout prix et les méthodes utilisées sont d'une cruelle violence !!!

Lors d’une première tentative d'expulsion, Mr TAHIRI a souffert d'une crise cardiaque et l'éloignement n'a pas eu lieu.

Le matin du 5 juin, pour la deuxième tentative d'expulsion, les services de l’Office des etrangers ont usé de leurs pouvoir de persuasion, pendant toute la nuit du 4 au 5 juin face à la famille. Celle-ci s'est retrouvée enfermée dans une cellule d'isolement du centre 127 bis en compagnie des gardiens du Centre. Ils leur ont parlé et les ont harcelés (« préparés au retour ») pendants de heures, toute la nuit, pour les empêcher de dormir, alors que le vol prévu était à 10h du matin.

7 hommes et 6 femmes policiers sont arrivés à 4h30 pour les amener à l'aéroport de Zaventem. A ce moment, la maman a été séparée de son bébé. Les cris et les pleurs de cette femme n'ont pas arrêté les policiers.

Ensuite, à l'aéroport, Monsieur et Madame TAHIRI ont eu droit au traitement particulier lors d'une expulsion décrit par le rapport du célèbre professeur VERMERSCH. Ils ont tout d’abord été attachés de la tête aux pieds ; ensuite, les policiers leur ont porté des coups à différents endroits du corps, sur les côtes, les bras et la tête, laissant de traces chez Mr TAHIRI derrière l'oreille droite, laquelle a saigné, mais ceci n'a pas empêché les policiers de continuer.

Selon les descriptions reçues de Madame TAHIRI, les deux personnes ont en plus été insultées par des injures racistes. De plus, des menaces ont été proférées à leur encontre en précisant à Madame que sont enfant serait envoyé ailleurs et perdu à jamais s'ils continuaient à résister.

Précisons ici que ce récit coïncide avec de nombreux témoignages que nous avons pu recueillir précédemment lors d'expulsions avec enfants.

Pour les amener dans l'avion, les policiers les ont portés à plusieurs, leurs pieds ne touchaient plus terre pendant l'opération. Une fois dans l'avion, l'escorte a tenté de faire taire les deux personnes, encore une fois, par des coups et des techniques de strangulation. Dans le même avion se trouvaient deux autres personnes qui devaient être expulsées et avaient donné leur accord. Cependant, devant cette situation d'extrême violence elles ont commencé à pleurer. Les cris et les pleurs ont attiré l'attention des passagers, qui venaient de monter dans l'avion, ceux ci ont réagi vis-à-vis des policiers et du pilote de l'avion pour demander d'arrêter ces brutalités.

Cette réaction citoyenne a permis d’éviter l’expulsion mais pendant le retour au centre, de nouveaux coups ont été portés sur les deux personnes. Ils ont également reçu des menaces selon lesquelles ils seraient séparés lors de la prochaine expulsion et seraient piqués pour les calmer!!!

La Belgique persiste et signe à traiter par la torture les candidats à l'asile.

En soumettant les hommes, les femmes et les enfants à des traitements inhumains et dégradants elle ne fait que confirmer les fais qui lui ont déjà été reprochés, ainsi que plusieurs condamnations internationales de l'Etat belge pour ces violations des droits de l'Homme en témoignent.

Un suivi de l’affaire est actuellement en cours afin de vérifier les faits et prendre des mesures appropriées.

La CRER, la LDH et le MRAX demandent :

  • Que les pratiques de traitements inhumains et dégradants lors des tentatives d’expulsion soient définitivement bannies des méthodes policières

  • Une enquête rapide et effective concernant ces faits et, s’ils devaient être confirmés, des sanctions exemplaires à l’égard de leurs auteurs

  • La suppression des centres fermés

INFO :
C.R.E.R. – Bruxelles
Tél : 0496 40 33 09 - 0473 62 87 33