jueves, 10 de julio de 2008
COLLABORATION POLICIÈRE «TURQUIE-BELGIQUE» : NOUVELLES RÉVÉLATIONS
Communiqué du Clea - 9 juillet 2008
[En html: http://leclea.be/communiques/revelation090708.html ]
[En pdf: http://leclea.be/pdf/Communique090708.pdf ]
Il y a deux semaines, une délégation turque --composée de cinq chefs de
la police et de deux procureurs antiterroristes-- était reçue par les
autorités judicaires belges qui leur confiaient les archives du DHKP-C,
saisies en septembre 1999 dans un appartement à Knokke.
C'est atterrant. Que certains des plus hauts magistrats de notre pays
puissent ainsi rencontrer les représentants d'un État où se pratique
toujours la torture contre des opposants politiques et se mettent ainsi
«au service des bourreaux»..., voilà qui est tout simplement effarant.
D'autant que les responsables de la police antiterroriste turque sont
réputés pour leur cruauté (en particulier la «TIM-1» spécialisée dans
l'interrogatoire des militants et sympathisants du DHKP-C).
Or, sur l'une des photos représentant cette délégation policière turque
(photo qui vient de paraître dans le quotidien Sabah), on reconnaît
distinctement l'homme en civil qui avait insulté et menacé de mort Bahar
Kimyongür («Siktir lan, orospu çocugu. Senin gibileri gebertmek lazim»,
«Va te faire f..., fils de p... Des types comme toi, il faut les
buter»...) durant une des sessions du procès devant la Cour d'appel de
Gand, en septembre 2006. Des membres de la police fédérale avaient
d'ailleurs été obligés d'évacuer ce provocateur de la salle d'audience
pour ramener le calme dans le prétoire.
http://leclea.be/communiques/revelation090708.html
Outre cette toute récente visite d'une délégation turque de haut rang,
d'autres cas de collaborations scélérates entre polices belge et turque
avaient --pourtant-- déjà fait l'objet de dénonciations dans la grande
presse (francophone notamment). Ainsi en avait-il été lorsque furent
finalement révélés les dessous du kidnapping de B. Kimyongür aux
Pays-Bas (en avril 2006) --un enlèvement organisé sous l'autorité de la
ministre de la justice de l'époque, la socialiste Laurette Onkelinx.
À titre d'exemple, nous vous renvoyons à l'article paru dans Le Soir du
22 janvier 2008. Edifiant.
«Le rapport annuel du Comité R (surveillance des services de
renseignements) confirme que la Belgique a bel et bien voulu livrer
l'un de ses ressortissants, Bahar Kimyongür, à la Turquie en
contravention avec toutes les règles de droit. En septembre 2006, Le
Soir révélait qu'une réunion secrète a rassemblé le 26 avril 2006 au
centre de crise du ministère de l'Intérieur 25 magistrats et
fonctionnaires représentant la Justice, l'Intérieur et les services
du Premier ministre. Cette réunion concernait le sort à réserver à
Bahar Kimyongür, un ressortissant belge sympathisant de
l'organisation d'extrême gauche turque DHKP-C, condamné à quatre ans
ferme par le tribunal correctionnel de Bruges.
«Un mois plus tôt, «un service de renseignements ami» (ndlr : les
services secrets turcs, selon nos informations), note le rapport,
indique que Kimyongür est susceptible de prendre la fuite et de se
soustraire à son procès en appel à Gand. La Sûreté ne croit pas en
cette éventualité. L'information remonte à la ministre de la Justice
et au parquet fédéral qui organisent la fameuse réunion secrète du
26 avril. Au cours de celle-ci, il est demandé que l'OA3 (la police
antiterroriste) et le Parquet fédéral prennent contact avec le
parquet néerlandais en vue de procéder à l'arrestation de Kimyongür,
qui doit se rendre à un concert aux Pays-Bas, et de permettre ainsi
sa livraison à la Turquie qui a délivré un mandat d'arrêt international.
«Le compte-rendu de cette réunion est modifié à la demande du
Parquet fédéral, car l'illégalité de l'opération a été soulignée par
plusieurs participants --la Belgique ne pouvant livrer un de ses
ressortissants à un pays étranger. Dans un compte-rendu, non amendé
par le Parquet fédéral, l'un des agents de la Sûreté note : «Une
solution serait d'organiser une surveillance avec l'espoir qu'il
(Kimyongür) se rende aux Pays-Bas. La police néerlandaise pourrait
être susceptible de l'intercepter et de le mettre, le cas échéant, à
la disposition des autorités turques». Des membres de la Sûreté
présents se sont offusqués de ce procédé illégal. L'un d'eux,
déposant devant le Comité R, a ainsi exprimé son étonnement : «Le
scénario proposé lors de la réunion de crise était machiavélique !».
«En exécution des décisions de cette réunion, la police
anti-terroriste et la Sûreté ont mis en place une surveillance sur
Kimyongür. Leurs homologues néerlandais étaient tenus au courant. Et
le Parquet fédéral, selon le rapport, demande au juge d'instruction
chargé de l'enquête sur la disparition de la militante Fehryie
Erdal, de délivrer un mandat à la DSU (unités spéciales de la police
fédérale) lui permettant d'effectuer une «observation
transfrontalière». Durant toute l'opération, les services turcs et
néerlandais sont tenus au courant par leurs homologues belges. Et
c'est ainsi que la voiture de Kimyongür fut interceptée par une
voiture banalisée de la police néerlandaise. Son extradition vers la
Turquie fut finalement refusée.
«Dans son rapport, le Comité R exprime des doutes sévères: «La
prétendue finalité judiciaire de l'opération suscite des questions»,
écrit le Comité R qui déplore que «la Sûreté n'ait pas effectué
d'analyse juridique sérieuse sur la légalité de sa mission». Il
relève que «les services de renseignement ne sont pas légalement
compétents pour observer des personnes». Son rapport s'interroge
aussi sur la légalité de la transmission par la Sûreté à l'AIVD (les
services néerlandais) de données personnelles relatives à un
ressortissant belge. Des renseignements sur le déplacement de M.
Kimyongür, selon nos informations, ont également été transmis aux Turcs.
«La ministre de la Justice de l'époque Laurette Onkelinx avait
démenti l'intention de la Belgique de livrer Kimyongür à la Turquie
en le livrant d'abord aux Néerlandais. Le rapport de la Sûreté la
dément. Le débat parlementaire sur cette affaire d'État n'a jamais
eu lieu. «Anne-Marie Lizin, alors présidente du Sénat, n'a jamais
voulu réunir une commission à ce sujet», déplore la sénatrice MR
Christine Defraigne.»
En réalité, dès le début de l'affaire «DHKP-C» en 1999, plusieurs
secteurs de la police belge avaient décidé de transmettre des données
confidentielles liées à l'enquête judiciaire aux services spéciaux
turcs. C'est ainsi que des pièces figurant dans le dossier d'instruction
--pourtant secret-- avaient été publiées par la presse d'Ankara. Nous
sommes en mesure d'en apporter les preuves. Inédites. Il s'agit
notamment d'une photo de la militante Fehriye Erdal reproduite dans les
quotidiens turcs Günes et Posta le 4 novembre 1999, ainsi que dans Öncü
le 6 novembre 1999... De même, une photo du secrétaire général du DHKP-C
Dursun Karatas avait été «fuitée» vers le quotidien Hürriyet (qui la
reproduisait dans son édition du 5 mars 2000).
http://leclea.be/communiques/revelation090708.html
Quant à l'article susmentionné du journal Sabah, il vient confirmer que
les services secrets turcs mènent un travail de «filatures techniques»
sur le sol belge, travail dont les résultats viennent d'être communiqués
à la Belgique, ce que révèle l'article de Marc Metdepenningen paru dans
Le Soir, ce 30 juin:
«Selon le journal Sabah, les enquêteurs turcs auraient remis aux
enquêteurs belges (qui ne commentent pas) des informations relatives
à la localisation de Fehryie Erdal, qui avait échappé à la Sûreté de
l'État belge, à la veille de sa condamnation par le tribunal
correctionnel de Bruges en février 2006. Les Turcs auraient
également transmis des informations «sur base de filatures
techniques» relatives à la présence en Belgique de Dursun Karatas
(le leader du DHKP-C dont la mort des suites d'un cancer à la
clinique du Parc Léopold à Etterbeek avait été prématurément
annoncée depuis la Turquie en février dernier --ainsi que sur le nº2
de l'organisation Zerrin Sari)... »
lunes, 3 de diciembre de 2007
La persécution barbare continue en France contre les sans papiers
Contact sur ce dossier : RESF13 : 06 31 32 48 65 resf13@no-log.org A Paris Richard Moyon 06 12 17 63 81
25 octobre 2007
LA FAMILLE TASTAN, SYMBOLE DU MARTYRE INFLIGE AUX SANS PAPIERS
Le pire serait de s'y habituer
L’histoire de la famille Tastan est emblématique du martyre quotidiennement infligé aux sans papiers. Le père, Ferzende Tastan a été arrêté une première fois en janvier 2007. Le fils, Sedat, a été placé deux fois en rétention et présenté trois fois à l’embarquement cette année. C’est maintenant au tour du père, Ferzende, d’être en rétention pour la deuxième fois et d'être à nouveau menacé d’expulsion, laissant ses cinq enfants en France pour rejoindre les geôles turques.
La famille Tastan a fui la Turquie après l’emprisonnement du père pour son engagement au côté des indépendantistes kurdes. Insuffisant, aux yeux des autorités françaises pour bénéficier de l’asile. En cas d’expulsion en Turquie Sedat est menacé de prison pour s’être soustrait au service militaire. Son père lui, est menacé de 30 ans (trente ans) de prison. Il a déjà été emprisonné plus de deux ans.
Les Tastan sont établis à Marseille, les quatre jeunes frères et sœurs de Sedat sont scolarisés. Sedat travaille dans le bâtiment, un secteur déficitaire en main d’œuvre. Sa compagne, avec qui il est pacsé, l’accompagne dans toutes ses démarches.
Le 28 février dernier, Sedat est placé une première fois en rétention. Quelques jours plus tard, il entame une grève de la faim avec 6 autres jeunes kurdes de la prison administrative pour étrangers (CRA) du Canet. Le 11 mars, une centaine de personnes, dont des enseignants et des parents de l’école St Barthélémy où sont scolarisés des enfants Tastan se rassemblent devant la prison (CRA) en solidarité avec les détenus. Sedat, ligoté de la tête aux pieds et porté comme un paquet, est présenté deux fois à l’embarquement pour la Turquie sur des vols AIR FRANCE. Par deux fois (13 et 16 mars), alors qu’il est toujours en grève de la faim, il réussit à refuser d’embarquer, soutenu par les militants du RESF et sa famille dans le hall de Marignane et par les passagers qui refusent de voyager dans les conditions indignes proposées par AIR FRANCE. A sa descente d’avion, il est passé à tabac (une plainte a d’ailleurs été déposée).
La 17 mars, la police réussit à le conduire à Roissy pour une troisième tentative d’expulsion (toujours sur AIR FRANCE) malgré la tentative de suicide de son père qui tente de s’immoler en s’aspergeant d’essence devant la prison pour étrangers (CRA). Il en sera empêché in-extremis. Quatre militantes de Marseille sautent dans l’avion pour suivre Sedat, elles sont rejointes à Roissy par des militants du RESF Ile-de-France. Grâce à la solidarité des passagers d’AIR FRANCE, cette troisième tentative d’embarquement échoue elle aussi.
Sedat est traduit le lendemain devant le Tribunal de grande instance de Bobigny pour refus d’embarquer. Ses soutiens sont là. Son avocate, Me Terrel obtient sa libération et le report du procès en septembre 2007 puis un ajournement au 17 mars 2008.
Mercredi 24 octobre Sedat accompagné de plusieurs membres du RESF déposait une demande de titre de séjour en Préfecture. Deux policiers zélés, voyant qu’il était toujours sous le coup d’un APRF ont alors tenté de l’interpeller malgré les protestations des personnes l’accompagnant. Avec violences, les renforts policiers ont finalement arrêté Sedat et quatre militants du RESF dont sa compagne de 18 ans.
Sedat a été ensuite placé au centre de rétention de Marseille, malgré des interventions d’élus locaux et de citoyens des quatre coins de France (par fax, tel, mail) en direction de la préfecture des Bouches du Rhône et le rassemblement d’une centaine de personnes aux portes de la prison des étrangers (CRA). Une veille a été maintenue toute la nuit. Finalement, Sedat a été libéré quelques jours plus tard par la cour d’appel du juge des libertés et de la détention (JLD) qui a jugé « déloyales » les conditions de son arrestation.
C’est maintenant à Ferzende Tastan que s’en prend la préfecture. Arrêté lors d’un contrôle de routine, il est placé en rétention et menacé d’expulsion à court terme. Bien évidemment, à Marseille, c’est la mobilisation générale : conférence de presse, rassemblement, projection, réunion publique, demande de rendez-vous en préfecture... Mais ce n’est pas assez. L’indignation devant ces persécutions sans fin doit gagner tout le monde, dans tout le pays et, pourquoi pas, à l’étranger.
Il faut réagir. Le pire qui pourrait advenir serait que l’opinion s’habitue. Que les rédactions des médias se vaccinent : encore un sans papiers qui passe par la fenêtre, encore un enfant rendu orphelin, un nourrisson en garde à vue, une famille éclatée, un père expulsé en laissant cinq enfants en France, pourquoi en parler, c’est tous les jours. Eh bien, oui, c’est justement parce que c’est tous les jours qu’il faut en parler. Et beaucoup. Et ne pas laisser faire. Le RESF appelle toutes celles et tous ceux que ces événements révoltent à le faire savoir en s’adressant directement aux responsables, le préfet des Bouches du Rhône, le ministre de l’Expulsion, le Premier ministre, le président de la République.Il faut empêcher l’expulsion de Ferzende Tastan et exiger que toute la famille soit régularisée. Les dégueulasseries commises en notre nom par des carriéristes glacés, ça suffit.
13 Préfecture des Bouches-du-Rhône
Bd Paul Peytral 13282 MARSEILLE CEDEX 20
tel : 0491156000
fax : 0491156070
www.bouches-du-rhone.pref.gouv.fr
www.paca.pref.gouv.fr
Préfet : michel.sappin@bouches-du-rhone.pref.gouv.fr
En vrac quelques adresses de responsables qui seront ravis de savoir combien leurs décisions ou celles dont ils sont solidaires sont appréciées. Petits conseils pratiques pour être entendus :
Quand on a le choix, le fax est préférable au mail, l’idéal étant les deux.
Certains responsables ne veulent pas entendre ce que les gens ont à leur dire. Ils mettent des filtres sur leurs boîtes mail, par exemple en éliminant tous les messages portant le nom de telle ou telle famille, d'autres refusent les messages avec "droits de l'homme" ou "expulsion". Il suffit d’introduire une faute d’orthogrpahe sur le nom, de parler de "drooits de l'hommme" ou "d'espulsion". Ceux qui écrivent régulièrement peuvent se trouver en liste noire : envoyer son message d’une autre adresse.
Fax ministère R&D : 01 55 55 49 20 Standart 01 77 72 61 00
Mail : il semble que la syntaxe des adresses mails du ministère de la rafle et du drapeau ne soit pas tout-à-fait celle en usage partout ailleurs dans l'administration. Il semble qu'il n'y ait pas de point (.) entre le prénom et le nom. Dans le doute, et tant que la chose n'est pas établie avec certitude, il vaut mieux envoyer aux deux adresses.
Directeur de cabinet : thierry.coudert@iminidco.gouv.fr
Directeur-adjoint : guillaume.larrive@iminidco.gouv.fr
Conseillers techniques :
sabrina.belkhiri-fadel@iminidco.gouv.fr
geoffroy.didier@iminidco.gouv.fr
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maxime.tandonnet@elysee.fr
Brice Hortefeux au Conseil régional Auvergne
*Tél. :* 04 73 31 85 85 *Fax :* 04 73 36 73 45
Guillaume Larrivé, Directeur-adjoint cabinet du ministère R et D, sur son blog g@larrive.com
Matignon : http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/premier_ministre/ecrire
Elysée : http://www.elysee.fr/ecrire/index.html
Maxime Tandonnet (conseiller immigration) maxime.tandonnet@elysee.fr
Fax ministère R&D : 01 55 55 49 20 Standart 01 77 72 61 00
Brice Hortefeux au Conseil régional Auvergne
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Guillaume Larrivé, Directeur-adjoint cabinet du ministère R et D, sur son blog g@larrive.com
Matignon : http://www.premier-ministre.gouv.fr/acteurs/premier_ministre/ecrire
Elysée : http://www.elysee.fr/ecrire/index.html
à bientôt,
mr
getmr@wanadoo.fr
03/12/2007
martes, 25 de septiembre de 2007
URGENT : NOUS APPELONS A DES OBSERVATEURS INTERNATIONAUX PAR LES DROITS DE L'HOMME
Pour cela, une délégation internationale va être formée afin d'assister au procès en tant qu'observateurs.
Pour plus d'informations, n'hésitez pas à contacter ACTIT.
ACTIT
54, rue d'Hauteville
75010 PARIS
Infos:
www.wewantfreedom.org
LIBERTE D'EXPRESSION: QU'EST-CE QUI EST EN JEU?
De 9 h à midi
Cour d'Appel Anvers, Waalsekaai 35A, 2000 Anvers
Liberté d'expression: qu'est-ce qui est en jeu?
Nous exigeons la liberté d'association et d'expression
(Texte de plate-forme pour la liberté d'association et d'expression - 1 juin 2007)

L'activité des ONG risque d'être criminalisée. Des questions et des critiques légitimes sont considérées comme une menace. Elles entrent souvent en conflit avec le droit à la propriété ou avec l'ordre public. Chaque fois que des intérêts commerciaux sont menacés, des moyens sont rapidement mis en place pour limiter le droit à l'action sociale. L'accusation récente d'association de malfaiteurs à l'égard de Greenpeace Belgique par Electrabel constitue une évolution inquiétante.
Depuis les attentats du 11 septembre, il existe en Belgique une tendance à assimiler des points de vue radicaux à du terrorisme. L'actualité judiciaire de notre pays, avec l'inculpation des trois altermondialistes liégeois pour participation à une organisation criminelle d'une part et l'affaire Bahar Kimyongür d'autre part, suscite l'impression qu'un certain nombre de lois, et en particulier la loi contre les infractions terroristes, permettent l'application de lourdes peines à des actes qui ne revêtent aucune forme violente, et encore moins terroriste. Dans les deux cas, il s'agit bien plus d'actions militantes non violentes ou d'expression et de diffusion d'une opinion.
Les associations ne peuvent pas permettre la restriction des libertés d'association et d'expression.
Les associations constatent aujourd'hui que leur liberté de mouvement est atteinte de différentes manières:
- Par l'abus des procédures (par exemple: référence à des articles du code pénal qui ne sont pas d'application, comme l'article 322 sur l'association demalfaiteurs).
- Par la poursuite judiciaire des actions (intimidation par des inculpations lourdes).
- Par une législation antiterroriste qui porte atteinte aux droits fondamentaux.
- Par l'extension des compétences des services de police et de renseignement.
- Par des requêtes unilatérales qui arrêtent des actions.
- Par les menaces d'astreintes ou des plaintes pour atteinte à l'honneur ou diffamation.
- Par des arrestations et des perquisitions des militants d'organisations syndicales, de partis politiques, d'organisations non gouvernementales, du mouvement altermondialiste et bien d'autres encore, qui s'engagent pour le progrès social et écologique, pour la solidarité internationale ou pour les droits de l'homme, peuvent être criminalisés et, en conséquence, condamnés lourdement et de manière tout à fait disproportionnée.
La protection des libertés constitutionnelles est une partie essentielle de l'état de droit. Les organisations signataires demandent au prochain gouvernement fédéral de rectifier cette tendance et de prendre des initiatives législatives pour clarifier l'interprétation de ce qui relève de la contestation sociale sous toutes ses formes afin de la retirer du champ d'application du code pénal, de l'action criminelle ou terroriste.
INFO www.leclea.be
LISTE DES ORGANISATIONS SIGNATAIRES DU TEXTE – PLATFORME
www.greenpeace.org/belgium/assets/binaries/platform-organisations
Pour contacter Greenpeace: info@be.greenpeace.org
NON A LA CONDAMNATION DES COMMUNISTES EN TURQUIE!

Le 26 octobre prochain, 23 personnes risquent d'être condamnées à 3 000 ans d'emprisonnement
Réunion publique d'information,
mercredi 3 octobre 2007, à 18 h 30
Exprimer une opinion politique, est encore en Turquie un délit sévèrement réprimé par la loi.
En septembre
Le procureur réclame des peines d'emprisonnement à vie pour Ibrahim Cicek, éditeur en chef du journal Atilim; Sedat Senoglu, le coordinateur d'informations de ce même journal Fusun Erdogan, coordinateur en chef de la station de radio Özgür; Ziya Ulusoy et Bayram Namaz, journalistes à Atilim; ainsi que Naci Güner, Arif Celebi, Sultan Ulusoy, Adem Serkan Gündogdu, Ali Hidir Polat, Seyfi Polat, Mehmet Ali Polat et Erkan Ozdemir; et des peines comprises entre 10,5 et 45 ans de prison pour Erkan Salduz, Turac Solak, Elif Almakca, Hatice Bolat, Fatma Siner, Hasan Ozan, Arzu Torun, Soner Cicek, Fethiye Ok et Bilgi Tagac.
Ainsi, le total des peines que risquent ces journalistes, syndicalistes et militants communistes est supérieure à 3000 ans d'emprisonnement!
Afin de montrer notre solidarité avec ces 23 prisonniers politiques, nous souhaitons envoyer une délégation internationale composée d'avocats, de journalistes, de militants syndicaux et politques, de défenseurs des droits de l'Homme, qui assisteront au procès du 26 octobre en tant qu'observateurs.
Nous vous invitons à venir à la réunion publique, qui aura lieu le mercredi 3 octobre, à 18 h 30, au local d'Actit.:
54, rue d'Hauteville
75010 PARIS
Métro Bonne Nouvelle ou Château d'Eau
Cette réunion consistera en une projection, suivie de prises de paroles. Venez nombreux!
____________________________________
ACTIT (Association des Travailleurs Immigrés de Turquie)
actit2004@hotmail.com
domingo, 27 de mayo de 2007
URGENCE, LES DISPARITIONS CONTINUENT EN TURQUIE !

COMITE INTERNACIONAL CONTRA LAS DESAPARICIONES Y LA TORTURA
LES DISPARITIONS CONTINUENT EN TURQUIE !
EXIGEONS LA LIBERATION DES PRISONNIERS POLITIQUES TURCS !
LIBEREZ LES JOURNALISTES !
ARRETEZ LES SEQUESTRATIONS ET LA TORTURE !

Ibrahim CICEK Sedat SENOGLU
Ziya ULUSOY Bayram NAMAZ
Fusun ERDOGAN Erkan SALDUZ
Turac SOLAK Arif CELEBI
Ali Hidir POLAT Elif ALMAKCA
Hatice BODAT Erkan Özdemir
Mehmet Ali POLAT Hasan OZAN
Naci GÜNER Fatma SINER
Sultan ULUSOY Serkan GUNDOGLU
Seyfi POLAT Fatma SINER
En Turquie les Droits de l’Homme sont violés quotidiennement, les journalistes emprisonnés par le simple fait d’exercer leur métier et d’informer.
A nouveau le gouvernement turc provoque une vague de répression contre le peuple : détentions, tortures, tentatives de faire disparaître les détenus, isolement total des prisonniers politiques, sans aucune possibilité de voir ni leurs familles ni leurs avocats.
Azzu Torun et une autre jeune femme qui l’accompagnait, pour laquelle nous ignorons son identité, ont été séquestrées par la police à l’aéroport d’Adana, Arzu a eu le temps de crier son nom et de dire « ils veulent me faire disparaître », à ce jour nous ignorons où elles se trouvent.
Plusieurs journalistes de l’hebdomadaire socialiste ATILIM, ont été arrêtés le 8 septembre dernier, ainsi que plusieurs journalistes de la Radio OZGUR, une radio libre, aussi plusieurs militants révolutionnaires et socialistes, et ont été conduits au Département Antiterroriste de VATAN à Istanbul, Centre de Torture très connu. Au total 23 personnes.
La répression essaye de suffoquer l’opposition que se soulève contre la guerre en Irak, contre l’envoi des troupes au Liban, contre l’assassinat d’une petite fille de 8 ans à BATMAN, et contre toutes les violations des Droits de l’Homme en Turquie.
ICAD proteste contre les violations des droits de l’Homme en Turquie et exige la libération immédiate de tous les journalistes et dissidents détenus.
ICAD appelle toutes les organisations et individus qui luttent pour les Droits de l’Homme, à protester contre le gouvernement turc, en organisant des manifestations face aux ambassades de Turquie dans le monde entier, et en envoyant des messages de proteste aux adresses suivantes :
Murat Basesgioglu, Ministre de la Justice: mb@basesgioglu.org
Abdulkadir Aksu, Ministre des Affaires Extérieures: aaksu@icisleri.gov.tr
Tayip Erdogan, Premier Ministre: bimer@basbakamlik.gov.tr
CHACUN DE VOS MESSAGES PEUT SAUVER UNE VIE
