martes, 27 de mayo de 2008

GRÈVE DE LA FAIM DES SANS PAPIERS LATINO-AMERICAINS Á BRUXELLES


Voir:
Grève de la faim des sans papiers latino-américains á Bruxelles

Article de José Gregorio

Maison de l'Amérique Latine, Ixelles, ce lundi 19 mai 2008, le Comité Latino-Américain Pour la Régularisation des sans papiers tenait une conférence de presse expliquant l'occupation des locaux et le début d'une grève de la faim illimitée.

Suite a l`occupation ce jeudi 15 mai 08 des locaux de l`Asbl Maison de l`Amérique Latine par des Péruviens, Chiliens, Equatoriens, Brésiliens, Uruguayens, Salvadoriens etc. le CLPR, comité latino-américain pour la régularisation des sans papiers, a tenu une conférence de presse pour annoncer le début d`une grève de la faim illimitée débutant ce lundi 19 mai.

Le CLPR est membre de la Coordination Nationale des Sans Papiers, CNSP. Nous avons rencontré et interviewé plusieurs grévistes de la faim, ils sont 5 a démarrer la grève de la faim dans un premier temps.

Ils vivent et travaillent en Belgique depuis de nombreuses années, sont bien intègres dans la société, avec parfois des enfants nés en Belgique et ayant même la nationalité belge. Certains ont même des petits enfants et déclarent évidemment que leur vie et leur futur sont ici et refusent de partir.

Le Comité latino-américain se bat depuis des années et veut marquer sa solidarité avec les actions de grève de la faim menées dans plusieurs églises (Beguinage, Forest, rue Royale, etc...)
Devant l`immobilisme du monde politique, l`action a pour but d`ouvrir une négociation rapide avec le Ministère du Travail et de l`Immigration, jusqu`a l`obtention des papiers.

L`avocat des sans-papiers a explique le contexte légal et les critères de régularisation (-ancrage local durable en Belgique, présence au 31 mars 07, circonstances exceptionnelles.)Voir vidéo en annexe à suivre sur le site.

Malgré l`injustice, l`insécurité et l`inhumanité de la situation, les Droits de l`Homme ne pèsent pas lourd devant la frilosité procédurière de nos politiciens qui semblent craindre de légiférer trop clairement.

Presque dix ans après la mort de Semira Adamu, étouffée lors de son expulsion dans un avion de la Sabena, et tout récemment le jeune Camerounais qui a failli subir le même sort dans une tentative d`expulsion le 26 avril 08 dans un vol commercial de SN Brussel... Devant les protestations et surtout les enregistrements vidéos de plusieurs passagers, il allait être évacué de l`avion avec d`ailleurs les témoins indésirables !!

Quelques jours plus tard, Ebenizer Sontsa se "suicidait" au centre ferme de Merkplas.

Pas de chance, il n`était pas tibétain...

lunes, 26 de mayo de 2008

UNE FAMILLE DETRUITE SUITE AUX POLITIQUES INHUMAINES CONTRE LES IMMIGRES



Le père et le fils expulsés, la mère en prison
administrative pour étrangers et en grève de
la faim, la fille, lycéenne, livrée à elle-même.


C'est le gâchis auquel aboutit la politique inhumaine de messieurs Sarkozy et Hortefeux.
La famille est originaire d'Ossétie du Sud, un minuscule territoire (70 000 habitants) dont la Géorgie conteste l'indépendance et dont la population fuit dès qu'elle le peut. Mme Daredjan BERAVA, professeur , Mr Bessik TCHALATACHVILI, et leurs deux enfants Valérian 19 ans et Nina 18 ans, sont arrivés à Poitiers en 2006. Ils ont demandé l'asile qui, comme dans plus de 90% des cas aujourd'hui, leur a été refusé. U n recours à la Cour Nationale du Droit d'Asile a été faite où la date de l'audience est fixée le 3 juin 2008. Seule Nina pourra s'y rendre , son père et son frère ont déjà été expulsés. Nina et sa mère sont sans nouvelles d'eux depuis lors. Arrêtée pour la troisième fois cette année le 9 mai, Madame Daredjan BERAVA a été placée en rétention à Paris, dans l'île de la Cité. Elle a déjà subi une tentative d'expulsion le 23 mai 2008 au cours de laquelle elle a été brutalisée. Elle est maintenant en grève de la faim.
Nina a reçu une OQTF le lendemain de son 18 ème anniversaire, le 27 décembre 2007. Cette excellente élève du lycée Aliénor d'Aquitaine à Poitiers se débrouille seule soutenue par ses professeurs. On imagine dans quel état psychologique et de frayeur elle se trouve: son père et son frère ayant disparu, sa mère en prison administrative et menacée de bannissement !
Il faut que la politique de brute de M. Hortefeux cesse ! Qu'il cesse d'exiger des fonctionnaires de police et des préfectures des missions déshonorantes. Quelle serait l'impérieuse nécessité qu'il y aurait à persécuter ainsi une famille ? Le délire doctrinaire, ça suffit !
Il faut empêcher ça et faire savoir aux autorités compétentes en matières d'inhumanité ce qu'on en pense.
resf 86 sylvie catala 06 62 95 54 16

Préfecture de POITIERS (adresse - tel -fax - mail )
7, place Aristide Briand86000 POITIERS (France)Téléphone : (33) 05 49 55 70 00Télécopie : (33) 05 49 88 25 34
prefet : mailto:bernard.fragneau@vienne.pref.gouv.fr/t_blank
service eloignement : marie-laure.bonnet@vienne.pref.gouv.fr
tel service eloignement pref 86 : (33) 05 49 55 69 84
Fax ministère Hortefeux : 01 77 72 61 30 Standard 01 77 72 61 00
Conseiller du ministre : patrick.stefanini@iminidco.gouv.fr
Directeur de cabinet : thierry.coudert@iminidco.gouv.fr
Directeur-adjoint : guillaume.larrive@iminidco.gouv.fr
Conseillers techniques : sabrina.belkhiri-fadel@iminidco.gouv.fr et
geoffroy.didier@iminidco.gouv.fr
à Matignon :
http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/premier_ministre/ecrire
Elysée : http://www.elysee.fr/ecrire/index.html
Maxime Tandonnet (conseiller immigration) maxime.tandonnet@elysee.fr

jueves, 22 de mayo de 2008

Aribert Heim, ciminel nazi serait au CHILI




La fille de HEIM, pharmacienne conque sous le nom de WALTRAUT BÖSER, habiterait avec ses trois enfants à Puerto Varas, localité proche de Puerto Montt au sud du Chili.
En février dernier, la justice chilienne a reçu la deuxième demande de capture internationale concernant l’ex officier nazi. La police allemande a visité la zone l’année dernière sans trouver des traces de HEIIM. Mario FEFERBAUN, président de la Fondation Mémoire de l’Holocauste, a affirmé à l’Agence Juive de Nouvelles (AJN), qu’il « manque une politique d’Etat » pour les recherches des criminels nazis cachés en Amérique du Sud. « Pendant une époque, en Argentine il n’était pas possible de faire extrader les officiers nazis car il se considérait qu’il s’agissait des délits politiques » a expliqué FEFERBAUN





Ni oubli ni pardon
de Dany Baz[
Histoire et Actualité]






Résumé du livre
Il s'appelle Aribert Heim. Il est l'un de ces nazis qui, après la guerre, sont passés entre les mailles de la justice et ont disparu dans la nature. Médecin de formation, surnommé le 'docteur de la mort', il fut le bourreau du camp de concentration de Mauthausen, torturant, assassinant et faisant subir à ses 'cobayes humains' les plus monstrueuses 'expériences scientifiques'. Aujourd' hui encore, la tête du 'dernier grand nazi' est mise à prix, et les polices du monde entier le recherchent. On le dit en Egypte, en Uruguay, au fin fond de l'Amazonie, en Espagne, en Argentine... Peine perdue. Car Aribert Heim est mort, depuis plus d'un quart de siècle. Au début des années 1980, Dany Baz, pilote de l'air dans l'armée israélienne, rejoint une mystérieuse organisation aux Etats-Unis appelée 'La Chouette'. Oeuvrant dans la clandestinité et l'illégalité les plus totales, elle bénéficie néanmoins de l'appui d'individus très haut placés (CIA, FBI, services secrets israéliens.. .). 'La Chouette' a été créée par un rescapé de Mauthausen ayant fait fortune dans le pétrole en Alaska, et qui finance l'opération par tranches de 6 millions de dollars (somme symbolique pour rappeler les six millions de juifs victimes de l'Holocauste). Après avoir gardé le silence pendant plus de vingt-cinq ans, Dany Baz raconte au jour le jour la longue traque du 'docteur de la mort'.

miércoles, 21 de mayo de 2008

Envers et contre tous les droits !A Gray (Haute Saône) la famille tchétchène Aoucheva (5 enfants) expulsée ce matin!


Contacts sur ce dossier RESF 70 Patrice Salzenstein 06 16 63 54 32


RESF Gray Patrice M . 06 84 17 87 78

Envers et contre tous les droits !A Gray (Haute Saône) la famille tchétchène Aoucheva (5 enfants) expulsée ce matin!

Laëla Aoucheva (née en 1973, arrivée en France en novembre 2007), son mari Ayub Aouchev (né en 1972, arrivé en France le 25 mai 2007) et leurs 5 enfants (de 3 à 12 ans) sont arrivés de Tchétchénie via la Pologne. Laëla Aoucheva a fui la Tchétchénie en 2004 après que son véhicule ait été écrasé par un char Russe, le conducteur tué, et elle blessée légèrement près de l'oeil, aux cotes et à la jambe. Elle devait être opérée en juin. Ayub Aouchev a dû fuir aussi lorsqu'il a été rattrapé dans la forêt et subi alors diverses violences (coups sur le crâne).Plusieurs certificats médicaux attestent de la fragilité et de la détérioration de leur état de santé.Les 5 enfants sont scolarisés à Gray, 2 en maternelle, 2 en primaire et l'aînée au collège.Première arrestation le 19 mars 2008, en même temps qu'une autre famille tchétchène. Toutes deux sont transportées et mises en rétention à Oissel d'où elles sont libérées deux jours plus tard. Pour les Aouchev, le JLD statue sur l'atteinte à la vie des enfants que constituerait une expulsion et donne ainsi tort à la préfecture de Haute Saône qui ne lâche pas. Elle fait appel, sans résultat pour Laëla, gagne pour Ayoub qu'elle assigne à résidence. Nouveau recours : la préfecture perd à nouveau le 4 avril, Ayoub est libéré du pointage quotidien. La bataille juridique se poursuit entre l'avocat et la préfecture, c'est Dublin 2 contre le respect du droit français. L'avocat dépose un recours en référé suspension qui doit être jugé le 30 mai. La solidarité locale joue à fond pour protéger la famille, mais la tension est très lourde, dure à supporter pour la famille, et particulièrement pour la maman, dont le 15 mai, un certificat de santé très complet du CHU de Besançon atteste l'aggravation de l'état de santé. Laëla redoute une expulsion partielle, et à la demande de la famille, les précautions s'allègent et la famille se retrouve réunie depuis huit jours, dans leur appartement, celui là même qu'occupait la famille Raba. La préfecture se doute – t-elle qu'elle risque à nouveau de perdre sur le fond ? Mercredi 21 mai 08, jour des enfants, dès 6h moins le quart, les gendarmes sont en bas de l'immeuble.A 6 heures ils pénètrent, et en 40 minutes la famille est embarquée pratiquement sans bagages par 5 véhicules de gendarmerie, 19 gendarmes, et conduite à Dole (39) sans doute à l'aéroport de Tavaux 8h 22 : Laëla parvient à passer un coup de fil. La famille est à bord d'un avion sans doute privé, spécialement affrété, le tout aux frais des contribuables.Persécutions, acharnement, violence psychologique dévastatrice dans cette arrestation soigneusement préméditée, organisée et menée de bout en bout avec le maximum de secret. 19 gendarmes affectés à la réussite d'une opération de destruction, à l'arrachement de toute une famille à son quartier de voisins solidaires et de soutiens qui jour après jour les ont aidés à retrouver un peu d'humanité. 5 chaises vides à l'école, et que répondra-t-on aux questions des copains de classe ? La chasse aux familles bat son plein : négation du droit à la santé, violation du droits des enfants à une scolarité régulière et suivie, mépris du droit français et des procédures engagées Ceux qui étaient là, accourus au petit matin, ne sont prêts d'oublier l'extrême dignité des parents, leurs mots de remerciements, les cris et le regard des enfants embarqués dans les véhicules des gendarmes.15 heures : La famille AOUCHEVA a été remise à la police polonaise. Depuis, son portable ne répond plus. Préfecture de Haute-Saône : 03 84 77 70 00 Fax : 03 84 76 49 60Mail : prefecture@haute-saone.pref.gouv.fr http://www.haute-saone.pref.gouv.fr/ Fax ministère Hortefeux : 01 77 72 61 30 Standard 01 77 72 61 00Conseiller du ministre : patrick.stefanini@iminidco.gouv.frDirecteur de cabinet : thierry.coudert@iminidco.gouv.frDirecteur adjoint : guillaume.larrive@iminidco.gouv.frConseillers techniques : sabrina.belkhiri-fadel@iminidco.gouv.fr geoffroy.didier@iminidco.gouv.frMatignon : http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/premier_ministre/ecrireElysée : http://www.elysee.fr/ecrire/index.htmlMaxime Tandonnet (conseiller immigration) maxime.tandonnet@elysee.fr

sábado, 17 de mayo de 2008

ICAD SOLIDARISE AVEC LA PALESTINE



COMITE INTERNACIONAL CONTRE LES
DISPARITIONS FORCEES ET LA TORTURE



ICAD salue la lutte du peuple palestinien pour sa liberté, pour sa culture, pour son territoire, pour son droit à vivre libre.

L’état sioniste d’Israël ne pourra jamais faire taire les cris de liberté du peuple palestinien.

Nous soutenons le combat de la Palestine et nous leur offrons notre solidarité.

Nous demandons aux organisations internationales de protection des Droits de l’Homme d’intervenir efficacement pour dénoncer et faire condamner l’état israélien suite à sa politique d’extermination et d’anéantissement contre le peuple palestinien.

Nous demandons que le territoire palestinien soit rendu à ses habitants avec les frontières existantes avant la guerre de 6 jours.

Nous exigeons le respect pour ce peuple qui n’a jamais perdu sa dignité, qui a continué à lutter dans une guerre inégale contre le géant sioniste.

VIVE LA LUTTE DU PEUPLE PALESTINIEN !


ICAD France ICAD Belgique

ICAD Amérique Latine ICAD Bureau International


Paris, le 16 mai 2008



icadfrance@free.fr
Maison du Citoyen, 16 rue du Père Aubry, 94120 Fontenay sous Bois

viernes, 16 de mayo de 2008

MARIO LIBÉRÉ !

MARIO LIBÉRÉ !
Compañeros, amies et amis, un tout grand merci !Nous sommes heureux de vous annoncer que Mario Martinez, de l'Association Paysanne de la Vallée du Cimitarra (ACVC), Colombie, vient d'être libéré. Nous tenons donc à remercier toux ceux et celles qui ont signé la pétition en faveur de sa libération.Cependant, d'autre membres de cette association sont encore en prison et la libération de Mario doit être pour nous un encouragement à poursuivre la lutte. Encore un effort !
SIGNEZ POUR LA LIBERATION DES AUTRES DE L' ACVC !COMPAÑEROS ET AMIS Recevez un salut cordial et fraternel de la part de l' Asociación Campesina del Valle del río Cimitarra (ACVC), l'Association Paysanne de la Vallée du fleuve Cimitarra. Comme vous le savez, l'ACVC est une organisation sociale paysanne, démocratique et légalement constituée, qui étend son champs d'action sur le nord-est de la région de Antioquia, le sud de celle de Bolívar et sur la vallée du río Cimitarra, tous situés dans le Magdalena Medio colombien; nous sommes une association qui lutte depuis plus de 10 ans pour le droit à la vie, à la terre pour les paysans et à l'investissement social dans notre région.Fidèle à ces principes, l'ACVC a été historiquement et systématiquement persécutée par les gouvernements successifs qui se sont uniquement occupés à servir les intérêts latifundistes et mafieux dans la région; le gouvernement d'Álvaro Uribe Vélez a encore amplifié le mouvement. L'ACVC a souffert de persécussions, de déplacement forcé de personnes, d'assassinats de paysans et de leurs leaders, de détentions arbitraires, de dénonciations judicières corrompues, et, aujourd'hui, elle entre tristement dans une nouvelle phase de persécussion gouvernementale : nos compañeros Andrés Gil, Miguel González Huepa y Ramiro Ortega sont toujours réduits à la détention à la Prison Modèle de Bucaramanga, sous l'accusation de rébéllion. De plus, des mandats d'arrêts courrent toujours contre ce qui reste des cadres de l'ACVC: Luís Carlos Ariza, Gilberto Guerra, Miguel Cifuentes, Wilson Vega et Eladio Polo. Ceci est à nouveau une démonstration claire de la part du gouvernement d'Uribe et sa politique de sécurité démocratique d'en finir avec le Mouvement Paysan et tous ses dirigeants. C'est pourquoi l'ACVC a décidé de lancer une campagne de solidarité qui veut rendre public son travail légitime pour la défense des droits de l'Homme dans la région et la luttre pour la terre à travers de l'exemple des Zones de Réserve Paysannes (Zona de Reserva Campesina), ainsi que dénoncer la persécussion étatique contre l'ACVC et obtenir la libération immédiate de nos cadres emprisonnés.
Nous espérons pouvoir compter sur votre paticipation !Cordialement,Álvaro Manzano, ACVCsohttp://prensarural.org/spip/spip.php?mot104lidaridda,http://www.prensarural.org

Donner légitimité et reconnaître les syndicats et les mouvements sociaux.. La Colombiea besoin d'un appui international pour parvenir à une authentique politique de paix, de respect des conventions humanitaires et de dialogue, plutôt que les armes et la guerre.

Paris PREMIERE GREVE DE TRAVAILLEUR(E)S SANS-PAPIERS DANS LE VAL D’OISE

Droits devant !! 44, rue Montcalm 75018 -
Paris PREMIERE GREVE DE TRAVAILLEUR(E)S SANS-PAPIERS DANS LE VAL D’OISE

31 travailleurs et travailleuses sans-papiers sur 102 salarié(e)s de l’entreprise « SOFRABRICK » (spécialiste de l’agro-alimentaire) à Gonesse dans le Val d’Oise (9, Av. Pierre Salvi), ont entamé ce matin à 6 h 00 une grève illimitée pour obtenir leur régularisation.Cette grève, la première dans le Val d’Oise, inscrite dans le mouvement de grèves lancé le 15 avril rassemblant aujourd’hui 1000 travailleur(e)s sans-papiers dans 5 départements d’Ile de France (91, 92, 93, 94, 75), est un coup de semonce adressé au gouvernement qui, manifestement, a décidé de jouer la montre quant aux régularisations. Les préfectures ont ainsi reçu des ordres très clairs pour tenter de freiner le mouvement par le biais d’obstacles administratifs qui n’ont aucune justification quant aux régularisations « carte salarié » découlant de la circulaire du 7 janvier 2008. En ce sens, les 8 régularisations des cuisiniers du restaurant « La Grande Armée » en février et les 29 régularisations obtenues la semaine dernière dans le 92 par les travailleurs sans-papiers du « Café de la Jatte » à Neuilly sur Seine et de « Passion Traiteur » à Colombes prouvent que les préfectures ont les moyens d’activer le processus des régularisations. Le gouvernement, à trop vouloir diluer, joue avec le feu et doit assumer ses responsabilités quant à l’amplification et à l’élargissement quasiment certains du mouvement.